• De l'éponge au guérisseur, ce catalyseur

    Je suis une véritable éponge, j'absorbe, j'absorbe jusqu'à la nausée, jusqu'à ce que je me décide à m'essorer jusqu'à la dernière goutte pour retrouver mon essentiel. Question de survie, sinon je meurs, je disparais. Ceci est valable pour tout, pour un trop plein de "nouvelles" du monde qui nous entoure, comme pour un problème de santé d'un de mes proches. J'absorbe. J'absorbe tout. D'où la nécessité pour moi d'une réelle prise de recul, d'un nettoyage par le vide.

    Mais à quoi cela peut-il bien servir d'agir ainsi ? pourquoi faire l'éponge ? ou se laisser aller à éponger tous les malheurs de la terre pour ensuite les recracher à la première occasion ? Tout d'abord, cela me dépasse complètement, c'EST, sans que je fasse quoi que ce soit de particulier, c'est en moi depuis toujours, c'est ma marque de fabrique. Ensuite, lorsque ce n'est plus supportable, je m'éclipse (sur facebook je désactive régulièrement mon compte, par exemple, sinon, à l'occasion, je divorce aussi, toujours lorsque je risque ma peau, et chez moi ce n'est jamais un vain mot), je me retire dans mon antre jusqu'à complète remise à jour de mes fonctions premières, obligation de nettoyer mon disque dur, en quelque sorte. Bon, là, il n'est question que de réactions suite à des discussions, ou à des prises de connaissance de ces fameuses "nouvelles" de notre monde ou de notre société (en dehors du divorce). Un irrésistible besoin de ménage par le vide. Mais j'ai le même problème - si l'on peut appeler cela un problème car ce n'en est pas un, c'est juste moi qui ai énormément à apprendre - avec les soucis de santé de mes proches, voir de personnes auxquelles je m'intéresse, avec qui j'échange sur le net, que je les ai déjà rencontré en vrai, ou non ! et ça, c'est ma dernière découverte.

    Il y a plusieurs années - c'est l'exemple le plus frappant que j'ai à raconter -, mon mari s'était retrouvé cloué à la maison avec un lumbago. Après une visite chez le médecin et toute une liste de médicaments à ingurgiter (anti inflammatoire, anti douleur, etc...), rien n'y faisait, il était toujours dans un triste état, aucune amélioration. Le médecin lui avait donné un arrêt de travail de plusieurs jours, mais l'arrêt se terminait et il devait reprendre son boulot le lendemain. Il s'inquiétait, ayant peur de perdre son emploi - intérim -, et moi de lui dire qu'il n'allait pas s'abîmer la santé encore plus, qu'il expliquerait à son employeur le problème, qu'il fallait le temps au temps pour se remettre, quitte à retourner chez le médecin pour qu'il prolonge l'arrêt. Et puis, au moment de se coucher, je lui ai longuement massé le dos, mais avec un petit truc en plus que je ne saurais définir, quelque chose en moi c'était mis en marche sans que je sache quoi ni comment, mais c'était là, c'était même tellement là qu'à la fin de la séance, mon mari était prêt à s'endormir, mais moi, lorsque j'ai voulu m'allonger à mon tour, pas moyen. Plus moyen de bouger sans avoir envie de hurler. Mon dos me faisait souffrir comme jamais. J'avais été contrainte de rouler sur moi-même pour arriver à me coucher. Une fois allongée, un flash violent percutait mon esprit tourneboulé. Je venais d'absorber son lumbago, je venais de prendre le lumbago de mon mari ! « Non mais franchement, ma pauvre fille, faut arrêter de fumer la moquette moi je dis, absorber son lumbago, tsss... Tu as juste pris une mauvaise position en le massant et tu en paies les pots cassés !» me soufflait une partie de moi pendant que l'autre me criait haut et fort : « Mais non ! tu as bien absorbé son lumbago, mais tu dois t'en débarrasser au plus vite !» Bref, je vous passe les détails, ça chauffait dur dans ma tête, en même temps que mes reins hurlaient de leur côté. Finalement, tant bien que mal, j'ai fini par m'endormir et la douleur par me quitter. Le lendemain matin, lorsque le réveil a sonné, mon époux s'est levé en faisant très attention, puis il est parti en voiture pour aller travailler. Toute la matinée, je m'attendais à le voir revenir tellement la situation était pénible, par trop douloureuse pour lui. Mais non, rien. Et puis en fin de journée, à l'heure habituelle, le voilà qui revient. Il gare la voiture devant le portail, et là, court en riant jusqu'à moi qui étais à l'autre bout de l'allée (environ 50 m). Il courrait ? Non, impossible, pas avec un lumbago qui l'empêchait de bouger encore la veille au soir ! Si si si, il courrait comme un lièvre, à ma grande stupéfaction. Bon, il était encore fragile, mais plus de lumbago. Oui, je l'avais bien absorbé, son fichu mal de dos.

    Il y a environ deux ou trois ans, je ne sais plus exactement, au cours de l'hiver, une chose incroyable m'arrivait. Je conduisais alors ma voiture, je venais de la sortir et le volant était froid, glacial, après une nuit au garage. Je tentais de me réchauffer les mains en soufflant dans l'une puis dans l'autre tout en roulant, rien n'y faisait. Mes doigts étaient en train de geler sur place. Et lorsque je dis geler, ce n'est pas un mot en l'air, c'était geler, à savoir que mes phalanges blanchissaient à vue d'oeil ! que le sang ne circulait plus du tout dans mes bouts de doigts, une horreur. Et là, rebelotte, flash brutal, et je vois cet ami que j'avais rencontré un an avant, l'hiver précédent, à l'occasion du jour de l'an, un ami virtuel - voir Des Pascal, comme s'il en pleuvait ! il était le deuxième Pascal - que j'avais rencontré en chair et en os et qui avait ce problème de santé tous les hivers. En recherchant sur le net j'ai retrouvé le nom de la maladie en question car je ne l'avais pas retenu, sauf erreur de ma part, il s'agissait de la maladie de Raynaud. Je n'ai plus de nouvelles de cet ami donc j'ignore ce qui a bien pu se passer à cette période là à son niveau, mais moi, j'avais des réactions physiques que je n'avais jamais eu de toute ma vie. Pur délire de ma part que mes conclusions ? Je l'ignore, mais j'ai de gros doutes. Pendant tout cet hiver là, j'ai eu les mêmes symptômes à chaque fois que j'allais dehors et que je devais affronter le froid, et ce malgré les gants que je n'oubliais plus. Passée cette saison hivernale, plus rien lors des hivers suivants en ce qui me concerne (enfin pour ce qui est de ce sujet là).

    Cet hiver, gros souci d'otite à l'oreille droite. J'en ai régulièrement et ce depuis toujours, je sais régler cela en deux temps trois mouvements, un jus de citron dans l'oreille et hop ! plus rien en deux jours maximum. Ça ou du calendula teinture mère. Et là, pas moyen de m'en débarrasser. Un jour, deux jours, trois jours, quatre jours, rien n'y fait. Une semaine, deux semaines... Je sors la grosse artillerie : cataplasmes à l'argile sur l'oreille - oui, je ne me soigne pas selon les diktats de le médecine allopathique - plus citron dans l'oreille, plus jus de citron dans le nez, eau argileuse salée dans le nez et jus de citron chaud avec du miel à boire. Je sens un mieux à chaque fois, mais rien de plus, la douleur est toujours là, puissante, lancinante. Flash brutal : cette douleur n'est pas à moi !! Gné ??? « Tu débloques ma fille, faut vraiment te faire soigner, et pas qu'au niveau de l'otite. Tu travailles du chapeau, c'est clair comme de l'eau de roche !» Bon, je suis là à me traîner avec mon mal d'oreille, et puis d'un seul coup, la douleur disparait du jour au lendemain, alors que je ne faisais plus rien ! dépitée que j'étais. Je n'y ai rien compris. Par la suite, je décide brutalement d'en avoir le coeur net et je vais discuter un brin avec un ami (virtuellement, ce que je n'avais pas fait depuis le mois d'août) qui devait, un an auparavant, se faire opérer d'une oreille suite à des problèmes d'otites mal soignées au cours de son enfance. Et là, j'apprends qu'il s'est finalement fait opérer en décembre, et qu'il a ensuite eu une infection à cette même oreille... Les bras m'en tombent. Autre détail, cette personne avec son histoire d'opération et d'infection de l'oreille est le quatrième Pascal de mon article "Des Pascal, comme s'il en pleuvait !" (voir lien plus haut). Décidément...

    Bon, il y a cela, plus les nouvelles des médias, plus les expériences de certains qui me sont plus ou moins proches, comme cet ami qui a une période travaillait sur son côté sombre (je vais dire ça comme ça) et sur ses monstres intérieurs. C'est ainsi qu'au cours de plusieurs nuits, je voyais surgir des êtres cauchemardesques qui "ne m'appartenaient pas du tout". J'ai heureusement fais le rapprochement assez vite et les ai balayé du revers de la main. Ils sont partis aussi vite qu'ils étaient venus, c'était aussi il y a environ deux ans. 

    Bref, pourquoi tout cela ? Pour apprendre que lorsque l'on est une éponge on est également guérisseur. Mais est-ce automatique ? Aucune idée. Quoique... 

    Notes : se secouer fort les mains après tout massage, puis les passer sous l'eau froide, le tout sans tarder.

    En chimie, un catalyseur est une substance qui augmente la vitesse d'une réaction chimique ; il participe à la réaction mais est régénéré à la fin de la réaction.

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