• "Je ne partage pas l'idée selon laquelle l'économie de marché à sorti le monde de la précarité. Je suis témoin du contraire. Dans cette oasis du Sud algérien où j'ai grandi, j'ai vu une petite société pastorale bouleversée par l'arrivée de l'industrie houillère. Mon père, qui faisait chanter l'enclume pour entretenir les outils des cultivateurs, a dû fermer son atelier pour s'abîmer dans les entrailles de la terre. Au Nord comme au Sud, des hommes ont été consignés pour faire grossir un capital financier dont ils n'avaient que des miettes. Ils y ont perdu leur liberté, leur dignité, leurs savoir-faire. J'avais 20 ans quand j'ai réalisé que la modernité n'était qu'une vaste imposture.

    Je n'ai cessé, depuis, de rechercher les moyens d'échapper au salariat, que je considère, à tort ou à raison, comme facteur d'aliénation."

    Source (texte dans son intégralité) : J'ai un énorme contentieux avec la modernité


  • "Le concept contemporain des vacances est un phénomène assez nouveau, qui va de pair avec la modernité. Le travail mobilise autant qu’il immobilise, de façon très institutionnalisée, contre rétribution. Il engendre le besoin d’un espace où l’individu peut se retirer momentanément, prendre du temps pour lui-même. La plupart des civilisations antérieures, souvent agraires ou nomades, ne connaissaient pas cette notion. Je n’en ai par exemple jamais entendu parler durant mon enfance, jusqu’à la découverte de mines houillères dans nos terres ; les Français sont alors venus les exploiter, embauchant du personnel et instaurant en même temps que ce type de travail de brèves périodes de vacances. Auparavant notre vie était cadencée par le travail de la terre, qui alterne les périodes d’activité avec les saisons dites « mortes ». L’hiver, saison où l’on ne peut agir, il n’y avait pas de travaux des champs, les phases de repos étaient déterminées par la nature et non par une organisation sociale particulière.

    Aujourd’hui, dans le cadre de cette sorte de servitude quasiment à vie qu’est devenu le travail, où il faut chaque jour aller pointer, les vacances représentent naturellement un moment bienvenu, mais le temps de souffler, à peine a-t-on repris quelques forces qu’il faut reprendre le collier – expression en elle-même très évocatrice de la condition humaine dans le monde actuel.

    Mais peut-on légitimement considérer les vacances comme un temps vraiment libéré ou bien encore soumis à des comportements prédéterminés par des attitudes collectives standardisées ? Il faut bien admettre que là aussi le profit règne. Quand les vacanciers vont passer un séjour à l’étranger ils deviennent des touristes actifs et alimentent ainsi l’économie du pays. A contrario, les troubles actuels dans les pays du Maghreb ont fait reculer le tourisme et l’on constate déjà le sérieux déséquilibre financier que cela induit. L’importance attribuée au tourisme dans ces pays les a d’ailleurs affaiblis, cette politique menée par leurs gouvernants est regrettable dans la mesure où elle les rend dépendants de l’extérieur au lieu de les inciter à cultiver leurs propres ressources naturelles. Ce type de dépendance se paye malheureusement très cher, lorsque des troubles graves affectent les nations.

    Le temps libre est bel et bien transformé en temps économique, il n’est plus consacré à la méditation, à l’épanouissement de l’esprit, au fait de se retrouver soi-même. Une vie de labeur ponctuée de quelques pauses pour faire des glissades sur la neige ou quelques bains de mer. Les vacances comme parenthèses dans un temps de travail parfois excessif sont-elles suffisantes pour régénérer notre être profond ? Cette question ne vient pas remettre en cause les activités nécessaires à notre survie mais interroge la répartition du temps dédié à l’avoir par rapport à celui qui concerne l’être. Selon les cadences millénaires auxquelles se sont adaptées les civilisations, c’est aux beaux jours d’été que la nature est en effervescence, l’hiver elle entre en dormance ; aujourd’hui les vacances estivales induisent plutôt une cessation du travail. L’administration du repos en fonction de l’économie et non selon les rythmes naturels de la terre et de ceux l’espèce humaine est complètement artificielle, c’est une sorte d’anomalie. Le véritable repos est plus harmonieux : la nature, les animaux, les sols et l’homme devraient goûter ce répit à l’unisson, c’est un temps d’inspiration très puissant où puiser des ressources vitales avant de reprendre une activité."

    Pierre Rabhi

    Source : C'est quoi être en vacances ?

    ****************************

    Voir également : Les hommes du Moyen Age travaillaient-ils plus que nous ?

    Voir aussi L'envers du décor, avec ce passage : "Nous prenons seulement le temps de vivre. Ce qui n'est pas le cas des Occidentaux. Pour eux, le temps, c'est de l'argent. Pour nous, le temps, ça n'a pas de prix."

    Et encore ici L'étape initiatique (pourquoi travaillez-vous ?)


  • "L’Allemagne est le pays qui produit le plus d’électricité avec des énergies renouvelables. Faut-il pour autant chercher l’avenir de la production d’électricité du côté des énergies renouvelables ? Auteur pour ARTE Future, Ozzie Zehner émet des doutes quant à l’énergie solaire et invite à repenser la question.

    J'ai donc créé une agence d’architecture écologique dans un quartier historique de Washington DC. Mon premier client ? Un diplomate désireux de vivre dans une maison solaire passive. J’ai accepté son projet avec enthousiasme.

    Le bâtiment - une maison centenaire - appartenait déjà à mon client. A l’époque de sa construction, quelqu’un avait planté deux chênes du côté ouest. Ces arbres étaient magnifiques. L’été, ils recouvraient la maison de leur ombre. L’hiver, les feuilles tombaient et laissaient les rayons de soleil réchauffer les murs extérieurs. Ainsi, la consommation d'énergie annuelle d’énergie était inférieure de plusieurs milliers de dollars à celle de la maison neuve construite juste en face. Cela faisait un siècle que les arbres rendaient service à la maison. Mais des panneaux solaires sur un toit ombragé, ça ne peut pas fonctionner : j'ai donc abattu les deux chênes. J’allais bientôt découvrir que ce n’était que le premier sacrifice exigé par l'installation de cellules photovoltaïques.

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  • "Ce qui importe est de dénoncer cette tentation centralisatrice, qui nous fait miroiter ce rêve de pacifier les relations entre individus et d'éviter les guerres. Il est fort possible qu'un gouvernement mondial, de façon transitoire, mettrait un terme aux violences entre peuples et nations, mais ce serait leurs substituer celle inhérente à son fonctionnement, qu'il exercerait sur tout le monde de façon absolutiste et implacable.
    Espérons qu'il y ait toujours une grande diversité d’États, et que par la sécession il y en ait une nouvelle multitude qui se joignent à ce grand concert des nations, et cela en toute liberté et loin de toute domination hégémonique."

    Source (texte dans son intégralité) : http://boboliberal.blogspot.fr/2013/09/des-bienfaits-de-la-non-mondialisation.html

    Note personnelle : j'aurai plutôt noté comme titre (dans l'article source) "Des bienfaits du non mondialisme"... De la différence entre la mondialisation et le mondialisme, encore et toujours. (même erreur, à mon sens, dans l'article suivant de ma note ci-dessous, les socialistes et libéraux sont favorables au mondialisme - et non à la mondialisation -, d'où l'aspect universalisme du tous dans le même moule, de la masse d'individus atomisés)

    Autre note personnelle : ce qui rejoint ce passage de l'article "Libéralisme et socialisme : 2 doctrines aux mêmes fondamentaux" : "Un État mondial ne serait pas une communauté, mais, au mieux, une collection d'ethnies concurrentes, et, au pire, une masse d'egos isolés, n'ayant de lien qu'avec l'État et le marché."


  • "Comme le libéralisme est, à l'origine, une doctrine anti-traditionnelle, remettant en cause la nécessité d'une inégalité de droit reflétant les hiérarchies naturelles, ou le déterminisme qu'implique le fait de partager des gènes, une histoire et une culture, les libéraux et leurs alliés conservateurs s'adressent non pas à ceux qui ont tort de les écouter, mais à la gauche, à laquelle ils s'échinent à démontrer que plus de liberté économique signifierait moins d'inégalités, une plus grande réussite des minorités ethniques, etc.
    Ce qu'ils entendent par « socialisme » n'est d'ailleurs pas très clair. Dégageons donc les éléments principaux du socialisme tel qu'il est compris et voyons comment ils se situent par rapport à eux :

    Universalisme : le socialisme contemporain implique une vision globale du monde, visant à l'établissement d'un État mondial. Le libéralisme ne remet pas en cause cette vision globale, simplement son moyen : plutôt que l'édification d'États continentaux puis leur fusion en un seul État mondial, le libéralisme postule que les échanges entre individus, notamment économiques, parviendront le mieux à réunir les hommes. Notons que socialistes comme libéraux sont favorables à la mondialisation, les premiers par la politique, les seconds par l'économie. Ils sont les deux jambes du projet globaliste. 

    Progressisme : libéraux comme socialistes s'accordent sur leur vision de l'histoire, linéaire plutôt que cyclique. Il n'y a pas de place pour la Tradition dans cette vision. La frange conservatrice du libéralisme, inspirée notamment par les écrits de Burke, considérera la tradition comme une sorte de bagage qui se transmettrait de génération en génération et qui, par apports successifs, permettrait aux hommes de « progresser », toujours plus haut. Or, la Tradition au sens évolien est tout simplement ce qui est vrai de tout temps et en tout lieu. Dominique Venner disait que la tradition est « ce qui ne passe pas ».

    Égalitarisme : le socialisme au sens actuel postule l'égalité des hommes ; le libéralisme s'accorde avec le socialisme à ce sujet, il entend simplement défendre l'égalité formelle (juridique), et non réelle. Mais c'est une illusion : l'égalité formelle, dont une application est le suffrage universel, conduit aux exigences d'égalité réelle de la part de ceux qui, étant moins doués que les autres, réclament du pouvoir politique une garantie d'égalité de condition. À cela, les libéraux n'ont pas de réponse satisfaisante.

    Collectivisme : c'est le seul point de contention entre socialisme et libéralisme. Mais le collectivisme des socialistes d'aujourd'hui est mal compris. Il ne s'agit pas tant d'un collectivisme que de l'application égalitaire et universelle de l'individualisme qui est à la base tant du socialisme que du libéralisme. Quand le socialiste parle de la collectivité, il n'entend pas une collectivité enracinée dans un peuple, une terre et une tradition, mais l'ensemble de l'humanité entendue comme une masse d'individus atomisés. Le vrai collectiviste sera nécessairement particulariste, puisque toute communauté repose sur un principe d'exclusion. Un État mondial ne serait pas une communauté, mais, au mieux, une collection d'ethnies concurrentes, et, au pire, une masse d'egos isolés, n'ayant de lien qu'avec l'État et le marché.

     

    Comme on le voit, c'est le seul trait souhaitable (d'un point de vue traditionaliste) du socialisme que les libéraux combattent. Ils n'ont rien à redire sur l'universalisme des socialistes contemporains, ni vraiment sur leur égalitarisme. Tout au plus diront-ils que la « vraie égalité » ne saurait être que juridique. En revanche, le collectivisme, que les libéraux associent faussement au socialisme, est ce qu'ils dénoncent le plus fréquemment. Ils lui reprochent son corollaire, à savoir l'autorité, puisqu'une communauté ne peut tenir que si les personnes la composant sont contraintes d'y rester, et d'œuvrer à son bien commun. Pour le libéral, toute communauté qui ne repose pas sur un contrat entre ses membres individuels implique une coercition. C'est tout à fait exact, mais la coercition est nécessaire, souhaitable, et bénéfique. L'individu n'existe que parce qu'une communauté lui a donné naissance, l'a nourri, protégé, éduqué, et il doit donc rendre à cette communauté ce qu'elle lui a apporté, en lui étant fidèle, en la défendant, et en travaillant à son bénéfice. Il a aussi le devoir d'engendrer, nourrir, protéger et éduquer ses successeurs. (...)

    Défendre, par exemple, l'idée selon laquelle tout groupe humain doit résulter d'un contrat entre ses membres est catastrophique à une époque où les seuls qui croient à ces idées fausses, à savoir les peuples européens ou d'origine européenne, sont démunis face à ceux pour lesquels l'identité n'est pas affaire de contrat, mais de déterminisme. On ne choisit pas d'où l'on vient, et l'on doit défendre les siens. (...)

    Ce que les libéraux dénoncent en lui (le socialisme) est le collectivisme, et c'est un collectivisme qu'il nous faut."

     Source (texte dans son intégralité) : http://criticusleblog.blogspot.fr/2013/07/le-socialisme-est-le-cadet-de-nos-soucis.html


  • "Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.
    Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ?
    Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l’électeur moderne ?
    Et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément ?
    Nous l’attendons.
    Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l’Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne; je comprends M. Chantavoine s’obstinant à chercher des rimes; je comprends tout.
    Mais qu’un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n’importe lequel parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu’elle soit, trouve un électeur, c’est-à-dire l’être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière, quand ce n’est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m’étais faites jusqu’ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, â chauvin !
    Il est bien entendu que je parle ici de l’électeur averti, convaincu, de l’électeur théoricien, de celui qui s’imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer — ô folie admirable et déconcertante — des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l’électeur      « qui la connaît » et qui s’en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute-puissance » qu’une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain.
    Sa souveraineté à celui-là, c’est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n’a cure du reste. Il sait ce qu’il fait.
    Mais les autres ?

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  • Après avoir vu il y a plusieurs mois les deux vidéos (qui suivent au bas de cet article) du film "La stratégie de choc - La montée d'un capitalisme du désastre" de Naomi Klein, film tiré de son livre "La stratégie du choc", après avoir été prise de nausées suite à ce film, après m'être demandé comment une personne pouvait mettre bout à bout de tels faits avec de telles conclusions, après avoir laissé le temps s'écouler pour "digérer" la chose, voilà que je me suis finalement mise à faire quelques recherches sur le net histoire d'éclairer ma lanterne.

    Voici différents liens à même de fournir d'autres éclairages :

    - Le mythe des "Chicago Boys"

    - L'état du Chili sous Allende

    - Salvador Allende et la voie chilienne vers le socialisme

    - Anticapitalisme : leçon de propagande appliquée

    Il y a bien trop de choses qui me font bondir, tout est tiré par les cheveux dans ce film de Naomi Klein, et en cela j'approuve ce titre d'article le concernant : "Anticapitalisme : leçon de propagande appliquée". 

    Note : au sujet des "anti" ceci ou cela, voir également la conclusion de l'article "Les antifascistes d'aujourd'hui feront les fascistes de demain".

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  • "J'ai remarqué que la vie se rythmait par tranche de 15 ans.

    • De 0 à 15 ans - Education : on est éduqué, sans pouvoir choisir, comme un petit animal que l'on dresse.
    • De 15 à 30 -  Instruction : on s'instruit, en choisissant ses études, ses centres d'intrêts, ses stages puis ses premier boulots.
    • De 30 à 45 ans - Construction : on construit sa famille (j'ai une femme et 5 enfants) et son travail (j'ai créé une 1ere société de conseil qui est montée à 100 personnes en 10 ans, puis une 2ème où nous sommes actuellement 20). Etre maître de son propre métier c'est déjà une liberté énorme.
    • Arrivé à 45 ans, on est à une demi vie. A l'instar d'une célèbre publicité pour du café on se dit : "what else ?" pour les 15 prochaines années.

    Certains changent de vie, de femme, de métier, de pays… Pour ma part je suis fier de ce que j'ai construit et j'ai décidé de consolider mes constructions. Ceux parmi vous qui font des études de physique le savent : on est stable que sur 3 appuis et non 2. Donc la famille et le boulot ça suffit pas. Il faut un 3eme pilier pour consolider la position.

    • 45 - 60 : Consolidation. J'aurai pu choisir un hobby, une quête, une cause, comme celle du libéralisme.

    J'ai choisi de me consolider, Moi l'unique, comme dit Max Stirner, en agissant à mon niveau, dans mon quotidien, pour mon bien. Car au final, quand les enfants sont partis, quand on est à la retraite (si on y arrive), que reste-t-il à part soi-même ?

    Une des actions visibles que je mène dans cette consolidation est de me libérer des monopoles illégaux que sont la sécurité sociale et la retraite par répartition.

    Je le répète, je n'ai pas la prétention de militer pour la fin de ces monopoles. Pour moi ils sont déjà fini donc je les quitte  !

    Nombre d'entre vous, conditionné par l'éducation civique, les corps intermédiaire et les médias, pensent que la Sécu est un organisme d'Etat ; il n'en est rien. (note personnelle : "Les administrations de sécurité sociale sont les organismes de droit privé, chargés d'une mission de service public." voir Wikipédia, voir également en bas de ce billet***)

    Depuis 2001 le monopole de la sécurité sociale a été abrogé. Depuis la signature des directives européennes 92/49/CEE entièrement transposées dans la loi depuis 2001 (lois nº 94-5 du 4 Janvier 1994, nº 94-678 du 8 août 1994 et 2001-624 du 17 Juillet 2001) les régimes de sécurité sociale maladie et retraite sont en concurrence avec les organismes d'assurance européens permettant de s'assurer librement.

    Même si ce fait est encore contesté par ces organismes sous prétexte d’être des régimes légaux non visés par ces directives, la cour de justice de l'Union Européenne a depuis clairement défini dans son arrêt PODESTA ce qu'est un régime légal et établit que les régimes de sécurité sociale et notamment le RSI ne le sont pas. Par conséquence tout le monde peut s'assurer librement pour les risques maladie et retraite partout en Europe et ainsi arrêter de cotiser au RSI.

    Par ailleurs vous êtes exonéré de CSG de CRDS et d'URSSAF (sauf AF), ne faisant pas partie du système social français. (...)

    Outre les risques que l'on m'oppose concernant ma couverture maladie, mais qui ne concerne que moi, le principal reproche qui m'est fait est celui d'un déni de solidarité.

    Là encore, l'Etat entretien la confusion entre assurance et solidarité autour de ses prestations dites sociales. En bon libéral je dirai qu'une solidarité qui n'est pas librement choisie mais imposée est simplement... un impôt.

    Soit on l'accepte et on paye l'impôt, soit on quitte le pays pour un autre où ce taux d'imposition (ou de solidarité) est plus faible.

    L'assurance maladie comme toute assurance doit être payé par des cotisations. Théoriquement en fonction de votre niveau de risque et de couverture. En effet, pourquoi irais-je payer une cotisation plus élevé pour les risques que prend mon voisin en faisant du ski, du VTT en forêt , en ne faisant pas attention à sa santé.

    Au contraire, si je fais attention à ma santé, si je fume pas, je mérite un bonus ! Donc si l'assurance est payé par des Cotisations, la Solidarité doit être payée par l'Impôt.

    A titre personnel, en restant en France, j'accepte implicitement que ceux qui ne peuvent pas payer (de bon droit) leur assurance à cause de leur revenu et/ou de leur niveau de risque non choisi en raison une affection dont ils ne sont pas responsables (handicap, longue maladie) , que ceux-là donc bénéficie d'une solidarité pour qu'ils puissent être décemment soigné.

    On pourrait donc imaginer que chacun choisisse son assurance, paye sa cotisation selon son risque et, que pour des raisons de solidarité propre au cadre social de notre pays, l'impôt serve à payer le complément de cotisation permettant de s'assurer.

    D'ailleurs, les économies que je fais sur mon assurance maladie privée augmentent d'autant mon revenu imposable : je suis donc encore plus solidaire qu'avant en ayant quitté la sécu !

    De même, la retraite reste obligatoire mais on a le choix de cotiser à l'assurance vie européenne de son choix avec certitude que ce qui a été cotisé sera récupéré,  avec intérêt, et, cerise sur le gâteau, de pouvoir sortir en rente mais aussi en capital, et de pouvoir transmettre ce capital à qui l'on souhaite. Ce qui n'est pas le cas de la retraite par répartition où on ne sait pas ce qu'on va toucher et que vos ayants droits ne peuvent récupérer, pas même votre conjoint dont le principe de réversion ne lui octroie que 54% !"

     Source (dans son intégralité) : Je quitte la sécu : Episode 17

    Voir aussi le site avec tous les autres épisodes : http://jequittelasecu.blogspot.fr/

     

     *** La réalité : l’organisation de la Sécurité sociale est par construction indépendante de l’Etat. Le Code de la Sécurité sociale est juxtaposé à la Constitution. Les Caisses, l’URSSAF sont de droit privé (comme des mutuelles qu’elles sont en réalité), avec mission de « service public ».

    Il n’y a pas en France d’assurance maladie étatique comme dans certains pays. Une assurance maladie étatique aurait au moins l’avantage de fournir une couverture minimale dont les coûts seraient maîtrisés, tout en laissant par ailleurs le mutualisme et l’assurance privée se développer librement et couvrir la grande majorité des personnes.

    Cependant, on peut parler d’étatisation rampante de l’assurance maladie durant ces dernières années. L’exécutif des Caisses est désigné par le gouvernement, les comptes de la Sécurité Sociale sont formatés par le ministère avant d’être présentés au Parlement (censé exercer un contrôle), et la fixation des taux de cotisation échappe aux partenaires sociaux. L’Etat fixe le prix des médicaments, la rémunération des médecins, leur numerus clausus, décide de l’agrément des cliniques privées...

    Il y a par ailleurs un grand nombre d’organismes de nature juridique différente mais dits « de sécurité sociale » : on compte plus de 1 000 organismes différents (les caisses à elles seules comptant plus de 100 000 employés), et même un « musée de l’assurance maladie » et un « Comité d’histoire de la Sécurité sociale », sans parler des « Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie », « Haute autorité de santé », etc. (source : La légende rose de la sécurité sociale)


  • 1/ VERSION ALLEMANDE ou ANGLAISE (en fonction des sources)

    La fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule.
    Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.
    La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été.
    Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.
    La cigale grelottante de froid n'a ni nourriture ni abri et meurt de froid.

    FIN

     

    2 / VERSION FRANCAISE

    La fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule.
    Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.
    La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été.
    Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.
    La cigale grelottante de froid organise une conférence de presse et demande pourquoi la fourmi a le droit d'être au chaud et bien nourrie tandis que les autres, moins chanceux comme elle, ont froid et faim.
    La télévision organise des émissions en direct qui montrent la cigale grelottante de froid et qui passent des extraits vidéo de la fourmi bien au chaud dans sa maison avec une table pleine de provisions.
    Les Français sont frappés que, dans un pays si riche, on laisse souffrir cette pauvre cigale tandis que d'autres vivent dans l'abondance.
    Les associations contre la pauvreté manifestent devant la maison de la fourmi.
    Les journalistes organisent des interviews demandant pourquoi la fourmi est devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le gouvernement pour augmenter les impôts de la fourmi afin qu'elle paie "sa juste part".
    En réponse aux sondages, le gouvernement rédige une loi sur l'égalité économique et une loi (rétroactive à l'été) d'anti-discrimination.
    Les impôts de la fourmi sont augmentés et la fourmi reçoit aussi une amende pour ne pas avoir embauché la cigale comme aide.
    La maison de la fourmi est préemptée par les autorités car la fourmi n'a pas assez d'argent pour payer son amende et ses impôts.
    La fourmi quitte la France pour s'installer avec succès en Suisse.
    La télévision fait un reportage sur la cigale maintenant engraissée. Elle est en train de finir les dernières provisions de la fourmi bien que le printemps soit encore loin.
    L'ancienne maison de la fourmi, devenue logement social pour la cigale, se détériore car cette dernière n'a rien fait pour l'entretenir.
    Des reproches sont faits au gouvernement pour le manque de moyens.
    Une commission d'enquête est mise en place, ce qui coûtera 10 millions d'euros.
    La cigale meurt d'une overdose.
    Libération et l'Humanité commentent l'échec du gouvernement à redresser sérieusement le problème des inégalités sociales.
    La maison est squattée par un gang d'araignées immigrées.
    Le gouvernement se félicite de la diversité multiculturelle de la France.
    Les araignées organisent un trafic de marijuana et terrorisent la communauté.

    FIN

    (texte trouvé sur le net, différentes sources entre les années 2008 et 2013)





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