• Dix ans après Révolution droitiste

    "(...) la démocratie, bien qu'on nous la présente constamment comme le synonyme de la liberté, demeure une religion officielle qui ne saurait être remise en question, voire le moins du monde critiquée, sans que l'on s'expose à la réprobation générale ou à l'exclusion. On peut tout dire si l'on admet comme postulat de base que la démocratie est le plus beau fleuron de l'humanité, l'apogée de la civilisation, mais on ne peut être ni compris ni entendu si l'on se situe hors de cette enceinte sacrée."

    "La démocratie, chers amis ou ennemis, est un système fort, souple, assez indéfini, souvent transparent, qui peut servir de support à n'importe quelle réalité sociale ou politique : elle est tour à tour (ou simultanément) socialiste, chrétienne, libérale ou capitaliste, on l'invoque la main sur le coeur, que l'on soit fascisant de droite comme Michel Poniatowski ou fascisant de gauche comme Georges Marchais, on la cite en appel en toute occasion dès qu'on veut irriguer notre morne et cruelle modernité d'un semblant de spiritualité, on entend tel baladin de médiocre talent parler de "démocratisation de la chanson" ou tel ministre aux dents longues préciser que le tennis est "un sport maintenant démocratique", en bref la notion de "démocratie" peut copuler avec n'importe quelle poisseuse ou sautillante réalité, et nous allons montrer que toutes ces utilisations sémantiques ne sont pas distorsions de hasard ou d'usage, mais des conséquences logiques d'un concept perverti dès l'origine, d'une pensée abâtardie, qui se vérifie par ses données historiques et par ses applications contemporaines."

    "(...) nous ne pouvons accepter toutes ces impostures démocratiques, sous prétexte qu'en y renonçant nous risquons de tomber dans une trappe totalitaire. Doit-on vivre à petit feu, au plus bas de ses possibilités pour s'éviter tel ou tel danger, alors que le danger extrême est de voir se dissoudre dans la confusion généralisée toute parcelle d'humanité ? Doit-on, par crainte d'être accusé d'une quelconque "volonté de puissance", refuser a priori toutes les valeurs positives de la vie ? Doit-on réprimer l'excellence, la supériorité, sous prétexte qu'elle donne mauvaise mine à l'universelle médiocrité ?"

    ‎"Le système républicain repose sur une oligarchie politique* qui danse de temps à autre avec le peuple un pas de deux que l'on appelle démocratie.

    * Et militaire, technique, scientifique, artistique, financière, économique."

     

    Passages du livre de M.G. Migberth et F. Richard "Dix ans après Révolution droitiste

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