• Corps enseignant, cor aux pieds, même combat !

    Le corps enseignant - mais il en est de même pour tout type de corporation - est à la société ce que le cor aux pieds est à l'homme. Ce n'est pas esthétique, ça fait désordre, et cela peut se révéler très douloureux voir handicapant. Oui mais encore ?

    Le cor aux pieds : Il est donc ici question d'une affection bénigne pouvant malgré tout provoquer une véritable gêne à la marche de la personne qui s'en trouve pourvu, voir provoquer une infection chez les diabétiques.  Il apparait suite à de trop nombreux frottements de la peau sur la chaussure, la peau s'épaissit pour protéger les tissus sous-jacents qui sinon pourraient se trouver abîmés par les frottements.

    Une corporation (ici le corps enseignant), elle, apparait suite à de trop nombreuses frictions entre un certain nombre de personnes se sentant trop étriqués dans leurs mouvements suite à des limites établies par un autre groupe de personnes, le tout au sein d'une société. Le corps enseignant apparait, il prend de l'ampleur et devient de plus en plus douloureux au touché car en friction permanente avec son ministre (de la marque déposée : chaussure gouvernement) chargé de tenir ferme ceux sous sa charge.  Le corps enseignant s'épaissit donc pour protéger ses membres qui sinon pourraient s'abîmer suite aux frottements... le corps agissant ainsi pour protéger les "tissus personnes" d'une société, et pour protéger cette même société, selon toute logique. 

    Sauf que, dans les deux cas, l'humain qui porte le cor à son pied et la société qui se voit chargée du corps enseignant, se retrouvent incapables de bouger ! tellement le cor(ps) a pris de l'ampleur et paralyse tout. 

    La solution à notre époque ? Passer sur le billard, le chirurgien, scalpel à la main, se chargeant à son tour de protéger l'humain et la société en extirpant le jugé nuisible, le cor(ps).

    Mais, est-ce la bonne solution pour le "problème" posé ?

     

     Bon, pour commencer, depuis quand une parcelle quelconque de notre organisme se voit-elle octroyée des velléités d'indépendance pour devenir un corps proprement dit - et reconnu comme tel - pour lui permettre d'avancer ses réclamations toutes plus loufoques les unes que les autres, c'est à dire en contradiction même - semble-t-il - avec la bonne marche de l'organisme dans son ensemble ? Depuis quand une quelconque corporation (enseignants, chercheurs, cheminots, maçons, etc.) ou confrérie, syndicat (du crime, etc.), confédération, etc... peut se permettre de décréter qu'elle n'est pas d'accord avec son maître, son seigneur, son corps défendant ? 

    Le fait d'avoir différentes corporations n'est pas forcément un signe dit de mauvaise santé, de nombreuses cellules sont indispensables à l'existence, à la bonne coordination de tout un organisme, qu'il soit le corps humain lui-même, une société ou une nation. Le signe dit de mauvaise santé est la prise subite d'un certain pouvoir par une corporation, puis une autre, puis encore une autre, et ainsi de suite, créant ainsi  un chaos indescriptible nommé cancer - car particulièrement prolifique, ayant la particularité de créer sans cesse de nouvelles cellules en surabondance, c'est la prolifération cellulaire

    D'accord, mais pourquoi une telle prolifération ? Pourquoi un tel chaos organisé au sein des cellules, des corps, et par là même, des corporations ? Est-ce vraiment un signe de mauvaise santé ? ou est-ce une forme d'auto guérison d'un corps voué à la dégénérescence si aucune cellule ne met en branle son chaos créateur/régénérateur ? N'est-ce pas là une mise en place de soins - incompris des manieurs de bistouris et autres scalpels - pour transformer le corps défendant (société, homme) de l'intérieur ? de son for intérieur ?

    Le chaos au service de...

     

    "Je vous le dis : il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante. Je vous le dis : vous portez en vous un chaos." Nietzsche

     

    Et au fait, le chaos, c'est quoi dans tout ça ? le principe féminin.

    Et le corps défendant ? le principe masculin.

    Et l'être, où est-il dans tout cela ? Qu'est devenu l'Etre au milieu de la multitude de tous ces corps grouillants en tout sens ? Il est au centre de toutes les attentions, il est en pleine métamorphose, alors que nous nous concentrons tous sur le bout du doigt nous montrant la lune - les défilés de corps "de..."et autres épaisseurs de cors -, sans rien voir de ce qui se trame, obnubilés que nous sommes devant tant de brouhaha et d'éclats.

    C'est à celui qui fera le plus de bruit, et pendant ce temps là, ni vu ni connu, je t'embrouille. 

    « L'Utilité de l'inutile. Manifeste - Nuccio OrdineThe red shoes (Kate Bush) - Les souliers rouges (Andersen) »

  • Commentaires

    1
    Odile Jacquemet Profil de Odile Jacquemet
    Vendredi 15 Février 2013 à 08:29

    Quand je me relis je me dis, ben ma fille, t'as pas inventé l'eau chaude là. Mais bon, toujours cet infernal besoin de poser les choses pour les voir plus clairement. Besoin de les ordonner. 

    2
    Odile Jacquemet Profil de Odile Jacquemet
    Vendredi 15 Février 2013 à 13:12

    Passage rapide de ce sur quoi je travaille en ce moment : "(...) les phases de purification de la matière demandent un grand respect des proportions, des mélanges. Si trop d’élément féminin, par exemple, il y a un risque d’explosion. A l’inverse, si trop d’élément masculin, il y a un risque d’inertie." 

    Puisque cela rejoint à merveille le sujet de cet article. 

     

    3
    Odile Jacquemet Profil de Odile Jacquemet
    Dimanche 17 Février 2013 à 17:08

    http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/article-une-etude-revele-l-imposture-de-la-chimiotherapie-114868944.html

    "Non seulement la chimiothérapie, qui est la méthode standard de traitement du cancer aujourd'hui, est, selon l'étude un fiasco total, mais elle est au complet détriment du malade cancéreux. Publiées dans le journal Nature Medicine, les choquantes découvertes qui, sans surprise, ont été ignorées de la communauté scientifique dominante, éclairent en détails la manière dont la chimiothérapie obligent les cellules saines à libérer une protéine qui en réalité alimente les cellules cancéreuses et les fait prospérer et proliférer."

    "''Nos résultats indiquent que dans les cellules bénignes les réponses en retour... peuvent contribuer directement à une dynamique de grossissement de la tumeur,'' a ajouté l'équipe au complet selon ce qu'elle a observé.
    Éviter la chimiothérapie augmente les chances de recouvrer la santé, suggère la recherche."

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