• Alain Soral (avril 2012)

    Pour les 4 premières minutes de vidéo - sur les prédateurs nomades et les sédentaires producteurs -, et pour le passage sur les communautés en France - à partir de 12 min 53 de vidéo - et l'exemple sino-vietnamien qui suit, enfin, avec le courrier d'un juif orthodoxe. 

    "C’est la meilleure démonstration qu’on est resté un dominé et qu’on est resté un indigène, c’est de penser que le pouvoir vous est donné par le maître. Or il ne faisait – même s’il aboyait fort parce que les maghrébins savent pas demander gentiment. –, il ne faisait en aboyant et en hurlant finalement sa souffrance que montrer qu’il n’avait : un, toujours pas accédé à l’autonomie et à la respectabilité et deux, qu’il continuait à avoir la même erreur d’approche, c’est-à-dire de la quémander au nom de l’égalité.

    Je veux dire tout ça, c’est un enfant et un indigène pour ne pas avoir compris qu’il reste un indigène, que l’égalité, ça s’obtient de haute lutte dans un rapport de force. Quand on vous l’octroie, c’est que ce n’est pas l’égalité. Et c’est pour ça qu’on ne la lui a jamais octroyée. Donc je n’ai pas pu développer plus loin dans ce débat avec lui parce qu’il gueulait et il disait beaucoup de bêtises. Il me parlait de, il me parlait à un moment donné de « la France de Pétain ».

    J’ai été obligé de pas lui dire, de pas lui mettre dans la gueule en tant que musulman, le Grand Mufti de Jérusalem  ou la SS musulmane bosniaque.

    Et donc je voudrais revenir là-dessus. C’est sur l’idée de « qu’est-ce que c’est que la maturité d’une communauté ? »

    Et je voulais mettre en fait cette misère de l’arabe de France, arabe entre guillemets, avec la situation de deux communautés, on va dire, halogènes mais qui ont réussi à se faire respecter en France :

    - la communauté sino-vietnamienne issue de notre ancien empire colonial aussi, avec une décolonisation violente donc très, très comparable à la question du Maghreb,

    - et la communauté juive.

    Voilà c’est ces deux. Pour que les maghrébins de France commencent à comprendre où pourrait être comment dirais-je, quelle pourrait être la stratégie pour enfin devenir une communauté respectée.

    Parce que, en fait, c’est dans le but d’aider. Parce que moi personnellement, ça ne me gène pas spécialement. Je trouve ça tragique mais ça me, c’est pas mon problème. C’est le leur, quoi voilà.

    Et donc on voit bien que la communauté vietnamienne a réussi à se faire respecter en France sans jamais pleurnicher sur la colonisation, sans jamais demander ni de repentance, ni de réparation, mais par contre, en atteignant très vite l’autonomie économique, en étant ses propres producteurs d’emplois. On a jamais un vietnamien qui demande qu’on lui donne du travail comme un maghrébin. Les vietnamiens, ils le créent le travail.

    Et finalement, on a aucun « racisme antivietnamien » en France. Jamais. Personne, ni du côté français, ni du côté vietnamien ne se sert de l’histoire coloniale, ni pour la valoriser, ni pour la diaboliser. Les vietnamiens ne demandent aucune réparation mais ont tout obtenu par leurs capacités de travail et d’adaptation.

    Ils sont absolument pas dans l’assimilation. Ils sont dans le communautarisme on va dire de séparation. Et tout se passe bien.

    Donc, c’est une intégration totalement réussie sans passer par le mensonge assimilationniste.

    Parce qu’en fait, ils ont gardé toutes leurs coutumes et on leur a rien demandé d’ailleurs.

    Ce qui veut dire que la France ne demande rien d’autre finalement que des gens qui respectent les natifs et qui apportent leurs comment dirais-je, leurs qualités à la France.

    C’est-à-dire qui apportent même des points de PIB.

    C’est-à-dire que globalement, les sino-vietnamiens français apportent des points de PIB, ne remplissent pas les prisons et ça suffit pour que les français les accueillent chaleureusement et ne se posent jamais la question de leur légitimité française. 

    Mais si on veut oser parler de la communauté juive, avec courage et virilité comme je le fais moi et comme il n’a jamais le courage de le faire lui, si les français respectent les juifs en France, c’est pas parce qu’ils les admirent ou qu’ils respectent le comment dirais-je, le judaïsme.

    La tradition française, on le sait – les juifs le savent mieux que nous – c’est de mépriser le judaïsme, hein, comme système de valeurs de menteurs, de voleurs, etc.

    Ce qui est d’ailleurs validé par tous les écrits français depuis… et occidentaux depuis…, depuis on va dire les romains, hein. Depuis Cicéron en passant par Voltaire. Enfin voilà. Je n’ai pas…, jamais trouvé un auteur qui dise du bien des juifs en France.

    A part peut-être Charles Péguy parce qu’il est mort très jeune.

    Mais sinon je peux vous citer que tous les grands auteurs européens ont dit pis que pendre des juifs et toujours la même chose, hein : peuple de menteurs et de voleurs, en gros.

    DickensVictor HugoShakespeareNapoléon. J’avais dit tout à l’heure Cicéron.DostoïevskiTolstoï aussi, je crois. Enfin !!

    Tous les dirigeants politiques : Catherine de RussieLouis XI

    Bon, enfin, je veux dire, vous ne trouvez pas quelqu’un qui en a dit du bien.

    Et pourtant.

    Et pourtant, les juifs sont parfaitement respectés en Occident et en France. Et respectés pourquoi ?

    Parce que redoutés et craints.

    Et finalement ils se sont, ils ont imposé le respect, ce qui est un constat à faire que je fais moi-même hein, je veux dire, voilà.

    Et comment l’ont-ils fait ?

    Ils ont d’abord pris je dirais. Ils se sont imposés économiquement puis en ayant un pouvoir économique, ils se sont fait respecter politiquement.

    Ce qui veut bien dire que quand on regarde l’histoire, que ce soit l’histoire des vietnamiens, l’histoire des juifs, c’est-à-dire l’histoire des communautés exogènes ou halogènes en France, le voie du respect et de l’intégration réelle passe jamais par des revendications égalitaristes et du blabla droit-de-l’hommiste mais par la prise de pouvoir économique qui entraine le respect politique.

    Et donc…, et les maghrébins de ce point de vue-là, sont dans un échec total. Ils n’ont jamais éteint l’autonomie économique et du coup ils n’ont jamais atteint non plus le respect politique.

    Et ils continuent à mendier du travail et à mendier le respect, ce qui est…, ce qui veut dire qu’ils sont totalement dans l’indigénat.

    (...)

    Donc voilà. Il dit finalement, ce juif orthodoxe dit la même chose que ce que me disent les autres juifs orthodoxes : que les juifs, normalement, sont un peuple de prêtres.

    C’est-à-dire une avant-garde morale et religieuse qui doit montrer l’exemple. Et ça par l’étude voilà. Ça c’est intéressant.

    Et alors là il me dit quelque chose qui est une véritable bombe et que je lis parce que je n’oserais jamais le dire par ma bouche :

    « Pour le monde orthodoxe les lois de Nuremberg ne sont pas des lois antisémites, au contraire. On retrouve ces mêmes lois dans le code de loi juive, le Choulhan Aroukh »

    (...) 

    Mais je ne désespère pas un jour de visiter effectivement, de rendre visite à des juifs orthodoxes qui vivent en Terre Sainte.

    Il faut se rappeler qu’ils vivaient depuis des siècles en Terre Sainte et que les tensions sont plutôt venues du sionisme. Avant ils vivaient en bonne intelligence avec les autres monothéistes de la région.

    Et j’espère qu’un jour, je pourrai effectivement visiter, sans aucune angoisse, les juifs orthodoxes de Jérusalem dans un monde enfin qui aura retrouvé la paix et où Jérusalem sera la capitale, non pas de l’État d’Israël et du monde, comme le souhaite Attali, mais la capitale des comment dirai-je, des monothéismes réconciliés et fraternels.

    Donc je finis là-dessus.

    Et mon commentaire effectivement qui rejoint…, qui m’a obligé à pousser la réflexion et qui rejoint les analyses de Gilad Atzmon, autre juif israélien critique dont le livre est excellent. Je l’ai encore relu là. C’est…, chapeau. Il fait vraiment le boulot. C’est d’une honnêteté et d’une intelligence incomparable.

    Et alors je fais un commentaire très synthétique qui rejoint l’analyse de Gilad.

    C’est que finalement le juif religieux craint Dieu. C’est-à-dire il sait qu’il fait partie, non pas d’un peuple élu, mais d’un peuple choisi pour être une avant-garde morale pour guider l’humanité. Et qu’en réalité, son châtiment régulier est qu’il ne s’est pas montré à la hauteur de l’élection divine.

    C’est-à-dire que Dieu le punit en permanence parce qu’il comment dirais-je, il ne se montre pas à la hauteur de l’élection.

    Et que en fait, le juif religieux est un type qui craint Dieu et qui se pose en permanence le problème de n’être pas au niveau.

    Et…, alors que le juif laïque, celui qu’on subit toute la journée….

    Juif laïque déjà ça veut rien dire. C’est un oxymore très malsain.

    Lui se prend pour Dieu. C’est-à-dire qu’il se prend pour le peuple messie. Et lui c’est l’arrogance totale et qui est en dernière instance, on le remarque, une arrogance tribale.

    C’est-à-dire : « Je suis juif donc je suis supérieur. Et vous me devez l’allégeance parce que j’ai des prix Nobel et parce qu’il y a eu la Shoah. »

    Et en fait, y’a un contre-sens total entre le « peuple choisi » du juif orthodoxe, qui lui est un combat avec lui-même pour s’élever au niveau de comment dirais-je, pour être à l’image de Dieu. Ce qui est un travail permanent d’études et de modestie.

    Et le juif laïque donc, qu’on subit toute la journée en France, qui se prend pour Dieu. C’est-à-dire, qui a intégré finalement, l’air de rien, un espèce de racialisme, de suprémacisme tribaliste, qui en fait un être d’un narcissisme inouï, d’une arrogance inouïe et d’un mépris inouï.

    Et je dis donc, comme le dit bien Gilad Atzmon : le problème aujourd’hui, c’est le juif laïque. C’est-à-dire celui que se prend pour un élu. Un élu alors qu’on a pas voté. C’est-à-dire qu’il pense qu’il a le pouvoir et qu’il a en lui je dirais, « le divin ». Donc qu’il n’a rien à chercher. Tout est en lui. Il n’a…

    Le doute comment dirais-je, le doute grec, la saine utilisation du Logos, le questionnement sur soi, le respect des autres, ou même son rôle de guide moral, tout ça a été perverti pour devenir un petit con arrogant.

    Et donc là, je rejoins finalement, après la lecture de la lettre d’Aaron et du livre d’Atzmon, [l’idée] que finalement, le problème n’est pas le juif religieux ou le juif déjudaïsé qui est un citoyen d’origine juive : c’est bien l’arrogance de ce juif laïque dominateur et tribaliste qui finalement ressemble aux élites israéliennes actuelles.

    Les NetanyahuLiberman qui n’ont rien de religieux et qui ressemblent un peu à la clique de dominateurs qu’on a aujourd’hui en France. Qui sont…, qui méprisèrent le goyim et qui trahissent le judaïsme authentique."

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