• Cogitations

    Une rubrique pour y mettre ce qui m'interpelle, ce qui me fait cogiter sans que je sois pour autant d'accord avec tout ce qui s'y trouve, mais qui stimule d'une manière ou d'une autre la réflexion.

  • "À notre décharge, les systèmes dans lesquels nous évoluons au quotidien, à commencer par notre système éducatif, contribuent à nous maintenir dans cette peur constante du lendemain. « Si tu ne travailles pas à l’école, tu n’auras pas de diplômes ; et sans diplômes, tu n’auras pas de travail ; et sans travail tu n’auras tout simplement pas de vie ! » Résultat, conditionnés et prisonniers d’un doute existentiel permanent, nous passons régulièrement à côté d’opportunités qui auraient pu nous enrichir (à tous points de vue, pas seulement au niveau financier), si seulement nous avions consenti à prendre quelques risques.

    Et pourtant ! On pourrait trouver des dizaines d’exemples pour lesquels c’est davantage l’appréhension du risque plutôt que le risque réel lui-même qui nous empêche d’avancer. Pire encore, d’autres exemples illustrent au contraire à quel point nous sommes capables d’occulter le risque véritable juste parce que l’illusion est plus douce que la triste réalité. Prenons ainsi le cas d’un individu au chômage qui se voit tout-à-coup offrir deux emplois au même moment : d’un côté, un poste temporaire mais passionnant et bien rémunéré ; de l’autre, un emploi stable, en CDI, sans relief et payé au minimum syndical. Que croyez-vous que notre demandeur d’emploi va choisir ? Neuf fois sur dix, le CDI. Tout simplement parce que le risque est trop grand de se retrouver au chômage après une simple mission, et qu’il a peur de ne pas pouvoir assumer ses obligations à moyen terme.

    Autre exemple : décidément en veine, notre cobaye imaginaire rencontre son banquier qui lui propose alors deux placements. Le premier est totalement garanti mais peu rémunérateur (la garantie a un prix et c’est le client qui le paie à son banquier pour que ce dernier puisse prendre des risques avec SON argent). Le second placement, en revanche, peut lui faire gagner beaucoup d’argent… mais aussi lui faire perdre son capital de départ, disons une fois sur cinq. Évidemment, notre homme tout juste sorti du chômage va préférer le placement le plus sûr, quitte à ne rien gagner du tout. Car ce qu’il veut éviter à tout prix, c’est surtout de perdre quoi que ce soit.

    Mais avec 80% de chance de gagner gros, le risque est-il aussi insurmontable ? Existe-t-il seulement ailleurs que dans son imagination ? Notre cobaye imaginaire serait-il devenu devin ? A-t-il développé l’incroyable faculté de lire l’avenir ? Si oui, il ferait mieux de contacter au plus vite une entreprise de trading peu scrupuleuse qui sera disposée à payer grassement ses services, ou bien un gouvernement qui saura adapter sa politique aux événements futurs. Il pourrait aussi tout simplement acheter un billet de loto et cocher les bonnes cases.

    Vous souriez peut-être, mais vous ne devriez pas. Parce que s’il est vrai qu’un tel individu prescient n’existe pas dans la réalité (sinon, il empocherait la super cagnotte quasiment chaque semaine), on trouve en revanche des millions de Français prêts à dépenser de l’argent plusieurs dizaines de fois par an dans des jeux de hasard, en dépit du risque tout à fait réel, lui, et particulièrement élevé (supérieur à 90%) de perdre l’intégralité de leurs mises à chaque fois. Oui, oui, à chaque fois . Car, cerise sur la tête du tigre à dents de sabre, l’expérience ne les instruit pas le moins du monde. Au contraire, certains arrivent même à se persuader qu’à force de perdre, ils finiront fatalement par gagner.

    Au total, près d’un adulte sur deux participe aux jeux de hasard en France, pour une mise moyenne de 2000 euros par an et par joueur. Sachant qu’ils ont une chance sur 20 millions de gagner le gros lot et qu’ils courent le risque de ne même pas récupérer leur mise dans 93 cas sur 100, combien parmi eux seraient prêt à dépenser la même somme pour un placement considéré comme ultra-risqué, c’est-à-dire où ils auraient par exemple une chance sur deux de tout perdre ? La réponse est aussi évidente qu’irrationnelle et pourtant, elle est directement liée à notre évolution. Bien peu sauront analyser logiquement la situation, et l’immense majorité préfèrera continuer de miser sur la possibilité infime de gagner beaucoup en occultant totalement le risque considérablement élevé de tout perdre. Ici, c’est la disproportion entre le gain espéré et la mise qui fausse le jugement, ou tout au moins qui déplace le risque : les gens ont alors beaucoup plus peur de passer à côté de plusieurs millions que de perdre 30 ou 40 euros chaque semaine.

    Finalement, nous sommes surtout sensibles au risque de provoquer la disparition de notre vision idéale de l’avenir, une vision réconfortante qui nous pousse souvent à faire « le bon choix compte tenu de la situation »… au lieu de tenter la meilleure option possible, quitte à ce qu’elle soit aussi la plus « dangereuse ». C’est ce qui fait la différence entre les gens qui réussissent leur vie et ceux qui se contentent de la gagner."

    Lire l'article en entier ici : http://www.loretlargent.info/investissement/pourquoi-le-darwinisme-nous-condamne-a-rester-pauvres/17312/


  • Et si la meilleure chose que nous puissions faire pour nos enfants était simplement de les laisser tranquilles ? Ou pourquoi les méthodes d’éducation modernes rendent nos enfants malheureux.

    Par Jay Griffiths (*).

    Je me sentais comme complice de torture malgré moi. Les échos des cris de la victime sonnaient contre les murs vernis. La porte, aussi bien fermée fut-elle, ne pouvait bloquer les cris de panique. Un bébé, seul et emprisonné dans un lit d’enfant.

    La mère du bébé était visiblement perturbée, trop. Pâle et au bord des larmes. Elle était elle-même une victime, abusée par les partisans du contrôle des pleurs, ou Méthode Ferber – ce système impitoyable, cruel pour eux deux.

    Contrôle. Pleurs. Les mots parlent d’eux-même : un système d’intimidation qui contrôle les sentiments d’un bébé. On a dit à la mère que la situation était inverse, que c’est le bébé qui essayait de lui imposer sa volonté, mais tout ce que je pouvais voir c’était un bébé d’un an affolé par l’abandon qu’il vivait. Une mère américaine a eu ce témoignage poignant sur internet : « La Méthode Ferber vaut-elle le prix de mon chagrin ou suis-je vraiment en train de torturer mon enfant ? Cela me semble être un châtiment cruel et inhabituel”.

    L’idée derrière cette méthode, c’est qu’on peut “apprendre“ à un bébé à arrêter de pleurer en le laissant pleurer seul. Un parent ira de temps en temps jeter un coup d’œil, mais ne prendra pas le nourrisson dans ses bras et ne restera pas avec lui. Au bout d’un moment, le bébé intégrera que les pleurs n’apportent pas de réconfort et cessera de pleurer. Les parents sont encouragés à planifier et à limiter le temps qu’ils passent à vérifier que tout va bien. Est-ce que le système fonctionne? Bien sûr que oui. Ce n’est pas la question. La vraie question est pourquoi un tel système est-il encouragé ? Pourquoi est-il accepté ? Qu’est-ce que cela révèle à propos des priorités de notre époque ? Et en quoi ce système apporte-t-il des réponses à l’énigme des enfants malheureux ?

    Câlinés, soignés et bichonnés, la plupart des nourrissons à travers la plus grande partie de l’histoire ont découvert le monde accompagnés. Chez les Mayas Trojolabales du Chiapas au Mexique, les enfants durant les deux premières années de vie sont toujours auprès de leurs mères, instantanément apaisés avec des jouets ou du lait pour éviter qu’ils se sentent malheureux ne serait-ce qu’un instant. Pour les nourrissons de moins d’un an du peuple Aché – nomades de la forêt au Paraguay – la plupart de la journée est consacrée à un lien tactile avec leur mère ou leur père, et ils ne sont jamais posés sur le sol ou laissés seuls pendant plus de quelques secondes. En Inde et dans de nombreuses autres parties du monde, les enfants partagent le lit de leur mère jusqu’à l’âge de cinq ans.

    Beaucoup des raisons pour lesquelles de nombreux parents optent pour la méthode Ferber peuvent se résumer en un seul mot : travail. Les parents qui veulent vivre selon un “programme routinier” tiennent au contrôle des pleurs, plaide Gina Ford, célèbre défenseur britannique de cette méthode, qui remarque que les bébés qui ont été pliés à une routine sauront ensuite s’adapter facilement à l’organisation du temps à l’école et, on peut le supposer, seront plus adaptables au monde du travail.

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  •  De nombreuses écoles de sagesse, inspirées par l'Orient, l'Égypte ou le druidisme, ont diffusé dans les siècles passés des enseignements destinés à reconnecter les êtres à leur essence et à leur révéler les mystères de l'univers. Aujourd'hui les rites, les rituels, les règles, les codes et les secrets ne sont plus adéquats à l'humanité actuelle. Les réponses que vous cherchez reposent en vous. Les seules pratiques spirituelles recommandées sont celles qui vous éveillent à votre vérité. En voici quelques-unes qui peuvent vous aider dans votre évolution, et que vous adopterez si elles vous conviennent.

     

    L'attention aux sentiments

    Dans votre quotidien, arrêtez-vous de temps en temps sur vos sentiments et émotions. Observez-les. Accueillez-les. Puis demandez-vous ce qu'ils cherchent à vous dire. Lorsque des sentiments négatifs (ou plus exactement de basse énergie) tels que tristesse, chagrin, colère, mélancolie vous habitent, remettez-les mentalement à la lumière (ou avec un geste symbolique). Vous imaginez que vous les tenez dans vos mains et que vous les redonnez au soleil, ou à un être de lumière, à une divinité tel que la Mère Terre, la Mère Divine, Dieu, l'archange Michaël, les anges, les esprits, etc, en fonction de votre culture, de vos croyances et de vos attirances. Un peu comme on remet un appareil en panne au spécialiste pour qu'il s'en occupe. Vous n'êtes pas obligés de vous occuper de tout. Vous pouvez confier vos difficultés à d'autres énergies.

     

    La pensée juste

    Dans votre quotidien, efforcez-vous de porter votre attention à vos pensées, et orientez-les vers l'authenticité, la sincérité, la vérité, la liberté, la paix, l'amour et l'abondance. Évitez la critique ou le jugement sur vous, sur les autres, sur les médias, sur ce qui vient de l'extérieur. Cela ne signifie pas que vous n'avez pas un avis sur la situation. Ce qui est important, c'est le sentiment qui est associé à l'avis. Est-ce de la colère, de l'amertume ou de la sérénité ? Si des pensées négatives (donc de basse énergie) reviennent avec persistance, remettez-les à une énergie de lumière de la même façon que les sentiments négatifs.

    Dans le cas de sentiments et de pensées négatives sur soi, il est recommandé de déverser amour, tendresse et compassion sur vous-même, comme vous le feriez à un enfant.

     

    Gratitude et joie

    Dans la journée, exercez-vous à repérer ce qui vous a plu et ce qui vous a causé de la joie, que ce soit une petite joie fugitive et souvent inaperçue de quelques secondes ou une grande joie. Quelles que soient vos difficultés du quotidien, vous découvrirez, si vous voulez bien y prêter attention, que la vie vous offre beaucoup de petits cadeaux, ainsi que beauté, générosité et témoignages d'amour. Ajoutez-y une pensée de reconnaissance. Remercier est une façon d'alimenter l'Essence en nous et de lui donner une place croissante. Exprimez le plus possible la joie, la sérénité et l'amour.

     

    Abandonnez-vous à la Vie

    S'abandonner à son être intérieur et suivre le courant de vie, c'est adopter une attitude de service envers la Source intérieure, quels que soient les chemins qu'elle emprunte et les circonstances qui les accompagnent. Cessez de lutter et mettez-vous à sa disposition. Notre Source intérieure est le poste avancé d'une source plus grande, une Source solaire. C'est donc aussi servir et se mettre à disposition de cette Source. Toutefois, il ne s'agit pas d'une attitude servile sans discernement, mais d'une harmonie joyeuse avec notre Essence. Il s'agit plus d'un état de réceptivité que d'une action.

     

    Élevez votre âme

    Nourrissez votre conscience en lisant des textes qui vous inspirent. Évitez les actualités télévisées. Contemplez et communiez avec la nature. Pratiquez un art sans souci du résultat, comme un enfant qui joue avec la matière, la couleur, le son, la voix, le corps.

     

    Respiration profonde

    La respiration est l'un des moyens les plus puissants pour entrer en contact avec notre être intérieur. Elle fait le lien entre notre conscient et notre inconscient, entre le corps et l'esprit. Installez-vous confortablement et respirez tranquillement en observant votre respiration. Imaginez l'air qui entre dans tout votre corps, et qui s'installe partout jusqu'au bout des membres. Arrêtez-vous entre l'inspiration et l'expiration, entre l'expiration et l'inspiration. Faites cet exercice assez longtemps pour constater son effet. D'abord 5 min, puis jusqu'à 30 min ou plus. Faites-le régulièrement. C'est une forme de méditation.

    Méditation

    Méditer n'est pas réfléchir. C'est se mettre en état de réceptivité vis-à-vis de son état intérieur. On détourne son attention de l'extérieur pour devenir observateur de son monde intérieur. Par ce fait, on peut ouvrir la communication intime avec sa propre essence. On n'émet pas de jugement sur cet état intérieur, qui peut se présenter comme un calme plat, ou avec sensations, sentiments, émotions, et pensées diverses plus ou moins tumultueuses. On accueille et on laisse passer. Avec le temps et la pratique, se produisent au cours de la méditation une distanciation vis-à-vis des pensées, des émotions et des sensations physiques, une détente du corps physique et un élargissement des corps subtils. Cela profite au système nerveux toujours sur-sollicité, au cerveau, aux glandes endocrines, qui peuvent ainsi se régulariser.

    Installez-vous confortablement. Commencez par un moment de respiration profonde afin d'occuper le mental jusqu'à ce qu'il soit calmé. La présence d'une bougie allumée est favorable, ainsi que le nettoyage vibratoire préalable de la pièce par de l'encens. Vous pouvez suivre votre respiration et peu à peu laisser le silence et le calme vous envahir afin d'écouter les battements de votre cœur. De 15 min à 1 heure, selon votre sensation.

     

    Visualisation

    La visualisation consiste à imaginer un scénario se déroulant en nous, dans le but d'aider le mental à coopérer à la méditation ou à la prière (voir article Le pouvoir de l'imaginaire). Par exemple, il est bon de préparer la méditation en visualisant les couleurs qui nourrissent et équilibrent les chakras, successivement de bas en haut (voir article Nature de la couleur). Certaines méditations-visualisations sont proposées dans ce site: J'invite la lumière en moi; La clé de communication avec les plans de lumière; Réactiver la merkabah.

     

    Chant et mantras

    Le chant est un excellent moyen d'entrer en communication avec le Soi, à condition qu'il ne fasse que très peu appel au mental. Cela est réalisé lorsque nous chantons sans mots, seulement avec des sons tels que des voyelles, ou avec un texte répétitif inspirant et élevant qui ne nécessite pas d'effort de mémoire. C'est par exemple le cas avec les mantras, textes courts sacrés issus de diverses traditions, comme le Kyrie Eleison chrétien ou le Om, ou encore Om Nama Shivaya indiens. Les vibrations du son pénètrent profondément dans le corps et dans les cellules (voir article Résonance corporelle des sons). Elles éveillent certains codes des cellules ou de l'ADN, codes qui s'activent seulement dans le processus d'éveil (voir articles Codes, mémoires et information et L'ADN et ses modes d'expression).

     

    Géométrie sacrée

    Certains types de figures et de pictogrammes, ainsi que les couleurs, agissent de la même façon que les sons en éveillant les codes cellulaires. Pour les recevoir, on se laisse imprégner par leur beauté en les contemplant. Par exemple dans l'article sur les diagrammes de champ, contemplez le diaporama inclus.

     

    Prière

    La prière n'est pas, comme on le croit communément, le simple fait de réciter mécaniquement un texte. Ce n'est pas non plus une demande faite à un Dieu tout puissant, comme un enfant demande à un parent de le protéger. C'est un dialogue avec votre Source intérieure et la Source élevée dont elle est le poste avancé, comme on dialogue avec un ami. Le dialogue peut se faire avec des mots, des mots appris ou spontanés, ou sans mots, par la pensée et l'intention. Une prière exprime une intention. Cela peut être l'intention d'apaiser vos ombres, de faire la paix, de réaliser la lumière en vous, d'être guidé de la meilleure façon, etc. C'est un travail de collaboration, de co-création. Il se fait dans la gratitude, ce qui signifie que la demande d'aide est associée à un abandon total de ce qui en résulte. Il n'y a pas d'attente d'un résultat, ni de colère si la prière n'est pas exaucée selon les souhaits de l'égo, car la Source a une vue plus globale et saisit le sens subtil de votre demande au-delà de la forme. La prière a pour but d'élever votre état vibratoire. La méditation en est un préalable dans la mesure où elle permet de se détacher de la personnalité. L'état de prière est un état de recueillement et de communication profonde avec la Source, issu du cœur.

    Source


  • "Le projet d'instauration d'une société multiculturelle où les cultures, les religions, entreraient en dialogue, s'enrichissant mutuellement de leur diversité, a paru de nature à remplacer avec bonheur l'ancienne recherche d'assimilation de ceux qui venaient d'ailleurs. Les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et quelques autres ont été en pointe dans ce domaine. Et voilà que le vent tourne. Comment comprendre la montée d'un populisme xénophobe dans une bonne partie de l'Europe ? Réaction de populations déstabilisées par la crise économique mondiale et en quête d'un bouc émissaire ? Ou effet des limites d'une utopie ?

    Les exemples vivants de sociétés multiculturelles dotées d'une certaine pérennité ne manquent pas : l'ancien empire turc, la grande époque d'El Andalus ; de nos jours, le Liban, l'Inde, les États-Unis. Qu'ont-elles de commun ? Une forte ségrégation entre les diverses communautés qui les composent et de grandes inégalités. De leur côté, les sociétés que l'on célèbre pour leur aspect égalitaire, tels les sociétés d'Europe du Nord ou le Japon, sont traditionnellement marquées par une grande homogénéité culturelle. Et, là où, comme en Europe du Nord, cette homogénéité disparaît, le populisme xénophobe est en pleine expansion.

    Deux raisons au moins rendent plus que difficile d'incarner le rêve d'une société multiculturelle qui serait peu ségrégée et égalitaire.

    Pas de lois neutres au regard de la diversité des cultures

    Il n'existe pas d'institutions, de lois (le système politique, le fonctionnement de la justice, le droit du travail, etc.), qui soient neutres à l'égard de la diversité des cultures. Dans les sociétés pleinement multiculturelles, le cadre légal et institutionnel (en particulier la législation de la famille) est fonction de l'appartenance communautaire de chacun. Fidèles à cette logique, certains proposent que, dans les pays européens, la charia régisse l'existence des populations d'origine musulmane. On est vite conduit, dans cette voie, à la coexistence de communautés dont chacune fournit un cadre à l'existence de ses membres et exerce un strict contrôle sur cette existence. L'enfermement communautaire qui en résulte paraît bien peu compatible avec l'idéal d'une société de citoyens vivant dans un espace public commun et dont chacun est libre de ses choix culturels dans une vie privée qu'il mène à l'abri de toute pression.

    Société multiculturelle et forte ségrégation

    De plus, dans une société à la fois multiculturelle et peu ségrégée, où aucun territoire spécifique n'est assigné à chaque communauté, une rencontre des cultures s'opère au quotidien au sein d'une large sphère sociale : dans l'habitat, à l'école, dans le monde du travail. La manière dont chacun mène son existence, le monde d'images, de sons, d'odeurs qu'il contribue ainsi à produire, affecte l'environnement matériel et symbolique où baignent ses concitoyens. Comme l'a montré Pierre Bourdieu dans La Misère du monde, la coexistence, dans un même espace, de populations dont les manières de vivre se heurtent (par exemple parce qu'elles ont des conceptions très différentes de la frontière entre l'univers des sons qui font partie d'une existence normale et celui des bruits qui insupportent) est source de vives tensions. Quelles que soient les politiques de mixité sociale et ethnique dans l'habitat, la liberté que conserve chacun de choisir son lieu de résidence dans la mesure de ces moyens conduit de fait toute société multiculturelle à une forte ségrégation. En France, même si on est encore loin de la logique de ghetto américaine, on a déjà des zones où plus des trois quarts des jeunes sont issus de l'immigration. Pendant ce temps, dans un monde du travail où le « savoir être » est l'objet d'exigences croissantes, où il s'agit de plus en plus de s'engager dans des collectifs au sein desquels il importe de s'entendre à demi-mot, où des formes contraignantes de hiérarchie s'imposent, le fait que certains ne soient pas prêts à se conformer aux attentes de la culture malgré tout dominante rend leur intégration problématique.

    Ne pas mentir aux nouveaux venus

    En fin de compte, l'utopie d'une société multiculturelle dissuade de tenir un discours de vérité aux nouveaux venus et à ceux qui en sont issus, de leur dire, en toute franchise, à quelles conditions ils pourront être reconnus comme membres à part entière de leur nouvelle patrie, de les aider à découvrir ses codes. L'ouverture à l'Autre doit inciter à accompagner avec humanité ceux qui doivent emprunter le chemin difficile de l'adaptation à un autre monde, non à leur mentir.

    Philippe d'Iribarne, directeur de recherche au CNRS.

    Source : Les Echos.fr 17/11/2010"


  • "Pour ne s'en tenir qu'à la situation actuelle en Europe, les uns ne jurent plus que par l'Occident et son aura déjà crépusculaire de liberté mercantile ; les autres par ce qui se lève à l'est et les unit dans une aspiration née sur les décombres de l'ancienne URSS. Et les deux se font face, plus que jamais. Mais lorsque l'Occident se drape dans les oripeaux de la vieille idéologie éculée de sa sacro-sainte "Démocratie", il ne s'en allie pas moins sans vergogne – aux monarchies les plus barbares et décadentes aux Proche et Moyen Orient – et en Ukraine au Parti Social-Nationaliste relooké Svoboda, essai manifestement mal cloné de l'ancien Parti National-Socialiste allemand des années 30 et dont il s'efforcera même assez naïvement de copier les vieux emblèmes. Mais quel rapport entre les soldats du défunt IIIème Reich et les excités de Pravyi Sektor ? La vertueuse UE ne s'en formalisera pourtant pas pour autant, pas plus que de cette étrange alliance de la carpe et du lapin : les affaires d'abord, mais le profil bas. Peu importe la vérité des mots pourvu qu'ils s'incrustent dans les esprits.
    La Russie, elle, n'ira peut-être pas jusqu'à cette hypocrisie, mais ne s'en trouvera pas moins conduite à faire de sa guerre contre l'Allemagne le symbole unificateur de sa "Grande guerre patriotique" à la gloire de l'Armée Rouge en stigmatisant le IIIème Reich comme le Grand Satan agresseur de l'innocente Sainte Russie en juin 1941 – celle-ci, on le sait, partie prenante essentielle du très léonin "Tribunal International de Nuremberg" sur la justice duquel les historiens révisionnistes savent aujourd'hui à quoi s'en tenir. Malédiction de l'Histoire donc, mais Poutine pouvait-il faire autrement avec près de 20 % d'électorat communiste ? Conséquemment ce seront bien derrière les drapeaux de l'URSS soviétique que défileront les armées russes et chinoises le 9 mai 2015. Rire du Diable encore, car s'il est une chose certaine c'est que ce n'était pas contre le peuple russe que s'était dressée l'Allemagne à l'aube du 22 juin 1941 – l'Armée Vlassov suffirait à le montrer – mais bien contre Staline, l'état bolchévique et l'Armée Rouge à ses frontières, quinze jours à peine avant qu'elle ne déferle sur l'Europe ainsi qu'on le sait depuis 1989 et l'ouverture des archives russes. Comme nous le soulignions déjà en 2011, ce sont donc bien incontestablement, qu'on le veuille ou non, les armées du Reich qui sauvèrent l'Europe de la submersion communiste en 1941, et ce au prix de la ruine totale des villes allemandes et du massacre de plusieurs millions de leurs habitants. Car, en définitive, ce n'est pourtant pas l'Allemagne qui atomisa les villes japonaises d'Hiroshima et de Nagazaki, perpétuant ainsi le plus grand crime contre l'humanité que le monde ait connu, mais bien les grands libérateurs de la très noble "Croisade des démocraties"."

    Source : La guerre en marche.


  • Image onirique

    "J'engendre un acte qui va modifier ma structure cellulaire, et je n'ai plus le même corps parce qu'un esprit est entré en moi. C'est l'Esprit qui donne la forme du corps. Après on peut voir sur le corps l'Esprit qui l'a animé, comme les chiens qui ressemblent à leur maître et ainsi de suite. Il y a un mimétisme. Et en réalité c'est l'esprit qui donne la forme, et pas le corps. Et donc tu es modelé par des esprits."


  • "Un mort ne fait pas de symptômes."

    "Paradoxe ? pas tant que ça...est il normal de ne pas avoir de réaction quand nous vivons dans un monde globalement pollué , quand notre alimentation, notre environnement est toxique ? c'est l'absence de réaction qui est un signe très inquiétant..."


  • "Plutôt utiliser le terme grec originel afin de se débarrasser du terme école aujourd’hui corrompu, perverti et subverti et revenir aux sources. La skholè d’origine est dépouillé des affres institutionnelles et historiques, et désigne simplement ce temps de loisir que l’on peut prendre pour se cultiver et apprendre, lorsqu’on n’est pas harassé de travail."

     

     

    « La République doit prendre en main le citoyen du berceau jusqu’à la tombe.»

     

    Jules Ferry

     

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    « Nous avons promis la neutralité religieuse, nous n’avons pas promis la neutralité philosophique, pas plus que la neutralité politique ».

     

    Jules Ferry

                                                                            ***

    « Avec ces nouvelles lois scolaires, nous allons enfin clore l'ère des révolutions. »

     

    Jules Ferry

                                                                            ***

     

    « Non, certes, l’État n’est point docteur en mathématiques, docteur en lettres ni en chimie. (…) Si il lui convient de rétribuer des professeurs ce n’est pas pour créer ni répandre des vérités scientifiques ; ce n’est pas pour cela qu’il s’occupe de l’éducation : il s’en occupe pour y maintenir une certaine morale d’État, une certaine doctrine d’État, indispensable à sa conservation. »

     

    Jules Ferry

     

    Voir aussi : http://www.descolarisation.org/