• (Source)

    A l'instar de cette plante enfermée hermétiquement dans son bocal depuis 53 ans*** , l'être humain vit dans son enveloppe charnelle tout en devant impérativement se créer son propre écosystème, donc son propre équilibre intérieur physique, certes, mais aussi mental, car sinon, il est voué à disparaître. Et en disant cela, je parle bien de son monde intérieur, de la richesse infinie de ce monde que cet humain a pour se rêver s'il le cultive, et donc pour se créer. Ainsi, chacun est amené à mettre en place en son for intérieur toute une stratégie de survie au départ, survie pouvant devenir par la suite explosion magnifique de forme de vie, comme cette superbe plante. C'est notre jardin intérieur.

    Peu importe la taille du récipient, peu importe son apparence ou sa couleur, il y a la possibilité d'une adaptation à ce milieu et d'un équilibre.

    Il en est de même pour cette plante dans son bocal, tout comme des humains dans leur enveloppe charnelle, mais aussi de l'Homme sur la planète Terre, mais encore de la Terre dans le système solaire,... Peu importe que nous allions de l'infiniment grand à l'infiniment petit ou inversement.

    De l'importance de cultiver son jardin intérieur. A chacun son écosystème. Aucun ne peut être identique à celui de son voisin.

     

    *** "David Latimer a eu l’idée, il y a de cela 53 ans, de planter un végétal (...) dans une gigantesque bouteille. Quelques années plus tard, en 1972, il l’arrose pour la dernière fois avant de fermer définitivement la bouteille, de façon à ce que plus aucune particule d’air ne puisse en sortir ou y rentrer."


  • Pour certains, l'autonomie, c'est d'abord d'accumuler du matériel pour être efficace ou encore, "au cas où". Sans un minimum de matériel, pas d'autonomie possible. Moi j'ai une approche de normand, à la fois oui et non. Comme je l'ai déjà expliqué dans les articles précédents de cette rubrique, cela se passe en premier lieu dans la tête, l'autonomie. Le matériel est secondaire. Or à notre époque, c'est le matériel qui l'emporte, à tel point que l'homme en est venu à cogiter de quoi pallier à "tous" ses prétendus manquements par le biais de la technologie.

    L'exosquelette militaire de Sarcos.

    De la technologie donc, et aussi des nanotechnologies. Depuis de nombreuses années je suis avec intérêt les "progrès",  les avancées de ces fameuses nanotechnologies. Lorsque je dis avec intérêt, c'est plutôt avec effroi, je dois bien l'avouer. Mais je regarde, j'observe la chose se développer.

    "Pour l’ETC Group, une ONG environnementale, qui l’a ironiquement surnommée de BANG (.pdf) (pour Bit, Atomes, Neurones, Gènes), elle ne pourra qu’accroître les inégalités et concentrer le pouvoir entre quelques mains.

    A contrario, comme le notait Rémi Sussan, “les aficionados des NBIC affirment que la démocratisation de ces technologies ouvre la porte à une ère d’abondance au cours de laquelle la pauvreté sera abolie“. (...)

    Il ne s’agit pas de choix de pays, mais plutôt de choix d’organismes (et parfois du choix d’auteurs qui ont habilement publié leurs idées via ces organismes). Mais la vraie question est : s’il n’y a pas de convergence des sciences, mais des choix de société face aux nouveaux possibles ouverts par les différentes technologies qui émergent, alors qui fait ces choix ? Doivent-ils être faits uniquement par des experts ?

    A la NSF, on trouve deux influences a priori de milieux très opposés : les militaires et les contre-cultures, parce que les intérêts de ces deux extrêmes “convergent” pour faire un homme transformé (le super soldat ou bien l’homme immortel), même s’ils sont très différents de ce que pense la grande majorité des citoyens."

    (Source : La convergence des sciences : un choix de société)

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  • Depuis quelques années, entre autre sur facebook, je tombe régulièrement sur les développements d'un homme au sujet des relations hommes/femmes, de la société dans laquelle nous vivons et de celle dans laquelle nous devrions plutôt vivre selon lui. Il a depuis créé un site - avec d'autres personnes j'imagine - qu'il a nommé : Le Mouvement Matricien. En gros, il s'agit d'une forme de "retour aux sources" - donc plus idéologique qu'autre chose, comme tout prétendu retour aux sources (voir dans cet ordre d'idée Pourquoi le Moyen Age a-t-il le vent en poupe au XXIe siècle ?), forcément voué à l'illusion, aux désirs que nous portons au moment de cette quête -, d'une réappropriation du féminin divin - mouvement très en vogue chez les Wicca, par exemple, avec la Grande déesse - et du matriarcat, comme si le patriarcat était le mal absolu à éradiquer de toute urgence, lui qui avait éradiqué en son temps le féminin divin en imposant son dieu unique. L'enjeu étant de revenir au "paradis" d'avant le chaos guerrier instauré par des cavaliers assoiffés de sang et de pouvoir, Gilgamesh en tête. Pour cela il s'appuie sur divers auteurs, dont Françoise Gange, et sur la vie des Moso du Sichuan (entre autre, voir sur le site les nombreuses recherches sur le matriarcat à travers le monde). Je cite :

    "Les trames patriarcales ont généralement conservé les personnages et toute la symbolique de la strate originelle, mais en lui donnant un tout autre sens, de telle façon que ce qui était magnifié dans la première strate, s’y trouve démonisé dans la deuxième : les héros et les Dieux conquérants apparaissant par exemple comme les Créateurs et les Sauveurs du monde, tandis que la Déesse, ses filles et ses fils y tiennent le rôle de démons et de monstres. C’est ainsi que Gilgamesh qui est présenté dans les strates patriarcales, comme un conquérant magnifique, brave, grand et fort, un mâle accompli au courage sans faille, a en fait une autre facette.

    A certains endroits de la version sumérienne (première version, la plus ancienne) du mythe, une autre vérité se fait jour : on apprend tout à coup, que « Gilgamesh est un violent et un rustre, un soudard cruel qui viole toutes les filles d’Uruk, ou encore qu’il enlève les fils à leur mère, et qu’il épuise les hommes de la ville vaincue, dans des travaux exténuants… ». On est ici en présence de deux versions opposées du même personnage : l’une a été rédigée par les alliés du héros, c’est à dire les conquérants qui ont vaincus la ville d’Uruk ,et l’autre est racontée par les « fils et les filles de la Déesse », les vaincus, qui voient en Gilgamesh un usurpateur, un pilleur et un violeur.

    Gilgamesh, fondateur de l’ordre patriarcal et qui inspirera directement le personnage grec d’Héraclès, est l’ancêtre de notre culture violente, tournée vers la conquête sans fin des biens matériels et la désacralisation du monde, désacralisation du féminin et de l’union d’amour entre les deux grands principes masculin et féminin… Plus tard arriveront dans une suite malheureusement « logique », la violence généralisée, le non respect des équilibres naturels, la pollution, l‘épuisement des ressources de la terre, les armes à destruction massive.. ." (source : A l'origine (...) Interview de Françoise Gange)

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  • Cigale ou fourmi ? Les deux mon capitaine.

    A cette question, suis-je plutôt cigale ou fourmi ? finalement, j'aurai tendance à dire, les deux mon capitaine. A la fois très organisée et prévoyante et très "je prends la vie comme elle vient", soit, au gré de mes fantaisies, en plus des fantaisies dont la vie se charge de nous faire profiter.

    A l'image de cette minette en pleine étude de l'art de la stratégie militaire, qui, une fois sa lecture achevée, ira ronronner dans un coin ou se balader, couper du bois, jouer aux dames chinoises ou jardiner, que sais-je d'autre encore.


  • Un article me fait hurler depuis hier - voir : Expulsion locative musclée au Petit Bard (Montpellier) -, ce type d'article cherchant délibérément à faire vibrer dans un sens bien précis la fibre sentimentale du lecteur, à faire pleurer dans les chaumières. Ah oui, cela fonctionne à merveille ! j'en pleure, c'est certain, mais pas du tout dans le sens escompté par l'auteur de cet article. J'en pleure de rage devant une telle perte de valeurs et d'autonomie des gens face à une situation de ce genre. 

    Je ne sais pas moi, imaginons, vos parents ne sont plus très jeunes, votre père (ou votre grand-père) a 70 ans et votre mère (ou votre grand-mère) a 65 ans. Ils vivent tous les deux depuis une trentaine d'années dans le même appartement, ils sont locataires. Et puis, comme se sont vos parents, vous êtes en contact avec eux bien sûr, vous avez régulièrement de leurs nouvelles, vous savez comment ils se portent. Et là, vous apprenez qu'ils ont des soucis, des problèmes d'argent et qu'ils ne vont pas pouvoir payer leur loyer, et ce pendant un temps certain. Vous faites quoi ? Votre père (ou votre grand-père) est sous tutelle, vous allez voir le tuteur et faites ce qu'il faut pour que les vôtres ne se retrouvent pas en mauvaise posture ? Vous prenez les choses en main et décidez de rapatrier les vôtres sous votre toit ? ce sera difficile, certes, vous avez peu de place mais se sont vos parents, vous vous débrouillerez bien. Ou, vous décidez de payer le loyer des vôtres en attendant que la situation aille mieux à leur niveau ? (voir avec le tuteur les problèmes en question, encore une fois) Ou, vous attendez... le déluge ? (ici l'expulsion)

    Car bon sang, à la base, toute personne se trouvant dans l'impossibilité de payer son loyer s'en va vivre ailleurs et puis c'est tout. Elle n'a en aucun cas à demander au propriétaire de jouer à l'assistante sociale et ce pendant des mois !

    Autre question, viendrait-il à l'idée de qui que ce soit de mettre en valeur des jeunes qui viennent à la rescousse de ces deux personnes âgées lors de l'expulsion alors que ces mêmes jeunes sont justement de la famille de ces personnes âgées et qu'elles n'ont visiblement rien fait avant et ce depuis des mois que la situation des impayés existe ? Car si j'ai bien compris, il y avait là la fille et la petite fille des personnes en question ! Qu'attendaient-elles au juste pour les prendre chez elles, avec elles, en famille, au lieu de faire un esclandre et de crier à l'injustice ???


    Un an, cela faisait un an que ces gens ne payaient plus leur loyer... Ahurissant.


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     (Forêt de Saint Evroult Notre Dame du Bois - cliquez sur les photos pour les agrandir)

    Il y a plusieurs mois, j'avais lu cet article consacré à Jean-Christophe Rufin suite à son périple sur le chemin de Compostelle : "Jean-Christophe Rufin : "Ah, si chaque décideur "faisait" Compostelle...". De cet article m'était resté quelques remarques suite à mon expérience personnelle de la marche, non jusqu'à Compostelle, mais en direction du Mont-Saint-Michel en suivant un parcours jalonné par la fameuse coquille Saint-Jacques, celle-là même qui jalonne le parcours de Compostelle, c'était il y a trois ans, au cours de l'été 2010.

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  • Ce qui suit est un échange entre mon fils aîné et moi-même, sur le net, après lui avoir fait lire un extrait de La voie d'Alfrodull, échange ayant donné lieu à des cogitations très intéressantes, je trouve. Je précise, mais cela est compréhensible à la lecture ci-dessous, que l'enfant de mon fils - donc mon petit fils - est soigné depuis deux ans pour une leucémie (leucémie dépistée alors qu'il avait à peine deux ans), il est maintenant en observation, le traitement étant terminé, il mène aujourd'hui une vie normale (ceci n'est pas anodin dans l'écriture de mon livre en cours, je veux dire le choc au niveau de notre famille, je pense que chacun le comprendra aisément) :

    - Si on avait seulement écouté les bruits du corps, mon fils serait mort. Et on m'aurait sûrement condamné pour meurtre sur mon enfant aux vues des innombrables ecchymoses, hématomes. Oui la science et la médecine cachent des choses et à chacun de rechercher ce qu'il pense être la vérité. Mais on n'a pas le droit d'interdire à l'homme de chercher. Chacun à sa façon, que notre façon ne soit plus en adéquation avec celle pratiquée majoritairement dans le monde est notre droit le plus légitime. Et l'évolution a été fait par ceux cherchant à sortir des sentiers battus. Pour moi l'homme fait partie de la nature et ses inventions en font chaque jour partie, l'évolution se poursuit avec l'homme, faire des expériences jouer les apprentis sorciers, pour moi il a été créé pour cela. Il mourra peut être en essayant de toujours découvrir plus, mais il aura vécu. Chacun recherche ce qu'il veut. Cette recherche peut être physique /morale/ psychologique. Tant que nous cherchons à comprendre à notre façon notre monde, nous évoluons.

    - Pour les recherches, je suis d'accord avec toi, passant moi-même mon temps en recherches, mais cela ne va pas en dehors d'une certaine éthique, éthique ayant volée en éclat depuis bien trop longtemps déjà. Pour la leucémie de C., je suis d'accord avec ton point de vue, si N. n'avait rien fait, en effet vous auriez été accusés tous les deux. Sauf que, pour moi, cette maladie a été entièrement créée par l'homme, créée par tout ce qu'il fait ingérer à tout un chacun sous le prétexte que nous sommes des êtres évolués justement, or pour moi, c'est l'inverse, sur bien des points, nous avons surtout diminué, rabaissé l'homme plus qu'autre chose. Dans le domaine du matériel, par exemple, tout est fait avec un ordinateur pour que nous n'ayons plus besoin de mémoriser nos codes d'accès, ou nos adresses mail, oui, c'est l'ordi qui travaille pour nous, cool, et lorsque l'ordi tombe en panne, c'est la panique parce que nous ne savons plus quels étaient nos codes ou adresses - je le sais, ça m'est arrivé dans mes débuts avec firefox, depuis je refuse les mémorisations de l'ordi et je me force à les noter moi-même à chaque fois, la mémoire - besoin d'entraînement, et non de béquilles - de la "petite vieille" que je suis en dépend. Bon, c'est un exemple léger en comparaison de la leucémie, mais c'est ce que je cherche à montrer. L'humain à des capacités naturelles qu'il laisse en plan, en jachère depuis des lustres, pour un prétendu progrès matériel. Il s'impose de nouvelles maladies sous le prétexte d'un progrès pour nourrir le monde entier (ogm), etc... La liste est sans fin, or pour moi, si C. a eu ce qu'il a eu, ce n'est que le triste résultat de ce que nous consommons tous depuis plus de cinquante ans, à savoir moi-même ( sa grand-mère), ton père (son grand-père), les parents de N. idem, et puis toi depuis ta naissance, tout comme N., nous avons tous en germe cela et le faisons porter à ceux à qui nous donnons vie, malheureusement. Ca, plus les chocs sentimentaux, psychologiques de chacun et ce que nous faisons porter sur nos proches, sur nos enfants, soit autant de facteurs déclencheurs de ce type de maladie. En fait, nous avons multiplié par un nombre incroyable, les risques de maladie avec notre soi-disant progrès. Alors oui, nous vivons plus longtemps qu'il y a un siècle, certes, mais avec des béquilles pour tout. Nous sommes devenus des handicapés de la vie, tout en prétextant la maîtriser, si c'est pas beau ça. De plus "seulement écouter les bruit du corps", dans mon texte, n'est pas à prendre au pied de la lettre (voir les métaphores sur les mouvements des plaques tectoniques et les climats). C'est un appel à une vision élargie, et non à continuer à pédaler la tête dans le guidon sans voir le mur en face.

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  • "Les antifascistes d'aujourd'hui, feront les fascistes de demain". Winston Churchill (1874-1965)

    Pour commencer, quelques petits rappels :

    "Fascisme (étymologie) : De l’italien fascismo, dérivé de fascio (« faisceau de licteur ») - licteur (étymologie) : Officier public qui marchait devant les premiers magistrats de la Rome antique, qui portait une hache placée dans un faisceau de verges, et qui faisait à la fois office d’appariteur et de bourreau. (Le consul avait douze licteurs, le dictateur en avait vingt-quatre.) - qui était l’emblème du parti fasciste italien. Apparenté à faix, faisceau, etc.

    Régime politique qui s'appuie sur un pouvoir fort, un État sécuritaire, l'exaltation du nationalisme et une politique réactionnaire.

    Ce qui menace la culture ce sont les fascismes, les nationalismes étroits et artificiels qui n'ont rien de commun avec le vrai patriotisme, l'amour profond de son pays. Ce qui menace la culture c'est la guerre à laquelle fatalement, nécessairement, ces nationalismes haineux conduisent. — (André Gide, Discours sur Maxime Gorki, en annexe de Retour de l’U.R.S.S., 1936)

    Le nazisme, toutefois, a été enterré sous les bombes, et plus personne ne se réclame du fascisme. Afin de donner consistance à l’indispensable danger fasciste, il faut inventer des fascistes. Est ainsi présumé ou déclaré fasciste celui qui se met en travers de la route du communisme. De Gaulle fonde le Rassemblement du peuple français ? C’est un fasciste. Certains prétendent que l’URSS abrite des camps de concentration ? Ce sont des fascistes. Le terme « fascisme » ne correspond plus à un contenu objectif. Il n’est plus qu’une insulte, une arme pour disqualifier l’adversaire. — (Jean Sévillia, Le terrorisme intellectuel de 1945 à nos jours, Paris, Perrin, 2000)"

    Source : http://fr.wiktionary.org/wiki/fascisme

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  • Manger, se sustenter, nourrir notre personne, autant de façon aujourd'hui de dire que nous sommes d'éternels affamés. Non que nous manquions d'aliments ! en notre pays dit de progrès. Non. Mais satisfaire des puits sans fond n'est pas une mince affaire. Jamais assez, jamais content, jamais rassasié l'humain. Certains pourtant, tentent à leur manière de freiner ce mouvement incessant. Apprendre à se contenter de peu, voir à avaler différemment, avec parcimonie. Ou encore, ne plus avaler du tout de solide. Ne surtout plus faire comme ses congénères. Se nourrir de "lumière", c'est à dire à la source même de l'énergie, se nourrir de prana. Foutaises pour beaucoup. Vaste sujet de rigolade pour certains. Et si c'était possible ? pour d'autres - les témoignages, les exemples ne manquent pas.

    Que nous soyons des mangeurs de viande rouge bien saignante, des dévoreurs de poissons et autres crustacés, des végétariens ou des crudivores (que sais-je encore), ou tout simplement omnivores, notre façon de manger en dit long sur nous. De même pour ceux qui décident de se nourrir de prana.

    Or se nourrir de prana, c'est ne plus manger solide, c'est ne plus avoir à mâcher. C'est ne plus avoir à longuement mastiquer ses aliments. Ne plus ruminer ses pensées ? dit ma petite voix interne. Oui, il y a peut-être aussi de cela. Lorsque l'essentiel est là, tout coule de source, si je puis dire.

    A force de trop ingérer de tout à tout moment, il y a fatalement une période de nausée, de haut le coeur. La goinfrerie, qu'elle soit alimentaire ou au niveau de notre société de consommation, de nos divertissements (voir "La société du spectacle" et aussi "In girum imus nocte et consumimur igni" de Guy Debord), de nos achats dits compulsifs, de notre folie des voyages, de nos "nouvelles" via nos médias - sport, culture, politique, faits divers, people, etc. - (Internet, réseaux sociaux, journaux, etc...), de cette accumulation de "connaissance" (les idées de chacun, ici les miennes) qui au final ne nous apportent rien d'essentiel - dispersion maximum - si ce n'est parfois cette prise de conscience que tout cela n'est en fait qu'un vaste brassage d'air illusoire, un brassage dans une chambre close empestée par des boules puantes. La réaction est alors une absolue nécessité de dire STOP ! et de vivre au plus profond de soi, en passant par sa chair, ses tripes, ses boyaux, etc... et de développer, d'accoucher de cet essentiel oxygène qui nous faisait si cruellement défaut, en nous mettant à l'épreuve, en nous privant volontairement (de tel ou tel autre aliment, ou type d'aliment), en jeûnant, ou en cherchant à se nourrir de prana.

    La grande purge du XXIe siècle, voir une population ne manquant de rien, des humains en trop plein de tout, des personnes en pleine crise d'overdose chercher par tous les moyens à s'alimenter autrement. Une société d'anorexiques, une société de boulimiques également, les deux vont en général ensemble, les deux bouts d'une même corde. Le grand malaise du trop plein, du gavé. 

    Avaler, c'est bien le problème, de nos jours tout est mou, quasi liquide, tout doit fondre dans la bouche. Que ce soit nos "nouvelles" ou notre alimentation, tout passe par la façon de nous les faire avaler. Dès l'école le gavage d'oie commence, alors que dire pour la suite...

     - Dis monsieur, et quand tu es du genre à vouloir mastiquer longuement, quand tu aimes que ça croque sous la dent, comment tu fais ?

    - Tu prends de la distance et tu vas ruminer plus loin.





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