• Jean Pierre Lepri du CREA  : http://education-authentique.org/


  • Note personnelle : Ce qui me fait penser à ce passage de lecture qui se trouvait dans l'article Les Runes, et le refus d'attacher le Verbe à la Matière :

    (...) ces formes aujourd'hui glacées de givre et muettes, tout cela vivait autrefois pour le Druide et le Thrott d'une frémissante et prodigieuse Métamorphose, et qui se serait détourné de cet univers en pleine puissance au point d'en fixer arbitrairement les formes en signes abstraits quelconques aurait à coup sûr passé pour plus enclin à tuer la vie qu'à la préserver, et comme tel plus pour un possédé des forces de mort que pour un fils de la lumière : de là l'horreur fameuse et l'interdit que les Druides jetèrent sur l'Ecriture, sur cette écriture abstraite dont ils savaient qu'elle introduirait un jour le germe de mort en l'homme - le développement de son intelligence - et par voie de conséquence le dessèchement progressif de ses facultés de perception spirituelle. (...)




  • "La France serait un pays américanisé à outrance, dominé par une Union européenne elle-même sous le joug des USA, de l'Otan etc. Pourtant, on constate une véritable censure de très nombreux best-sellers américains, parfois pendant des dizaines d'années, et principalement des best-sellers libéraux, libéraux-conservateurs, ou conservateurs-identitaires. la faute au lobby marxiste qui dirige la France, une fois de plus." (source)



  • "C’est dans Eumeswil, en 1977, qu’apparaît la dernière Figure nommée par Jünger, la Figure de l’Anarque (8). Venator, le héros de ce livre «postmoderne» qui se veut une continuation d’Heliopolis, et dont l’action se déroule au IIIe millénaire, n’a plus besoin de recourir à la forêt pour n’être pas touché par le nihilisme ambiant. Il lui suffit d’avoir atteint cette hauteur qui lui permet de tout observer à distance sans même avoir besoin de s’éloigner. Typique à cet égard est son attitude vis-à-vis du pouvoir. Alors que l’anarchiste veut faire disparaître le pouvoir, l’Anarque se contente de rompre tout lien avec lui. L’Anarque n’est pas l’ennemi du pouvoir ou de l’autorité, mais il ne cherche pas à s’en emparer, car il n’en a pas besoin pour devenir ce qu’il est. L’Anarque est souverain par lui-même — ce qui revient à dire qu’à travers lui se marque la distance existant entre la souveraineté, qui n’a pas besoin du pouvoir, et le pouvoir, qui ne confère pas toujours la souveraineté. «L’Anarque, écrit Jünger, n’est pas le partenaire du monarque, mais son antipode, l’homme que le puissant n’arrive pas à saisir, bien que lui aussi soit dangereux. Il n’est pas l’adversaire du monarque, mais son pendant». Véritable caméléon, l’Anarque s’adapte à toutes choses, parce que rien ne l’atteint. Il est au service de l’histoire tout en étant au-delà de l’histoire. Il vit dans tous les temps à la fois, présent, passé et futur. Ayant franchi le mur du temps, il est dans la position de l’étoile polaire, celle qui reste fixe tandis que la voûte étoilée tourne toute entière autour d’elle, axe central ou moyeu, «centre de la roue où s’abolit le temps». Ainsi, il peut veiller sur l’«éclaircie», qui représente l’endroit et le moment de re-manifestation des divins. Par quoi l’on voit, comme l’écrit Claudie Lavaud à propos de Heidegger, que le salut est «dans le demeurer, et non dans le franchissement, dans le méditer et non dans le calculer, dans la piété commémorante qui laisse venir à la pensée le dévoilement et l’oubli, qui sont ensemble l’essence de l’alèthéia»(9).

    Ce qui distingue le Rebelle de l’Anarque, c’est donc la qualité de leur mise à l’écart volontaire: retrait horizontal chez le premier, retrait vertical chez le second. Le Rebelle a besoin de se réfugier dans la forêt, parce qu’il est un homme sans pouvoir ni souveraineté, et que c’est seulement ainsi qu’il peut rester titulaire des conditions de sa liberté. L’Anarque lui aussi est sans pouvoir, mais c’est précisément parce qu’il est sans pouvoir qu’il est souverain. Le Rebelle est encore un révolté, tandis que l’Anarque est au-delà de la révolte. La démarche du Rebelle est ordonnée au secret — il se cache dans ce qui dérobe à la vue —, tandis que l’Anarque se tient en pleine lumière. Enfin, alors que le Rebelle a été banni par la société, l’Anarque a banni lui-même la société. Il n’a pas été exclu par elle; il s’en est affranchi."

    Source (texte intégral)

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    Voir aussi, de Ernst Jünger,  deux passages de lecture que j'avais déposé ici en 2012 : Chacun porte en son coeur une autre boussole et, La guerre comme expérience intérieure.


  • "Le peuple est une réalité vivante dont l'être ensemble est politique. L'être ensemble populiste est un être qui réagit à la place vide de la direction politique, il correspond à ce moment de la vie des démocraties où le peuple se met à contre cœur à faire de la politique parce qu'il désespère de l'attitude des gouvernants qui n'en font plus. (...) Le populisme est l'aspiration non encore réalisée à retrouver cette politique qui permet au peuple de continuer à être un peuple."

    Vincent Coussedière "Eloge du populisme".

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    Note personnelle suite aux lignes ci-dessus (et où je souligne dans les deux cas le rapprochement, soit le peuple à rester peuple, soit cette attente de l'homme providentiel) :

    Ce qui me ramène une fois de plus à ceci :

    "L'ochlocratie est, dans la théorie de l'anacyclose – théorie cyclique de la succession des régimes politiques – formulée par l'historien grec Polybe (admise par Cicéron dans le De Republica, et reprise par Machiavel), le pire de tous les régimes politiques. C'est le stade ultime de la dégénérescence du pouvoir. Polybe décrit un cycle en six phases qui fait basculer la monarchie dans la tyrannie, à laquelle fait suite l'aristocratie qui se dégrade en oligarchie, puis de nouveau la démocratie entend remédier à l'oligarchie, mais sombre, dans une sixième phase, dans le pire des régimes qui est l'ochlocratie, où il ne reste plus qu'à attendre l'homme providentiel qui reconduira à la monarchie." dans l'article Pour en finir avec a démocratie directe.


  • "La politique c'est la forme profane de la religion." K. Marx

    (pour le passage avec Michel Maffesoli)





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