• De quoi je me mêle ? (2)

     Imaginons, un pays, une nation. Imaginons, un deuxième pays, une deuxième nation. Le premier pays fonctionne avec une dictature. Le deuxième pays fonctionne avec une démocratie. Le premier pays se débrouille très bien en son sein, mais le deuxième pays estime insupportable la dictature du premier pays. Non pas que ce deuxième pays en souffre personnellement, non, mais c'est une image qui semble insupportable vue de l'extérieur. Au nom des droits de l'homme, le deuxième pays va donc tout faire pour que disparaisse la dictature du premier pays. Tout faire, tout mettre en œuvre, cela veut dire entrer en guerre contre ce pays. C'est pour le bien de ce premier pays annonce le pays démocrate. Nous allons le libérer du joug de la dictature ! Ainsi, une démocratie pourra voir le jour. Qu'une autre façon de fonctionner puisse exister n'est plus concevable dans un esprit démocratique, qu'on se le dise.

    La guerre éclate donc, le premier pays se défend comme il peut, mais l'armée du deuxième pays est plus importante et de plus, elle a trouvé des alliés pour la seconder dans son travail d'éradication de la dictature du premier pays. Le travail est donc finalement effectué. La dictature, le dictateur ! a été mis à bas, tué, éliminé, rayé de la carte. Sauf que, il n'y a pas plus de démocratie que de beurre en broche qui s'installe dans ce premier pays, par contre, il y a un chaos monstrueux et ce, pour un temps indéfini. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'une telle transformation doit se faire de l'intérieur, par les habitants du pays concerné, et non par un pays tiers qui s'arrogerait le droit - au nom des droits de l'homme, toujours et encore, et sous la protection bienveillante de : Dieu ! - de décider en lieu et place des premiers.

    (inspiration : Libye avec Kadhafi, Irak avec Saddam Hussein - sur un autre plan -, Syrie avec Bachar el-Assad, et les États Unis avec "Dieu")

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    Imaginons maintenant un homme. Imaginons maintenant, un deuxième homme. Le premier homme a son mode de fonctionnement, sa pensée, sa colonne vertébrale, ses lectures. Le deuxième homme est forcément différent du premier, il est un autre, donc il est autre. Mais ce deuxième homme estime qu'il est de son devoir de se mêler de la façon de vivre du premier homme, pour éviter à celui-ci de lire des "nihilistes dangereux". Il entre donc en guerre, au nom de l'âme et de l'esprit, soit en quelque sorte une variante des droits de l'homme. Il est armé et s'en vante : "Moi, je ne consomme pas le radioactif qui fait éclater au lieu de rassembler" et donc, en déversant ainsi sa bile radioactive sur le premier homme sans se préoccuper un instant de savoir ce qu'il va provoquer, un véritable chaos ou pas. Une dislocation totale d'un être en construction, ou pas, si cette personne a des bases solides, une colonne vertébrale solide, pour lui permettre de se redresser après la bourrasque radioactive, et ce, sans risquer un cancer par la suite, ou pas. Il ne se préoccupe donc pas de savoir s'il va risquer de détruire une personne en construction, ou pas, car lui seul sait, il a l'Esprit avec lui, tout comme le deuxième pays agissait ainsi en brandissant : Dieu.

    (inspiration : sur mon mur facebook)

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    Le terme adéquat pour qualifier le deuxième pays et le deuxième homme est : fanatique.

    Fanatique, étymologie : Emprunté au latin fanaticus « inspiré, en délire comme étaient les prêtres de Bellone lors de leurs prédictions furieuses et extravagantes », issu de fanum « temple » (de Bellone à Rome, en particulier)

    On a appelé pour cette raison, fanatique, celui qui se croyait transporté d’une fureur divine et s'imaginait avoir des révélations.

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