• A la découverte des autres

  • Béguine, statue à Amsterdam.

    "Dès leur constitution, les béguines furent les premières « religieuses dans le monde ». N'ayant fait vœu d'appartenance à aucun ordre religieux, elles avaient une liberté d'action caritative que n'avaient pas les moniales cloîtrées. Elles s'installaient souvent à proximité d'une église paroissiale. Leurs logis étaient indépendants mais, rassemblés pour mieux se protéger, s'entraider et surtout pratiquer leurs dévotions et activités caritatives, ils formaient un béguinage. Cependant, il arrivait qu'elles puissent tout aussi bien vivre dans leur famille, voire avec un époux.

    Marguerite Porete


    À travers une règle de vie très souple, les béguines cherchent une nouvelle manière d'exprimer leur foi. « C'est une sorte de démocratie avant l'heure, relève Silvana Panciera. Il n'y a pas de mère supérieure, juste une « Grande Dame » élue pour quelques années. De même, chaque béguinage édicte ses propres règles, toujours modifiables ». Rien n'est imposé : ni l'habillement, ni l'habitat. La plupart des béguines vivent seules dans une maisonnette où elles prennent leur repas. Les plus pauvres rejoignent la maison communautaire, le couvent. Le travail, moyen d'émancipation économique, fait partie de leur existence. Elles s'occupent du blanchissage des draps, du lavage de la laine, travaillent à la ferme, fabriquent des bougies. Les plus instruites se tournent vers l'enseignement. Enfin, grâce aux infirmeries présentes dans les béguinages, elles acquièrent un savoir-faire médical. Beaucoup d'entre elles vivent aussi leur foi en s'adonnant à l'art.

    Marguerite Porete


    Bien que se réunissant souvent en petites communautés, parfois dans des béguinages, elles se proclamaient religieuses mendiantes et menaient une vie spirituelle très forte. Leur caractéristique était l’absence de règle : elles pouvaient choisir de faire un vœu, souvent de chasteté (avec l’accord de leur époux si elles étaient mariées), parfois de pauvreté, exceptionnellement d’obéissance (c’est le cas de Douceline de Digne).

    Portrait d'une jeune femme (une béguine) après 1528 - Holbein, Hans Il Giovane (the Younger)(German 1497-1543)


    À l’origine, beaucoup de béguines travaillaient pour gagner leur vie et l’argent de leurs aumônes. Elles possédaient parfois leurs propres ateliers, notamment de tissage mais aussi de poterie et de copie de livres. L’emploi comme domestique, notamment dans les hôpitaux, en raison du dévouement aux pauvres et aux malades exigé, était aussi fréquent chez elles. La quasi-sainteté de leur mode de vie attirait aussi des femmes plus riches et cultivées, qui faisaient administrer leurs biens de manière à distribuer en aumônes leurs revenus. Parmi les béguines les plus instruites on compte Sybille de Gages, latiniste renommée, la poétesse Ida de Léau ou encore Mechthild de Magdebourg, auteur du premier ouvrage pieux en langue populaire.

    Marguerite Porete


    « Le mouvement des béguines séduit parce qu'il propose aux femmes d'exister en n'étant ni épouse, ni moniales, affranchie de toute domination masculine », explique Régine Pernoud dans son livre « La Vierge et les saints au Moyen Âge »."

    Note personnelle : Une béguine - consciemment ou pas - se met sous la coupe de son homme intérieur, celui qui la dépasse, le corps éthérique de la femme est mâle.

    Béguine au Moyen Age.

    Source : https://fr.wikipedia.org/ wiki/Béguine

    Le dessin de l'accorte Béguine est dû à Roland Cuvelier.

     "La vie en béguinage est un libre choix et repose sur la responsabilité de chacune. La personne humaine qu'exalte le christianisme ne s'y dissout pas. Sans nul doute, cet accent mis sur l'individu, sur la démarche et l'expérience personnelles, cette importance donnée à la solitude garante de liberté font passer les béguines pour subversives et leur mode de vie semble concurrencer voire narguer les formes traditionnelles de la vie religieuse. Hadewijch est une des premières à dégager le spirituel du religieux, la vie intérieure des croyances imposées, au risque d'évacuer bientôt le rôle du clergé et les prérogatives de l’Église. Toute religion s'appuie sur une assemblée humaine, elle est d'ordre collectif et encourage le nombre, tandis que l'aventure spirituelle est d'ordre privé, éminemment singulière et nécessairement solitaire.

    Coupée de sa dimension mystique, une religieuse tombe dans le formalisme et devient une institution terrestre, livrée aux passions et aux ambitions du siècle. (...) "

    Voir le texte dans son ensemble, enfin tout du moins ce que j'en ai noté suite à ma lecture : La véritable charité ne dérobe pas à autrui sa liberté.


  • "Ce texte a été écrit en octobre 1995, quatre ans après notre changement d’alimentation, (mes 3 enfants, 6, 8 et 10 ans et moi-même, 40 ans), puis corrigé et complété par la suite.


    Bien des mamans renoncent à essayer de modifier leurs habitudes alimentaires, pour elles-mêmes ou pour leurs enfants, car elles ont peur que cela ne soit pas bien accepté par leur mari ou par les enfants eux-mêmes.
    C’est encore plus regrettable quand les enfants sont très jeunes, car ces mamans ne se doutent pas des chances qu’elles font ainsi perdre à leurs enfants, et continuent d’inscrire en eux de mauvaises habitudes alimentaires dont il leur sera très difficile de se défaire.

    Or, avec une bonne motivation et beaucoup de sincérité et de patience, il est possible, sans les forcer, d’amener ses enfants élevés dans le cuit, à choisir d’eux-mêmes le cru.

    C’est possible, parce que je l’ai fait, avec mes trois enfants âgés de 6, 8 et 10 ans, en décembre 1991, avec une difficulté supplémentaire : un mari (et père des enfants) d’abord opposé à ce type d’alimentation, puis juste tolérant, mais non pratiquant (je cuisine encore pour lui).

    C’est possible, parce que les enfants sont naturellement attirés par la vérité, et qu’ils admettent plus volontiers que les adultes l’évidence des faits. Ils ne cherchent pas toutes sortes de théories pour trouver les justifications qui les arrangent.

    C’est une voisine et amie, Simone, qui m’avait passé un papier annonçant une conférence de Nicole Burger à Grenoble. Je savais que Simone mangeait cru, car elle nous avait invités à déjeuner chez elle et que ce repas cru avait plu aux enfants. Ils m’avaient même demandé si on pouvait de temps en temps manger comme ça chez nous, mais je trouvais cela un peu trop marginal. Toutefois la conférence avait lieu un samedi pluvieux de novembre, elle était gratuite, et on ne perd rien à s’informer.

    J’écoutai donc la conférence, et là ce fut l’éblouissement : la rigueur scientifique était incontournable, cette femme avait objectivement raison contre dix mille ans de civilisation.

    Impossible, en revenant chez moi, de cuisiner un gratin de pâtes au gruyère comme je l’avais prévu : j’aurais eu l’impression de droguer mes enfants.

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  • "Les chinois, férus de numérologie, ont rédigé il y a 2500 ans un texte, le Yi King (ou Ji Jing), « le livre des changements » qui permet en jetant des pièces ou des baguettes d'Aquilée d'interpréter différents hexagrammes, et ainsi prendre du recul face à une situation donnée et obtenir une indication à une question posée.
    Face à une perception linéaire, causale, rationnelle du temps et de l'espace qui prévaut en Occident où le vide est synonyme de « néant » ; les chinois, eux, ont acquis une vision en cercle, acausale du temps et de l'espace. Le vide est pour eux synonyme de « potentialité » et ce qui les intéresse particulièrement c'est d'identifier « les évènements qui aiment à arriver ensemble ».
    Ces deux visions du monde sont-elles conciliables ? Quel crédit conférer à ce qui relève du hasard ? Telles sont les questions que Michel Cazenave va poser à ses trois intervenants : Nathalie Carol Pilard (auteur du livre « Sur Jung et le Yi King » Ed Arché, Milan, 2010) , Marie-Laure Colonna (analyste jungienne) et Pierre Faure (praticien).
    Comprendre la réalité du monde dans sa diversité, ses changements passe-t-il nécessairement par une herse de dogme ou de théories indubitables derrière laquelle il est commode de se réfugier ?"


  • Il cherchait des idées lorsqu'il était bloqué dans un texte, un livre, dans le Yi King, il jetait les pièces et regardait ce que le Yi King en disait pour poursuivre son écriture. (note personnelle : ou tirage avec les baguettes d'Aquilée, c'est ce que je faisais il y a des années)

    Sur le Yi King, voir aussi Jung et l'insuffisance de la causalité.


  • "Avec le dernier tiers du XIXe siècle, l’archipel nippon connaît ses ultimes années d’isolationnisme. A rebours de la xénophobie ambiante, savamment cultivée par les conseillers shogunaux d’Edo (l’ancienne Tôkyô), la jeunesse samouraï se passionne pour l’Occident moderne et souhaite voir rapidement le Japon s’ouvrir au changement et au progrès tant vantés par ces drôles d’Occidentaux. Le 3 janvier 1868, le régime féodal est renversé et l’Empereur Mutsu-Hito, âgé de quinze ans, est officiellement proclamé seul détenteur du pouvoir. Le jour même, le Japon entre dans l’ère Meiji.

     

    Jeunes et intrépides, volontaires et éclairés, les hommes qui s’emparent du pouvoir se veulent aussi ultranationalistes, conséquence d’une éducation isolationniste et du sentiment d’appartenance à une caste supérieure.

     

    Mélange de théocratie, d’autoritarisme et de démocratie, la nouvelle Constitution, résolument conservatrice, s’attache plus à définir les devoirs du sujet que ses droits. Conscient de l’infériorité technique du Japon sur l’étranger, le nouveau gouvernement, malgré son inexpérience, bénéficie des deux atouts majeurs que sont un peuple sévère, religieux et travailleur, et l’appui du Tennô («l’Empereur ») en tant qu’agent fédérateur et ferment du renouveau national. Faisant preuve d’une remarquable adaptation intellectuelle et pourvues d’un solide aplomb, de nombreuses délégations d’émissaires et d’étudiants sont envoyées en Europe et en Amérique où, jouant de leur exotique affabilité, ils observent, étudient et enregistrent avec application les technologies occidentales.

     

    Plus soucieux de réformes que de révolution, le Japon se modernise à grands pas et axe sa priorité immédiate sur ses besoins militaires et navals. D’origine largement rurale, l’armée nouvelle, calquée sur le modèle prussien, devient le centre de gravité de la nation. En l’espace de vingt ans, le monde assiste, d’abord incrédule puis inquiet, à l’émergence d’un Japon vindicatif qui organise sa révolution industrielle en préservant tout à la fois et son indépendance politique et les caractéristiques essentielles de sa civilisation.

     

    Réussite incontestable, la restauration Meiji a su catalyser les énergies en sommeil de tout un peuple, transformant l’humeur belliqueuse de la noblesse, autrefois source de discorde et de faiblesse, en un argument précieux dans la lutte acharnée que le Japon s’apprête à livrer à l’homme blanc.

     

    Bien sûr, pareille métamorphose ne va pas sans provoquer des conflits. La culture religieuse traditionnelle est ainsi profondément remaniée dans une finalité impérialiste. Le nouveau régime instaure un culte patriotique dont l’Empereur est la divinité vivante. Le Bushidô (littéralement « voie du guerrier »), auparavant réservé à la caste des samouraïs, est étendu à l’ensemble de la société. Le peuple entier adopte l’idéal martial pour code de vie.

     

    On assiste également au retour en force d’une orthodoxie shintoïste revivifiée, sacralisant sol, sang et ancêtres en un même élan mystique, par opposition au bouddhisme d’importation plus récente, à vocation universaliste et relativiste. Religion étrangère, introduite au VIe siècle, le bouddhisme, après avoir frôlé l’interdiction pure et simple en raison de sa doctrine de la compassion et de la non-violence, est sommé de se conformer aux aspirations du Japon moderne. Les sectes bouddhiques choisissent de coopérer. Le « nouveau bouddhisme » sera donc loyaliste et nationaliste. La colombe s’est transformée en faucon. Le résultat : le Yamato damashii (« l’esprit du Japon »), religion d’Etat, syncrétisme de bouddhisme, de shintoïsme et de confucianisme.

     

    Après une entrée fracassante dans l’âge industriel, le Japon se voit bientôt contraint par les nécessités économiques et démographiques de suivre les exhortations des Zaïbatsu, cartels industriels qui en appellent au colonialisme pour résoudre les difficultés de la nation. Le bouddhisme va fournir la justification morale à ses ambitions territoriales. D’agression militaire qu’elle était au départ, la guerre devient aux yeux des Japonais une mission mondiale d’émancipation des peuples opprimés, une « Sainte guerre pour la construction d’un ordre nouveau en Asie de l’Est ».

     

    D.T. Suzuki, maître zen de nos jours encore vénéré, s’en fait le propagandiste zélé. Un précepte zen ne dit-il pas : « Si tu deviens maître de chaque endroit où tu te trouves, alors où que tu sois sera la vérité… » (1) Toutes les guerres que mènera le Japon au XXe siècle procéderont de la même politique de l’escalade. Du premier conflit sino-japonais en 1894-95 au fatal bombardement de Pearl Harbor le 7 décembre 1941, en passant par l’invasion de la Mandchourie en 1931 et les trois attaques répétées contre l’URSS en 1938 et 1939.

     

    Quant à l’implication du clergé bouddhique, on sait désormais grâce au livre de Brian Victoria (2) qu’il ne s’agissait pas d’un dérapage mais bien d’un processus logique inscrit dans l’évolution du bouddhisme nippon.

     

    (1) cf. Aventures d’un espion japonais au Tibet de Hisao Kimura et Scott Berry, Editions Le Serpent de Mer.

     

    (2) Le zen en guerre 1868-1945, Brian Victoria, traduction de Luc Boussard, Editions du Seuil, 21,04€."

    Source


  • L’histoire du Christianisme, celle du Judaïsme, celle de l’Hindouisme et celle de l’Islam sont fortement marquées par la violence. A travers les âges, les religieux ont toujours invoqué un mandat divin pour massacrer des infidèles, des hérétiques, et même d’autres dévots au sein de leurs propres rangs.

    Certaines personnes soutiennent que le Bouddhisme est différent, qu’il se distingue nettement de la violence chronique des autres religions. Certes, pour certains praticiens à l’Ouest, le Bouddhisme est plus une discipline spirituelle et psychologique qu’une théologie au sens habituel. Il offre des techniques méditatives censées promouvoir la lumière et l’harmonie en soi. Mais à l’instar de n’importe quel autre système de croyance, le Bouddhisme ne doit pas être appréhendé uniquement par ses enseignements, mais aussi en fonction du comportement effectif de ses partisans.

    Le bouddhisme est-il une exception ?

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  • "Si vous étudiez la vie de tous nos grands maîtres spirituels de l’histoire de l’humanité, vous réaliserez que le chemin vers la perfection passe par la solitude et l’effort individuel, plutôt que par une structure organisée, qui est la mort d’une idée. Si vous lisez attentivement les écrits de Joseph, Philon, Pline etc..., vous découvrirez qu’à la fraternité essénienne de la Mer Morte, du Lac Maréotis, et à d’autres endroits, chacun avait sa propre petite maison, entourée d’un petit jardin pour satisfaire ses besoins. En plus les frères consacraient du temps à entretenir une vaste bibliothèque où ils gardaient leurs rouleaux et où ils étudiaient chaque soir les traditions et les enseignements des grands maîtres. Mais chacun des frères esséniens avait une simple petite ‘fermette’ individuelle et indépendante, réalisant que la seule liberté consiste dans le minimum de besoin ; et que l’ensemble dépend de la position des atomes le composant.

    (...) chaque essénien vivait dans une petite ‘maison ‘, ‘longue de la longueur de deux hommes (logitudo corporis) et large d’un homme et demi’, correspondant à quatre mètres de long, trois mètres de large et seulement deux mètres de haut. Elle avait un toit plat en très légère pente, duquel la pluie coulait dans une citerne de cinq mètres de long, un mètre de large et deux mètres de haut, construite sur le sol en extension du bout sud de la maison. Elle était destinée à collecter toute l’eau de pluie, pendant la saison pluvieuse et la grosse rosée de la nuit. La porte était au centre du mur nord , avec une fenêtre à droite et une autre à gauche. Il y avait un lit en bois d’un mètre de large et de deux mètre de long derrière la fenêtre droite et une table en bois de même dimension derrière la fenêtre gauche. Au fond de la pièce, à l’intérieur et parallèle au mur nord, il y avait une zone d’entreposage de trois mètres de long et d'un mètre de large, dont un tiers était occupé par la germination et les graines germées, un tiers par les graines, noix et fruits secs, et le dernier tiers par les outils.

    Le long et à l’extérieur des murs est et ouest tout entiers (chacun de quatre mètre de long) et sur ceux-ci étaient placés des containers en faïence plats (que les esséniens fabriquaient eux-mêmes) remplis de 10 à 15 centimètres d’humus, dans lequel grandissaient des petites (jusqu’à 10 cm de haut) et tendres plantes vertes biogéniques (virescenda) que les esséniens utilisaient journellement dans leurs repas et en liaison avec différentes sortes de Communions Esséniennes. Ils utilisaient, ensemble, avec ces minuscules plantes vertes, les embryons blancs germés (planta alba) qui étaient quelque-chose comme des germes, et des jus, des fruits, des légumes, des graines et des noix.

    La vie quotidienne des anciens Esséniens

    La maison était entourée par un petit jardin carré, de 16 m de large et 16 m de long, qui était le véritable ‘atelier’ des esséniens. La surface entière était occupée par des arbres fruitiers (pomus), chacun planté à une distance de seulement 2.50 m de chacun des autres. Au total environ quatre douzaines d’arbres, leurs branches vertes s’entrelaçant pratiquement, formaient une voûte verte vivante (viridarium), un toit de protection vert, pour les petites plantes à graines et les légumes plantés tout autour sous les arbres fruitiers, protection contre le soleil intense du désert. Avec cette voûte vivante comme un bouclier, les plantes situées dessous étaient capables de croître vigoureusement en dépit de la terrible chaleur et sécheresse, puisque le toit vert fournissait de l’humidité aussi bien que de l’ombre, un paillage fertile et l’humus des feuilles mortes qui tombaient continuellement.

    Dans cette fermette miniature, il y avait tout ce dont le corps humain a besoin pour vivre une vie simple, naturelle, contemplative, libre, cela obtenu par quelques heures seulement de travail chaque jour. Cela signifiait que chaque essénien était complètement indépendant et auto-suffisant.

    Chacun consacrait volontairement environ une heure de travail par jour à des travaux coopératifs avec leurs voisins, pour entretenir leur bibliothèque centrale et commune des Maîtres, et pour jouer de leurs instruments de musique, lesquels, comme toutes choses ils créaient eux-mêmes. (...)

    Selon les plus authentiques informations de Pline, les anciennes fraternités esséniennes, traduites de façon erronée par communauté ou par communes, n’étaient pas des communautés mais des coopératives libres de bons voisins créatifs, complètement indépendants, unis seulement par des valeurs spirituelles et l’enseignement de la Voie Essénienne. Le groupe idéal est composé d’individus indépendants, penseurs libres, juste comme les anciens esséniens, qui nous montrent dans leur façon de vivre, par delà les siècles, un système de guidance concrète, éprouvée, que nous pouvons facilement adapter à notre vingtième siècle."

    Source

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    Il semblerait que ceci soit faux, un canular, que L'évangile de la paix soit une pure invention de Edmond Svekély, celui ayant écrit la lettre dont j'ai noté un passage ci-dessus. (source : Le canular de l'évangile de la paix et la question des apocryphes modernes)

    Alors sur le fond, que ceci soit vrai ou faux, à la limite, chacun en fait ce qu'il veut. Je note qu'il y a un énorme doute - je ne peux dire certitude, je suis parfois un peu comme saint Thomas, je dois vérifier par moi-même et comme c'est une chose qui n'est pas dans mes moyens... -, tout en trouvant très intéressant ce que je peux y lire, matière à réflexion : L'évangile de la paix (tome un, je suppose)






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