• D'autres précisions ici.


  • (Vidéo du 5 novembre 2014)

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    Note personnelle : je rejoins tout à fait cet article dans ses grandes lignes. Je ne suis pas manipulable, enfin, autant que faire se peut.

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  • "Disons que si, au lieu de s’en prendre à la rédaction de Charlie Hebdo, des terroristes avaient décimé celle de Valeurs actuelles, il est fort à parier que les réactions n’auraient pas été les mêmes. On n’aurait pas vu fleurir les « Je suis Valeurs » comme on a vu fleurir les « Je suis Charlie » (du verbe « être », je suppose, pas du verbe « suivre »). La classe politique gouvernementale n’aurait certainement pas parlé d’« union nationale » (thème mystificateur par excellence, d’ailleurs, car une telle « union » profite toujours à ceux qui détiennent le pouvoir et veulent bénéficier d’un consensus). Contrairement à son prédécesseur Hara Kiri, Charlie Hebdo, journal libéral-libertaire, était devenu l’un des organes de l’idéologie dominante. Celle-ci sait reconnaître les siens.

    Il nous est dit, de manière unanime, que Charlie Hebdo avait fait de la liberté d’expression son cheval de bataille. Mais quid des campagnes de délation ayant appelé à mettre Richard Millet à la porte du comité de lecture des Éditions Gallimard, à faire renvoyer Fabrice Le Quintrec de France Inter, ou Robert Ménard et Éric Zemmour d’i>Télé ? La liberté d’expression peut-elle avoir des limites ?

    Assez d’hypocrisie. Le 26 avril 1999, les dirigeants de Charlie Hebdo avaient apporté au ministère de l’Intérieur des cartons contenant 173.700 signatures réclamant l’interdiction du Front national. En matière de défense de la liberté d’expression, on a fait mieux ! Voici quelques semaines encore, Manuel Valls déclarait que « le livre de Zemmour ne mérite pas qu’on le lise », tandis qu’un autre ministre demandait sans honte que « les plateaux TV et les colonnes des journaux cessent d’abriter de tels propos ». Et ne reparlons même pas de l’affaire Dieudonné. Cela dit, soyons justes : parmi ceux qui célèbrent la liberté d’expression quand il s’agit de Zemmour, il y en a malheureusement fort peu qui seraient prêts à la réclamer pour leurs adversaires. Or, « la liberté est toujours la liberté de celui qui pense autrement » (Rosa Luxemburg), ce qui veut dire qu’on n’a de mérite à la défendre que lorsqu’on est prêt à en faire aussi bénéficier ceux qu’on exècre. Mais c’est précisément ce que refuse l’idéologie dominante, y compris aux États-Unis, où le premier amendement permet à tout un chacun de dire ou d’écrire ce qu’il veut, mais où les opinions non conformistes sont encore plus marginalisées qu’elles ne le sont en France. De même que le droit au travail n’a jamais fourni un emploi, le droit de parler ne garantit pas la possibilité d’être entendu !"

    Source (texte intégral) : Charlie Hebdo, libéral-libertaire, était devenu l'un des organes de l'idéologie dominante.

    "Ici, nous avons affaire à des attentats conçus en France par des individus qui se sont radicalisés de façon plus ou moins autonome. Ils sont passés progressivement de la délinquance au djihadisme, mais ce sont le plus souvent des recalés du djihad. Ils sont d’un grand sang-froid, savent utiliser leurs armes, et sont parfaitement indifférents à la vie d’autrui. En même temps, ce sont des amateurs, des branquignols, comme ces frères Kouachi qui décident d’aller décimer une rédaction « pour venger le prophète », mais commencent par se tromper d’adresse, laissent des traces partout, ne prévoient aucune stratégie de repli et oublient leur carte d’identité dans la voiture qu’ils viennent d’abandonner. Des branquignols imprévisibles, ce qui les rend d’autant plus dangereux."

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    Question : Professionnels ou branquignols ?

    (voir l'approche de Thierry Meyssan)


  • "En effet, des membres ou des sympathisants des Frères musulmans, d’al-Qaïda ou de Daesh ne se seraient pas contentés de tuer des dessinateurs athées, ils auraient d’abord détruit les archives du journal sous leurs yeux, sur le modèle de ce qu’ils ont fait dans la totalité de leurs actions au Maghreb et au Levant. Pour des jihadistes, le premier devoir c’est de détruire les objets qui, selon eux, offensent Dieu, puis de punir les « ennemis de Dieu ».

    De même, ils ne se seraient pas immédiatement repliés, fuyant la police, sans avoir achevé leur mission. Ils auraient au contraire terminé leur mission, dussent-ils mourir sur place.

    Par ailleurs, les vidéos et certains témoignages montrent que les assaillants sont des professionnels. Ils avaient l’habitude de manier leurs armes et n’ont tiré qu’à bon escient. Ils n’étaient pas vêtus à la mode des jihadistes, mais comme des commandos militaires.

    La manière dont ils ont exécuté au sol un policier blessé, qui ne représentait aucun danger pour eux, atteste que leur mission n’était pas de « venger Mahomet » de l’humour gras de Charlie Hebdo. (...)

    Les commanditaires de cet attentat savaient qu’il provoquerait une fracture entre les Français musulmans et les Français non-musulmans. Charlie Hebdo s’était spécialisé dans des provocations anti-musulmanes et la plupart des musulmans de France en ont été directement ou indirectement victimes. Si les musulmans de France condamneront sans aucun doute cet attentat, il leur sera difficile d’éprouver autant de peine pour les victimes que les lecteurs du journal. Cette situation sera perçue par certains comme une complicité avec les meurtriers.

    C’est pourquoi, plutôt que de considérer cet attentat extrêmement meurtrier comme une vengeance islamiste contre le journal qui publia les caricatures de Mahomet et multiplia les "unes" anti-musulmanes, il serait plus logique d’envisager qu’il soit le premier épisode d’un processus visant à créer une situation de guerre civile. (...)

    L’idéologie et la stratégie des Frères musulmans, d’Al-Qaïda et de Daesh ne préconise pas de créer de guerre civile en « Occident », mais au contraire de la créer en « Orient » et de séparer hermétiquement les deux mondes. Jamais Saïd Qotb, ni aucun de ses successeurs, n’ont appelé à provoquer d’affrontement entre les musulmans et les non-musulmans chez ces derniers.

    Au contraire, la stratégie du « choc des civilisations » a été formulée par Bernard Lewis pour le Conseil de sécurité nationale états-unien, puis vulgarisée par Samuel Huntington non plus comme une stratégie de conquête, mais comme une situation prévisible. Elle visait à persuader les populations membres de l’Otan d’un affrontement inévitable qui prit préventivement la forme de la « guerre au terrorisme ».

    Ce n’est pas au Caire, à Riyad ou à Kaboul que l’on prône le « choc des civilisations », mais à Washington et à Tel-Aviv.

    Les commanditaires de l’attentat contre Charlie Hebdo n’ont pas cherché à satisfaire des jihadistes ou des talibans, mais des néo-conservateurs ou des faucons libéraux.
    "

    Source (texte dans son intégralité) : Qui a commandité l'attentat contre Charlie Hebdo ?


  • "1) Tout le monde hurle à la remise en cause de la liberté d’expression. Journalistes et politiques en tête. Ceux-là mêmes feignent d’oublier que la France, avec son arsenal législatif des lois Pleven puis Gayssot, a déjà supprimé la liberté d’expression. Que des historiens sont déjà allés en prison pour leurs écrits. Et que la camarilla médiatique sait très bien organiser la mort civile de ceux dont l’expression n’est pas tolérée. Voir les affaires Millet, Zemmour, etc.

    2) Nos politiques prétendent que les tueurs s’attaquent à la « République » ou, mieux encore, à notre « démocratie ». C’est faux et idiot. Charlie Hebdo est un journal comme il en est apparu à toutes époques et sous tous les régimes. Les tueurs vengeurs du prophète se fichent de la République et de la démocratie comme d’une guigne. Ils installent un crime de blasphème puni de mort. Ce qu’il faut défendre, c’est l’identité du modèle français de vie commune dans la cité, modèle attaqué en l’occurrence par les théocrates extérieurs à notre sol.

    3) Le déferlement lacrymal et événementiel est totalement délirant dans son intensité. Chaque élu, chaque corps de métier doit manifester son soutien. Il est en fait à l’image de la place qu’occupe le pouvoir médiatique dans notre cité. Il est vrai que la coterie des victimes rejoint celle des pleureurs. De grâce, un peu de mesure. Voulez-vous que nous fassions la liste des morts français (comme nos soldats en opération) ou d’autres victimes (chrétiens d’Orient, enfants de Beslan ou de Gaza…) massacrées dans l’indifférence ?

    4) Wolinski, Charb, Tignous et Cabu, pour ne citer que les plus connues des victimes, ont passé leur vie à choquer le bourgeois et à user et abuser de tous les sacrilèges possibles. C’était leur droit le plus absolu et la société française devrait respecter ce droit au libertinage. Leur mort violente va sans doute réveiller un peu plus le peuple français qui va s’indigner encore plus des dangers d’un islam agressif et vindicatif sur son sol. Au bénéfice, sans doute, de ces forces politiques que lesdites victimes ont abhorrées et combattues. Joli pied de nez en vérité ; que ces ironistes féroces auraient sûrement apprécié de leur vivant…"

    Source (texte intégral) : Réflexions iconoclastes concernant l'attentat contre Charlie Hebdo.


  • "L'homme du 21e siècle a perdu ses facultés d'observation, avant 1950 sauf si les carences protéiques et l'alcoolisme régnaient, les enfants étaient robustes, ils ignoraient quasiment les otites, les rhino-pharyngites, les bronchites même l'hiver et ceci malgré une alimentation très réduite en fruits aqueux ( les cerises, les fraises, les pommes, les poires, les pêches, les prunes, les oranges, les ananas, les papayes, etc. etc.), parfois un fruit le dimanche était en hiver le seul apport ! (...)
    Si l'on observe la répartition des fruitiers sur la planète, on observe que la nature développe d'autant plus d'arbres fruitiers que le climat est chaud et d'autant moins que le climat est froid.
    Si l'on tient compte de l'instinct et des envies spontanées : on a envie d'un fruit lors d'un bel après-midi Africain, ce fruit qui nous rafraîchit et nous donne la sensation de mieux supporter la chaleur. Par contre, si le climat est froid, on est en Alaska ou en Sibérie, il fait –30°, le fruit ne fait pas envie, on grelotte et le nez coule encore plus après son ingestion : d'instinct la pomme, l'orange ou autre fruit aqueux ne sont pas désirés, au contraire.
    La nature raréfie les fruits en hiver, elle les donne à profusion en été."

    Source : Orange attention

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    Ajout personnel du 1er/10/2015 :

    Ce qui fait dire au docteur Morse que l'homme n'est pas fait pour vivre dans des zones froides, car sa nourriture première est le fruit.

    Ce qui me fait dire aujourd'hui, que peut-être s'agit-il là d'une réaction saine du corps cherchant à se débarrasser de ce qui le pollue, alors qu'avant, les gens ne le faisaient pas, et donc mourraient jeunes, et ce même si pas d'otites et autres rhino-pharyngites. (?) Il y avait tout de même nombre de maladies de poitrine... La tuberculose faisait des ravages.

    Sinon, en effet, manger ce que nous offre notre lieu de vie me semble aussi important, au niveau des plantes sauvages par exemple, ces fameuses plantes dites "mauvaises herbes", le plus souvent. Le grand défi étant de trouver notre équilibre entre ce que nous pouvons trouver sur place, et ce qui nous manque, car faute de bon environnement de vie. 


  • "Plus tard, je rencontre Sartre, je deviens son secrétaire et me voilà engagé dans les sections de l'intelligentsia française et je découvre, non sans quelque stupeur, que tous ces intellectuels étaient d'origine bourgeoise mais adoraient et le peuple et la gauche. Tiens, me dis-je, quelle bonne surprise ! Ces gens n'ont jamais vu un ouvrier de leur vie, ils ont des domestiques et des bonnes mais ils sont de gauche. C'était parfait mais je considérais tout cela d'un œil assez critique et même assez narquois. Si bien que si j'ai été un intellectuel de gauche pendant ces années, j'ai été un intellectuel de gauche curieux, sceptique, en alerte et avec un énorme fond d'ironie.

    Et puis, peu à peu, j'ai vu de quoi était fait cette espèce d'idéalisme. D'une énorme naïveté et plus encore au niveau des individus, de mes confrères intellectuels, romanciers, philosophes, etc., il s'agissait d'une liquidation de leur propre enfance et les explications de leur adhésion à la gauche auraient parfaitement eu leur place dans un manuel de freudisme à l'usage des populations sous-développées. C'était à qui liquiderait sa classe, sa famille, son passé dont il avait honte et qui lui pesaient. En bref, leur démarche était proprement névrotique et ils allaient au peuple plus par haine de leur classe, par haine de leur famille, par rejet de leur milieu d'origine que par une adhésion profonde, vraie, vivante. Ils allaient au peuple parce qu'ils n'en sortaient. Moi, pourquoi vouliez-vous que j'y allasse puisque j'en sortais et que je le connaissais ce peuple, et que je l'aimais et que j'en étais. (...)

    Où vous situez-vous politiquement ?

    Je ne me pose pas cette question. Le matin, au premier café, je ne me demande pas où je me situe politiquement. Je ne me situe nulle part. On me situe. Bien avant Michel Jobert, j'avais dit que je me situais ailleurs. Ailleurs, où ça ? Disons : en liberté. Je ne suis pas un militant. Absolument pas. "Les militants ont en commun avec les éponges, disait Paul Valéry, qu'ils adhèrent". Eh bien, je n'adhère pas. Je suis un aventurier. Je préfère être un voltigeur, un flanc-garde, que marcher dans le gros de la troupe, dans la masse, si vous voulez. 

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