• Au menu : du chat, du chien, du cochon d'Inde,...

    Parfois, les 1er avril font crier au loup, soit quand l'hypocrisie et la sensiblerie d'une bande de gavés à outrance mène la danse.

    "Le dernier numéro du magazine On n'est plus des pigeons, diffusé sur France 4 mardi soir, a frappé fort. En effet, l'émission présentée par Claire Barsacq est allée enquêter sur le monde des kebabs et notamment sur la composition de ce sandwich, de plus en plus consommé en France.

    Trois kebabs ont ainsi été analysés et à la stupeur générale... l'un d'eux comportait de la viande de chat ! Des kebabs à base de chat ? C'est ce que nous a annoncé un expert scientifique, l'air à peine étonné. De quoi écoeurer plus d'un téléspectateur... D'ailleurs, très rapidement, Twitter s'est enflammé pour répendre la nouvelle. Seulement voilà, il s'agissait en fait d'un canular !

     Rassurez-vous : le chat dans le kebab (et dans la cuisine) était notre poisson d'avril ! #ONPDP

    — ONPDP (@pigeonsfrance4) 1 Avril 2014

    Une blague de 1er avril qui a très bien pris. Tellement qu'elle a obligé les producteur d'On n'est plus des pigeons à officialiser ce canular sur leur compte Twitter, histoire d'éviter toute ambiguité. Du coup, vous pouvez recommencer à manger des kebabs sans regarder votre chat d'un air coupable... Regardez cette blague de mauvais goût, avec la vidéo ci-dessus."

    Source : http://reviewer.lavoixdunord.fr/fr/tv/actualites/89282/de-la-viande-de-chat-dans-les-kebabs-le-reportage-de-france-4-qui-fait-polemique-video/

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    Cogitations personnelles :

    A la base, l'être humain s'alimente avec ce qu'il trouve près de lui - non en achetant dans la grande surface du coin, mais grâce à la cueillette, la chasse, et autres piégeages d'animaux divers -, je dis bien à la base, car tout est tellement faussé aujourd'hui dans nos esprits qu'il me semble important de le rappeler. A la base donc, il est bien plus aisé pour un humain de se nourrir avec ce qui pousse en bonne quantité, mais cela ne veut pas forcément dire une seule variété en une grande quantité. Non, cela laisse la marge libre pour trouver x variétés de plantes qui formeraient à elles toutes une quantité suffisante pour bien s'alimenter. Il en est de même pour la viande avec la chasse et autres pièges.

    A partir du moment où l'humain se lance dans la culture et l'élevage, il a à surveiller de près comment ne pas tomber dans l'excès de ce fameux règne de la quantité dans lequel nous sommes tombés. La caricature en est un champ de blé ou de maïs à perte de vue, un élevage de bœufs ou de poules en batteries, soit mine de rien, la suite logique des clapiers à lapins (ce qui va aussi avec les clapiers à humains...).

    Ensuite, là où ça se corse encore, c'est lorsque nous tombons dans l'autre extrême du règne de la quantité - soit le bout opposé de la même corde -, lorsque nous entendons les cris de ceux clamant un peu partout qu'il ne faut plus manger de viande mais devenir végétarien ! que l'élevage (tel qu'il est pratiqué en nos temps de décadence) nécessite bien trop d'espaces pour fournir une alimentation à ces mêmes animaux pour ne nourrir qu'une "poignée" d'occidentaux aux dents longues et carnassières (et je ne parle pas de ceux clamant la même chose mais pour raison spirituelle) pendant que d'autres populations meurent de faim, faute de terres pour cultiver leur alimentation ou nourrir leur propres bêtes. Il y a de quoi hurler, c'est un fait. Sauf que nombre de populations se nourrissent également d'animaux, donc de viande, mais pas forcément ceux qui viendraient en premier dans l'esprit d'un occidental.

    Toujours dans le même registre, la viande de cheval semble poser des problèmes à nombre de mes congénères. Comme si soudain le "meilleur" ami de l'homme n'était plus bon pour la bouche. Où quand la sensiblerie - donc rien à voir avec la sensibilité d'une personne -  l'emporte sur toute autre considération, soit une autre de nos grandes dérives actuelles.

    Mais revenons-en à nos moutons, à nos chats plus précisément, mais aussi à nos chiens, voir nos cochons d'Inde et autres petits animaux dits domestiques de nos foyers occidentaux.

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    "Manger du chien ou du chat n'a «rien d'exceptionnel», témoigne dans le Tagi un paysan du Rheintal, qui vient comme donner corps à la légende qui, outre-Sarine, prête à certaines populations de Suisse orientale et centrale la particularité d'être «des mangeurs de chiens». «De la viande, c'est de la viande», se défend-il.

    «C'est insidieux, de poser une telle question», ajoute une femme du coin. «Sinon, nous ne devrions pas non plus manger du cochon!». Un paysan d'Appenzell raconte aussi sans sourciller, comment il abat les chiens ou les assomme avec un gourdin. Un ami boucher découpe ensuite les bêtes et pare la viande.

    «Servi comme viande séchée, personne ne remarque que c'est de la viande de chien», observe-t-il. Non sans ajouter que «c'est un snack bien apprécié pour la pause»."

    Source : http://www.lematin.ch/vivre/societe/Des-Suisses-continuent-de-manger-chiens-et-chats/story/10121142

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    "LES BOUCHERIES CANINES ET FÉLINES AU XIXème siècle à PARIS

    Aujourd'hui, on évoque avec horreur les boucheries canines coréennes ou plus généralement asiatiques. On omet, avec ou sans conscience, d'évoquer les traditions du continent africain. A Abidjan en Côte d'Ivoire on trouve le Kédjénou de chien et de la viande de chat, (Djakoumani en langue dioula), sur les marchés. Là encore les mythes vont bon train. Faites cuire un chat noir non dépouillé, récupérez un os, mordez le et vous pourrez vous rendre invisible à volonté...

    Au Burkina Faso et particulièrement à Ouagadougou, on trouve sur le même étal de boucherie, viande d'âne, de mouton et de chien. Un mariage Burkinabé ne se conçoit pas sans viande de chien au menu. Au Congo Zaïre, (République Démocratique du Congo), à Kinshasa, la chasse au chat est ouverte et parfois on observe des règlements de compte entre familles voisines, l'une soupçonnant l'autre d'avoir "consommé" le chat de la famille. S'appuyant sur une tradition culinaire des Luba du Kasaï, certains Kinois seraient fortement attirés par ce plat.

    On évoque donc, des traditions et des habitudes alimentaires dans ces pays, qualifiés souvent de pays en voie de développement, qui en réalité reflète bien le niveau de la problématique que se pose aux habitants tous les jours, manger au moins un repas. C'est la crise qui fait l'aubaine et parfois explique la raison et l'attitude des Hommes vis à vis du monde animal. Ainsi, on prendra soin de se rappeler que de 1870 à 1871, (c'est à dire hier en quelque sorte), lors du siège de Paris, sont apparues au cœur de notre chère capitale, des boucheries canines et félines, agrémentées aussi de viande de rat.

    Après avoir sacrifié les éléphants du jardin des plantes, le peuple français peut se procurer de la viande de chien à 10 francs le kilo. Les consommateurs sont souvent forcés à cette consommation, consommation typique des jours de famine, (en janvier 1871, 15 000 personnes meurent dans Paris, soit plus de 480 personnes par jour !!!), pendant que certains nantis qui déjeunent régulièrement chez Brébant sur les grands boulevards, (E de Goncourt, Théophile Gauthier, etc...), ne s'apercevront de rien. Il serait presque facile de faire le rapprochement entre ce peuple français affamé et en état de siège et les nantis et les peuples "industrialisés et riches d'aujourd'hui", vis à vis de ces pays aux ressources alimentaires pauvres et souvent incertaines. En avons nous conscience ?

    Le siège terminé, ces boucheries "d'exception" et exceptionnelles, existeront encore quelques mois avant de disparaître du paysage parisien. En ce temps là, il ne faisait pas bon être chien, chat ou rat parisien.

    On notera qu'au XIXème siècle, le rôle du chien n'avait pas la même importance qu'au XXème ou au XXIème siècle. Le chien était essentiellement un "accessoire utilitaire", plus encore dans les campagnes, bien rarement un compagnon de beauté ou de compagnie. Chien de garde enchaîné ou chien de bât et d'attelage, livreur de lait entre autre, animal de rapport somme toute, tout comme les veaux, vaches et autres cochons. La consommation de viande canine remonte très loin dans l'histoire de l'Homme et concernait des peuples aussi divers que différents, chinois, japonais, français, belges, canadiens, suisses, allemands, philippins, africains, papous, la liste n'étant pas exhaustive. "(Source)

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    Ailleurs, lire cet excellent article que je découvre sur le tard, article reprenant les lignes ci-dessus (ou plutôt la base même de l'article ci-dessus, la source véritable (?) de cette "première source") : Consommation de viande de chien ???

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    "Il semblerait que les Gaulois consommaient du chien, mais de manière très anecdotique (1 % de leur alimentation), sans doute en période de disette.

    On trouvait en France quelques boucheries canines jusqu'à la première moitié du XXe siècle. La viande de chien est également consommée dans la France d'outre-mer.
    Pendant la Première Guerre mondiale, on renverra au témoignage de Guillaume Apollinaire, dans La maison des morts (dans Alcools) :

    « Quelques-uns nous quittèrent
    Devant une boucherie canine
    Pour y acheter leur repas du soir »

    De nombreux écrits du XIXe siècle (Victor Hugo, Gustave Flaubert…) décrivent des repas comportant du chien."

    Source : Cynophagie

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    "En France, aucune loi n’interdit spécifiquement de manger un chat ou un chien. (...)

    Tout dépendra en fait de votre méthode d’abattage de l’animal. Il est en effet prévu par la loi que des particuliers puissent tuer les poulets ou lapins qu’ils élèvent pour leur consommation personnelle. Mais dans tous les cas, la méthode d’abattage doit respecter certaines règles (établies par le Code rural), notamment l’étourdissement avant la mise à mort. Il convient donc de tuer son chat ou son chien sans cruauté et en respectant les principes d’hygiène de l’abattage.

    Sachez pourtant qu’il faudra rester à la maison pour déguster un civet de chien. Si les services sanitaires saisissent de la viande canine dans un restaurant, ils peuvent faire fermer l’établissement. En outre, faire part de ses goûts culinaires en la matière peut coûter gros : en février dernier, en Italie, un chef animant une célèbre émission de cuisine a dispensé des conseils sur la façon d’accommoder la viande de chat, ce qui lui a valu d’être renvoyé illico presto par la chaîne.

    Enfin, en Suisse Romande, il n’est pas si rare de consommer de la viande de chat, surnommé autrefois le «lapin des toits» dans les campagnes, souvenir des époques de pénurie alimentaire. Il paraît même que c’est très bon.

    Merci au service juridique de la SPA Paris." (Source)

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