• Pour faire suite à mon précédent article Sur le chemin de la pleine santé, je note qu'en observant la nature et en particulier certaines espèces animales, il me semble logique - pour ne pas dire évident - qu'en cuisant nos aliments nous sommes tombés à côté de la plaque (cet éternel enfer pavé de bonnes intentions), ceci étant, la bonne nouvelle, c'est qu'en faisant des erreurs, nous apprenons :

    (en dehors de toute discussion sur la question de l'origine humaine, c'est à dire remise en question ou pas de l'évolution de l'homme)

    "Le bonobo est frugivore folivore. Il se nourrit essentiellement de fruits mûrs et de plantes. Il arrive occasionnellement, qu'ils se délectent d'un petit invertébré." (source)

    "(...) les chimpanzés (...) sont omnivores, se nourrissant de feuilles, fruits (80 % du temps dévolu à sa consommation), bourgeons, miel, d'insectes, d'œufs d'oiseaux et à l'occasion de petits mammifères." (source) 

    "Les Gorilles, Gorilla, forment un genre de grands singes de la famille des Hominidés. (...) Ce sont les êtres vivants les plus proches de l'Homme, après le Bonobo et le Chimpanzé, puisque l'ADN des gorilles est de 98 % à 99 % identique à celui des humains. (...)

     Les gorilles se nourrissent principalement de végétaux : fruits en grande partie, pousses, tiges, feuilles, mais parfois aussi d'insectes (termites et autres)." (source)

    Nous nous sommes joyeusement fourvoyé et avons ouvert la porte à notre dégénérescence, à nous, à nos familles, mais aussi à nos compagnons animaux (chiens, chats) à qui nous faisons subir les mêmes torts - c'est à dire des déséquilibres de notre état naturel qui est la pleine santé - en leur faisant ingérer des aliments cuits et autres aliments qui ne leur conviennent pas (voir la vache folle, etc...).

    Mais c'est le grand n'importe quoi ! c'est la cuisson qui a fait de l'homme ce qu'il est aujourd'hui, un être supérieur !! Réduit chaque jour un peu plus à l'impotence ? Oui. A tel point que nos génies, nos "êtres supérieurs", nos apprentis sorciers rêvent de nous libérer définitivement de l'état de nature, pour nous plonger dans le transhumanisme (les nanotechnologies).

    Personnellement j'ai basculé dans l'alimentation crue cet été, j'ai débuté le 1er août très exactement. J'utilise encore mon four pour mon fils qui réclame des gâteaux - et du pain, car je faisais mon pain depuis plus de quinze ans (au levain depuis environ deux ans), mais j'ai arrêté, donc il compense avec quelques gâteaux -, mais je pense que bientôt (si c'est possible) je l'utiliserais pour déshydrater certains aliments (chaleur tournante et réglage très fin, je l'utilisais pour faire lever mon pain à 25°).

    Du coup, j'ai tout à apprendre ! Je me retrouve dans la peau d'une novice. Je ne sais plus rien, ou si peu. Désapprendre pour réapprendre, je passe mon temps à ça, et c'est passionnant.

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  • Si un sujet me semble essentiel dans l'apprentissage de l'autonomie, c'est bien celui de la santé. Au cours de ces derniers mois - quasi une année entière - j'ai passé une grande partie de mon temps à lire des livres et à regarder des vidéos traitant de la santé, mais de la santé d'une façon autre que celle véhiculée par le monde médical actuel. Ce qui en ressort c'est que l'utilité du monde médical dans nos sociétés dites développées se vérifie à mes yeux en cas d'accident physique, donc de cassure d'un membre ou de brûlure intense, voir de coupure profonde. Mais pour le reste, c'est à moi et uniquement à moi de prendre les choses en main. C'est à moi d'apprendre le fonctionnement de mon organisme, à moi de faire des expériences. Pour nombre de survivalistes, il est important de savoir aussi faire des points de suture, d'avoir du matériel et un savoir faire pour pallier tout problème grave avant la venue des secours. Je rejoins cette idée, et ce même si j'en suis à des années lumière.

    Ce que j'ai découvert ces derniers mois, c'est par exemple le rôle majeur de la lymphe, du système lymphatique. Que la cuisson des aliments tue les énergies que ces mêmes aliments sont censés nous apporter. Que nous nous alimentons donc d'aliments morts, tout comme nous ingérons des idées qui nous polluent - et aussi L'art et la manière d'avaler -, comme ces aliments morts polluent notre organisme. Et puis il y a ces remarques d'Irène Grosjean que je trouve essentielles : "Un excitant et un aliment, c'est deux choses différentes." et "Si notre corps est composé de deux tiers de son poids de liquide et de un tiers de cellules, un corps de 60kg il y a 40l de liquide dont 5 à 6l de sang. C'est le seul liquide dont on parle scientifiquement. Et le reste, on en a fait quoi ? Le reste que les anciens appelaient les humeurs, et pour cause. (de 44 min. 22 à 46 min. 11 de vidéo ci-dessous) Et donc, ces humeurs, ce dépotoir comme dit Irène, eh bien c'est le système lymphatique complètement engorgé par toutes les cochonnerie que nous ingérons.

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  • Le sacrilège - ou le blasphème - n'existe plus aux yeux des athées (et des laïques ?), tout peut être dit ! c'est la liberté d'expression !! clament-ils, un signe du progrès. Et pourtant, s'ils savaient... Il s'est juste converti à la diffamation, en république démocratique (cette religion là, voir lien au bas de l'article***).

    C'est le "sacrilège à l'échelle humaine", soit la diffamation et tous les procès qui en découlent pour un oui ou pour un non. Du vol du sacré, le divin, au vol de l'honneur, ce sacré de l'humain. Ce qui finalement est assez logique, puisque chaque homme est devenu un dieu vivant. (et ce même si ce type d'infraction existe depuis le droit romain)

    *****************************

    Sacrilège, étymologie : Du latin sacrilegium, venant de sacrilegus (« sacrilège ») avec le suffixe -ium, venant lui-même de sacer (« sacré ») et lego (« cueillir = prendre »).

    Diffamer, étymologie : Du latin diffamare (« diffamer, dénigrer, décrier, discréditer, déshonorer »), de fama.

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    Ajout du 29/01/2015 :

    Blasphème, étymologie : Du latin blasphemia, venant lui-même du grec ancien βλασφημία, blasphêmía. Mot composé de βλάσφημος, blasphêmos (« blasphème ») et -ία, -ía.

    1. Parole de mauvais augure, parole tabou qui ne doit pas être prononcée dans une cérémonie religieuse.
    2. Mauvais propos, médisance, calomnie, diffamation.

    *****************************

     *** Voir Le combat contre les religions est perdu d'avance.


  • Si je pousse encore plus loin mes réflexions précédentes (voir Si j'étais une planteSi nous étions tous des plantes et De l'effrayante réalité des choses de la Vie), si je pousse la métaphore, si je fais correspondre le monde des plantes à celui que nous nommons nos religions, je constate que le fonctionnement est le même. Si je prends quatre plantes avec un fort système racinaire, ou une grande faculté de développement : un fraisier, un pied de menthe, un millepertuis et un pied de renouée du japon, si je considère que le pied de menthe, le millepertuis et la renouée du japon correspondent aux trois religions du livre, et que le fraisier représente la laïcité (cette religion du non religieux qui s'ignore, idem pour l'athéisme, tout comme pour nos états et autres républiques, groupes politiques, etc... les fervents ne manquent pas ; l'humain met forcément du religieux partout dès qu'il se rassemble, qu'il en soit conscient ou pas, qu'il le vomisse, l’exècre, ou le nie, l'idéal de quelque chose donne le ton, c'est la religiosité).

    A partir du moment où il y a regroupement de personnes, il y a religion, ils communient, l'union fait la force, etc... Les prédicateurs de toutes sortes sont nombreux, les prêches, les psalmodies sont monnaie courante.

    Le "vivre ensemble" - un exemple parmi tant d'autres - si présent autour de nous n'est jamais qu'un euphémisme, puisqu'il est la religion (qui ne se dit pas ! dérive de l'image du Dieu dont on ne dit pas le nom) de l’État laïque.

    Autant la spiritualité est individuelle, elle ne se partage pas, il y a toujours des nuances, des différences entre la spiritualité des uns et des autres, autant elle devient automatiquement religion si deux personnes se regroupent pour en établir les contours, pour la définir et l'exposer aux yeux de tous sous une même bannière, car cette spiritualité perd l'essence même du porteur d'origine, étant lui-même unique en son genre, comme tout être humain à la base.

    ****************************

    Religion, étymologie : du latin religio lui-même d’origine incertaine. Gaffiot le rattache à relego, relegěre (rassembler de nouveau, recueillir de nouveau), à la suite de Cicéron, avec le sens de religion, scrupule religieux, parfois aussi superstition. D’autres auteurs anciens rattachent religio à religo, religāre (lier, attacher).

    Spiritualité, étymologie : espiritualité. Emprunté au latin spiritalitas ou spiritualitas « spiritualité, immatérialité  ».

    Prédication, étymologie : Emprunté au bas latin ecclésiastique praedicatio (« action d'annoncer l'Évangile »), en latin classique (« publication, proclamation »). Du latin prædicere (en français : « dire devant »). Le double sens du préfixe latin præ– fait que la même racine prædicere a aussi donné en français au verbe « prédire », signifiant « dire avant (ou à l'avance) ».

    Communion, étymologie : Du latin communio :

    (Nom) De communis (« commun ») avec le suffixe -io.

    (Verbe) De munio (« munir, fortifier ») avec le préfixe con-.

    *****************************

    J'en reviens donc à mes pieds de menthe, millepertuis et renouée du japon que je nomme religions du livre (le judaïsme, le christianisme et l'islam) si je les transpose, et à mon pied de fraisier devenu laïcité. Je me retrouve alors avec un quatuor de religions cherchant à prendre le dessus les unes sur les autres, et ce au fur et à mesure du temps qui passe, des siècles qui s'écoulent, au gré du vent et des conditions météorologiques. Mais alors, à quel moment l'une prend-elle le pas sur une autre, dans un pays donné ? A chaque fois que l'une d'entre elles perd de sa vitalité, dès que l'une fait mine de végéter pour x et x raisons. D'où l'absurdité de chercher à évincer les religions (et autres sectes, car c'est exactement le même principe) car elles réapparaissent d'office sous une autre forme - la nature ayant horreur du vide -, plus rusées (pour la survit !) encore que les premières (dogme), car elles prétendent ne pas en être et piègent d'autant les plus influençables (mais pourquoi pas ! si cela leur convient), tous cherchant l'élévation promise, qu'elle soit divine ou sociale .


  • Si je poursuis encore un peu plus ma réflexion, suite aux articles Si j'étais une plante, et, Si nous étions tous des plantes, je peux aussi me dire :

    - Ma fille tu débloques complètement, la différence entre l'homme avec un grand H, l'humain donc, et le reste de ce qui l'entoure, c'est justement qu'il se doit de s'extirper de cette base animale, voir végétale, pour se tirer vers le haut, s'en aller voguer dans les hautes sphères, tel l'aigle royal.

    - Certes, mais pour se faire, il nous faut bien être conscient d'où nous venons. Ne pas oublier ce que nous sommes au plus profond, ce qui nous régit, or ce que nous sommes au plus profond nous vient à la fois de cette base animale, végétale, terrestre, et de cet élément plus ou moins définissable, et là je vais faire un gros mix : âme, Esprit, ce qui nous dépasse.

    - D'accord, mais ce que tu avances n'est pas audible pour la plupart des gens. Tu omets l'aspect sentimental, le lien des uns pour les autres, les massacres, les souffrances, les tortures infligées, les atrocités de la guerre, cette violence là, c'est insupportable, et ce même si ça existe depuis toujours.

    - Oui et non, car c'est bien là que le bât blesse, je n'omets rien du tout, c'est juste nous qui ne sommes plus capable de réfléchir posément sans mêler dans la seconde qui suit nos larmoiements sur la condition humaine.

    - Mais c'est cela la richesse de l'humain ! Être capable de pleurer sur le malheur de ses congénères.

    - Sur le malheur de ses congénères ou sur notre propre malheur ? voir les deux à la fois, histoire de faire bonne mesure. S'apitoyer sur soi, l'humain sait faire ça depuis la nuit des temps. Est-ce que cela l'aide pour autant dans sa réflexion, dans sa compréhension des choses de la vie ? S'il arrive à dépasser cela, oui, sinon, j'ai comme un gros doute. Ça ne me saute pas aux yeux depuis que l'homme est homme. Mais peut-être est-ce moi qui manque de savoir sur nos ancêtres. La Vie, cette force là est violente, oui, c'est ainsi.

    - Sans cœur, tu as un cœur de pierre.

    - Nietzche disait dans "Ainsi parlait Zarathoustra" (du dépassement de soi-même) :« Et la vie elle-même m'a dit ce secret : "Vois, dit-elle, je suis ce qui doit toujours se surmonter soi-même." »

    et dans "Ecce Homo" (pourquoi je suis un destin) :

    « C'est de ce passage, et d'aucun autre, qu'il faut partir pour comprendre ce que veut Zarathoustra : la race d'hommes qu'il conçoit conçoit la réalité telle qu'elle est : ils sont assez forts pour cela ; — la réalité n'est pas pour eux chose étrangère ni lointaine ; elle se confond avec eux : ils ont en eux tout ce qu'elle a d'effrayant et de problématique car c'est à ce prix seul que l'homme peut être grand. »


  • Si je continue ma réflexion du billet précédent, à savoir Si j'étais une plante, je m'aperçois qu'il est possible de transposer le comportement des plantes à celui des humains. Ainsi, il semble naturel qu'une espèce n'ayant pas en elle un système racinaire aussi puissant qu'un pied de menthe, ou ne formant pas de stolons, de rhizomes, de gourmands ou, dans un autre genre, ne drageonnant pas, aille éventuellement se semer plus loin, ailleurs - au gré du vent et autres pollinisateurs - pour survivre, sinon, sans cela elle meurt tout simplement, elle est vouée à disparaître. Or dans ce monde, la survit des espèces est l'élément moteur.

    Donc, si je m'en tiens à cela, je trouve alors tout aussi naturel de voir des humains étaler leur influence dans une zone donnée, quitte à faire disparaître toute autre influence possible et ne laisser survivre que ceux qui le supportent, à l'ombre du "leader", ou d'un petit groupe de "grands Manitou", les pieds de menthe et autres plantes résistantes du lieu ; de voir d'autres humains ne pouvoir supporter de telles conditions et s'envoler vers d'autres contrées plus clémentes à leur goût - en avion avec tout le confort pour certains, dans des soutes pour d'autres, sur bateaux ou dans des barques, quitte à risquer de couler en chemin lorsqu'il s'agit d'embarcations plus que surchargées... - que ce soit pour le climat, les questions politiques, l'agrément d'une prise en charge au niveau d'une société donnée (aides en tout genre), etc...

    Je trouve alors d'un seul coup qu'il n'y a rien là-dedans d'anormal, qu'au contraire tout cela est assez naturel, logique, question de survit pour les uns et les autres. Ici, pas de questionnement sur "retourne donc dans ton pays" ou, "va créer chez toi ce qui n'y est pas pour que tu puisses t'y sentir bien", et j'en passe...

    A chacun son essence au départ, et donc à chacun sa façon de vivre et de s'envoler vers un ailleurs, ou au contraire de rester fermement ancré au sol.

    A moins de se retrouver déraciné par un élément extérieur, il n'y a aucune raison de ne pas continuer ainsi, en fonction de chacun.

    De même, il ne viendrait à l'idée de personne d'avancer qu'il y a des plantes supérieures à d'autres - d'où mes guillemets pour "leader" et "grands Manitou", plus haut -, non elles sont différentes, certaines ont besoin de plus de place que d'autres, elles peuvent vivre ensemble ou pas, peuvent s’accommoder ou pas. C'est cela un écosystème.

    Non l'homme n'est pas le pire des prédateurs, c'est juste nous qui sommes tombés dans la sensiblerie, dans la niaiserie la plus profonde.

    Après, il y a le "problème" des plantes venues de loin qui d'un seul coup envahissent et font disparaître les plantes originaires du lieu, faute de prédateurs pour équilibrer leur prolifération, par exemple, la renouée du Japon. C'est ainsi que certains préconisent de contrôler et limiter leur propagation, question d'équilibre de l'écosystème, de la biodiversité (soit lorsque l'humain décrète qu'il va tout mettre en œuvre pour sauver la terre, une région, des espèces, quand ce n'est pas la planète). Mais alors, qu'est-ce qui empêche de faire de même lorsqu'il s'agit d'humains ? Question de survit ! Les uns construisent des murs gigantesques, les autres mettent des frontières sans pour autant bâtir des murs, d'autres encore mettent en place toute une batterie de lois pour limiter l'immigration. Parce qu'au fond, si ces limites ne sont pas posées, ou si personnes ne fuit pour aller vivre ailleurs, c'est alors la disparition complète d'un type de population, mais comme la survit est ce qui mène tout, les uns s'adaptent à ces nouvelles données, ces nouvelles plantes, ces immigrés envahissants, les autres s'en vont se semer plus loin, et certains meurent, oui.

    Selon les situations, les risques, les plantes sont capables de produire une substance chimique qui repousse les créatures affamées qui viennent les dévorer. Et personne n'ira dire que c'est inhumain, ou contre les droits de l'homme. Non. C'est naturel, ne nous en déplaise.

    Mais alors, les plantes aussi ont leur arsenal guerrier ! Incroyable !!

    L'homme n'a rien inventé. C'est la leçon de la nature et nous la suivons tous, que nous en soyons conscient ou pas.


  • Dans le monde végétal, nous pouvons admirer nombre d'espèces de plantes, de fleurs, se développant à profusion à certains endroits et dépérissant à vue d’œil à d'autres. Par exemple, la menthe est particulièrement envahissante, elles va s'étaler sur toute la surface disponible si elle ne rencontre pas une autre espèce aussi gourmande qu'elle et qui la concurrencera, l'obligeant ainsi à réfréner ses ardeurs. Face à un pied de menthe, d'autres espèces peuvent disparaître complètement, ou s'effacer de la surface du sol pour éventuellement survivre ailleurs, plus loin, au gré du vent et des pollinisateurs.

    Nous pouvons trouver des lieux avec peu de végétation et tomber d'un seul coup, au détour d'un rocher, sur une fleur de toute beauté au beau milieu d'un amas rocheux. Elle explose alors de mille feux, mise en valeur par cette absence de concurrence végétale. Au centre d'une prairie elle passerait inaperçu, là, on ne voit plus qu'elle ! Elle devient le centre de toutes les attentions.

    Dans le monde des humains, nous pouvons tout autant admirer nombre de comportements d'hommes et de femmes, les uns s'installant en masse à certains endroits et les autres, dépérissant à vue d’œil si le lieu ne leur convient pas. Survivre, là est toujours le grand défi, arriver à survivre et à se développer harmonieusement. Ainsi, à l'instar de nos pieds de menthe, il y a nombre d'hommes et de femmes qui se révèlent très vite envahissant si nous ne savons pas mettre le holà en envahissant à notre tour le terrain à notre façon, en délimitant ainsi notre territoire. Et puis, si cette façon de faire, de vivre, ne nous convient décidément pas, si cela risque de nous faire dépérir plus que de nous permettre de grandir, alors il ne nous reste plus qu'à nous transporter ailleurs, au gré du vent et autres pollinisateurs de notre esprit, là où nous pourrons prendre toute notre dimension. Là où une place est possible pour nous, que ce soit au détour d'un rocher ou à la lisière d'une forêt.

    Il ne viendrait à l'idée de personne de dire que telle ou telle autre plante manque d'esprit de combativité, de compétitivité, ou qu'elle n'a décidément pas de force de caractère pour s'imposer, la plante va où elle peut vivre, sinon elle meurt.

    Si j'étais une plante

    Si j'étais une plante, une fleur, je serais sans doute un edelweiss.


  • La liberté se trouve au cœur même des limites.

    La liberté se trouve au cœur même des limites

    “Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter.” [Sören Kierkegaard]


  • Je trouve l'Ulysse de James Joyce imbuvable et la recherche du temps perdu de Proust indigeste, je le sais ! j'ai tenté à maintes reprises de les lire, mais rien à faire, ça ne passe pas. Pourtant, nombreux sont ceux qui assènent à longueur de journée qu'il faut les lire. Que ce sont des chef d’œuvre de la littérature ! et que si vous n'appréciez pas ces deux auteurs c'est que vous n'êtes que de sombres incultes sans aucune finesse intellectuelle. 

    Pourquoi parler de cela aujourd'hui ? Parce que j'entends ce refrain depuis des lustres et qu'il est usé jusqu'à la corde. Je m'explique.

    Viendrait-il à l'idée de qui que ce soit de fournir illico presto un plat de pâtes bien consistantes à un assoiffé perdu au fin fond du désert ? Il est là, langue pendante, crevant de soif, le corps déshydraté, le regard perdu dans le vague et vous, vous arrivez pour le sauver avec un plat de nouilles ?

    Penserait-on à fournir de suite un grand verre d'eau à un sauvé in-extrémis de la noyade ? A peine vient-on de l'extirper des eaux sombres, plein comme une outre qu'il est, que vous vous précipitez dessus pour le réanimer en lui portant aux lèvres un verre d'eau ?

    Bien sûr il existe toute une panoplie de possibilités entre ces deux cas extrêmes que je viens de citer, à chacun de se situer pour s'y retrouver. Mais selon le vécu de chacun, le "ce qui fait sens" de chacun, il est évident qu'un même texte peut plonger dans des abimes, envoyer dans les hautes sphères, laisser de marbre ou emmerder royalement selon ce que nous sommes, indépendamment les uns des autres. Et encore une fois, cela ne veut pas dire qu'untel est inférieur à un autre, ou supérieur à un autre, non, il est différent. Il apporte par sa lecture ou ses écrits ce qu'il est, ce qu'il véhicule, rien d'autre, car il a sa place, son rôle sur cette terre, comme toute "mauvaise herbe", fumier, déchet, rosier, et j'en passe. Les uns n'existant pas sans les autres.

    Je vais utiliser un mot très dans l'air du temps, c'est le mot ingérence, mot si représentatif des façons de faire des uns et des autres.

    Ce que j'ingère, que ce soit au niveau solide comme au niveau intellectuel, ne regarde que moi et ce qui fait vibrer mon essence, mon essentiel. Avancer qu'un auteur est bon pour tous est d'office un leurre, une aberration, un refus de reconnaître que l'autre n'est pas soi (voir Incarnation). Je vais user d'une expression très tendance ces dernières années : pas d'amalgame ! Oui, en effet, évitons l'amalgame, ce raccourci, ce rétrécissement de la richesse infini des êtres de ce monde.





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