• Des choses intéressantes, si on arrive à faire abstraction de tout ce cirque grandiloquent radiophonique. 



  • Pour plus d'infos, voir le site MLPS : http://www.claudereichman.com/mlps.htm

    Voir également cet article : http://h16free.com/2013/06/06/24076-les-vilains-mensonges-de-la-securite-sociale


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  • "L'ambition de la philosophie antique : Intégrer le sujet humain dans le grand ordre du cosmos."


  • "Ça va mal. 

    Ça va même très mal.

    C’est pour ça que nous parlons. C’est pour ça que nous écrivons. Ca ne va pas de soi de parler quand tout va bien. Quand tout va bien, il n’y a rien à dire. Quand tout va bien, on se tait. Donc, si on parle aujourd’hui, c’est que ça ne va pas bien. (...)

    On comprend que ce bon travail, ce grand travail ne pourra pas être autre chose qu’un combat contre les démons – une démonologie théorique et pratique, étude et exorcisme, qui passe d’abord par la définition du plus actif de ceux-ci. Pour gérer l’arrivée de ce nouveau sentiment qui deux siècles plus tard sera le « mal n°1 » des sociétés occidentales, Baudelaire invente ou invoque un nouveau diable, une divinité de l’ennui : Satan Trismégiste, en contractant le prince des ténèbres et le laudatif habituellement attribué à Hermès Trismégiste, le trois fois grand, le trois fois mage, père de l’alchimie et des sciences occultes. Baudelaire voit l’arrivée de cette dépression toute-puissante comme une transmutation alchimique inversée. L’alchimiste, en accomplissant le travail inachevé de la nature, se transforme lui-même. L’anti-alchimie, c’est la façon dont une puissance extérieure tire partie de notre inachevé pour nous paralyser dans notre détermination, nous liquéfier. Satan Trismégiste, c’est celui qui s’attaque à notre volonté, notre détermination, notre force, et la dissout sans retour. C’est le « grand vaporisateur ». (...)

    On sait que René Guénon, dans « Le Règne de la Quantité », parle de la contre-initiation comme modus operandi privilégié de la phase de dissolution qui suit la phase matérialiste/positiviste du monde moderne. Il y associe les succès simultanés de la théosophie, du spiritisme et de la psychanalyse. Dans cette phase, l’homme ne sera plus oublieux de son âme, comme dans la phase matérialiste, mais il se perdra dans les méandres de son anti-âme. Il se laissera dévorer par les influences errantes et errera parmi les résidus psychiques dans les sentiers inversés du jardin. Il se laissera remplacer par son ombre. (...) On peut regretter que Guénon, inquiet d’y devoir évoquer quelques souvenirs trop personnels et quelques individualités trop chères à son cœur, n’ait jamais écrit « L’Erreur Occultiste » qui devait clore la trilogie entamée avec « Le Théosophisme » et « L’Erreur Spirite » (note perso : voir la vidéo "Les dangers du spiritisme" de R. Guénon - passages de lecture) : on aurait probablement entrevu les conséquences d’une exposition trop prolongée au monde de l’Occultisme et l’état de dépression profonde qui y règne, ainsi que le possible renversement de la technique alchimiste, la possible contre-alchimie.

    Baudelaire décrit le peuple de démons qui résident dans nos cerveaux comme « un million d’helminthes », au centre duquel il place l’Ennui. C’est l’Ennui qui fait de la terre un débris. C’est l’Ennui qui dévore notre volonté et paralyse notre détermination. Dans beaucoup de poèmes ou de proses, Baudelaire se reproche à lui-même sa fainéantise. Mais il n’est pas seul dans ce cas, et il n’y a pas que le lecteur qui soit son frère en paresse. Baudelaire sait que ce qu’il ressent au fond de son cœur est un mal moderne qui ira croissant. Le monde moderne ne dispose pas l’homme à l’héroïsme. Il le dispose à l’ennui. Et cette disposition de l’âme moderne, Baudelaire ne la croit pas seulement le résultat d’une mauvaise volonté individuelle ; (...) 

    Baudelaire n’est pas mélancolique, ou si peu – et le monde moderne n’aura jamais accès à cette ancienne complexion de l’âme. La mélancolie est une puissance du destin qui s’abat sur l’individu unique. La condition moderne, la dépression, c’est justement d’être sans destin, de nous n’être pas même destinée, pas même adressée. La condition moderne de la dépression, c’est son caractère prosaïque, profane, son extrême démocratisme et sa grande inutilité. On l’attrape comme une grippe, comme le rhume du voisin – et elle ne nous quitte plus, sans pour autant jamais nous appartenir. Le sujet qui traverse tout Baudelaire, c’est l’apothéose de cette dépression devenue puissance dévorante sur l’âme et qui s’articule avec les notions de « progrès » et de « modernité ». (...)

    La dépression qui accable Baudelaire n’est pas une situation exceptionnelle. Si elle l’est encore un peu en son temps (pas longtemps), c’est parce que la propagande momentanée du monde moderne arrive à faire croire à ce succédané du destin qu’est la carrière. Le bourgeois fait carrière. Et son goût pour les maîtresses ou les cocottes lui fait croire qu’il est également un dieu de l’amour. (...)

    Il s’agit désormais d’interroger le sens de cette « malédiction » pour comprendre pourquoi les hommes qui ont eu le regard le plus lucide, le plus implacable sur leur époque en ont été les premières victimes. Ils n’ont pas réussi à travailler ; ils n’ont pas trouvé « ce » travail qui les sauverait, et du carriérisme et de la dépression. Mais ils l’ont cherché. Et ils nous ont légué leur question. (...)

    Si Baudelaire a compris qu’il fallait redonner un sens au travail, qu’il fallait une nouvelle forme de rapport au travail qui ne se confonde pas avec le sens que lui donne le monde moderne, Fripp a médité sur la reformulation de la question du but, également en dehors de ses significations ou de ses usages modernes. Que nous autres, produits de la civilisation moderne, ayons besoin d’un nouveau sens de la discipline, c’est l’évidence. « La Discipline n’est pas une fin en soi, mais un moyen en vue d’une fin » (...)

    Nous savons que, de même que la divinité connaît plusieurs formes ou émanations (la Trimurti indienne, par exemple), le Mal a aussi plusieurs incarnations, plusieurs archétypes. Parmi celles-ci, la dualité Satan-Lucifer est une des principales, qui se retrouve obsessionnellement dans la pensée de Raymond Abellio : Satan représentant la victoire matérielle, et Lucifer le défi spirituel. On sait que, d’un point de vue apocalyptique, la notion de Lucifer se fait vacillante – une feuille de cigarette le sépare de l’Esprit-Saint – et on voit dans la notion d’une Intelligence du Mal un élément convertible dans le combat pour la justice divine. Satan Trismégiste, parce qu’il permet la découverte d’une « beauté inconnue », King Crimson, par l’évocation de cet « homme qui a un but », sont des éléments lucifériens que Baudelaire ou Robert Fripp prennent à leur compte pour lutter contre la dévastation spirituelle que représente le monde moderne. On peut penser à Lars von Trier achevant les épisodes de sa série « Kingdom » par ses sigles successifs de la Croix et du Diable, nous appelant à « soigner le Bien par le Mal ». (...)

     Baudelaire, renouvelant le rapport au travail, est le premier à abandonner le vers classique pour imposer le poème en prose – que lui reprendra Rimbaud et, après lui, tout le monde. King Crimson abandonne également le mode de vie des musiciens pop pour explorer un nouveau type d’exigence et un nouveau type d’intensité, qui passe par une ascèse rigoureuse. Pour accomplir ce nouveau sens du travail et ce nouveau sens du but, ce nouveau sens du combat et ce nouveau sens de la victoire, il faut redéfinir, dans une acception qui conjugue la modernité et le point de vue traditionnel, la notion de Guerre. C’est le sens du dernier poème de René Daumal, « La Guerre Sainte ».

     Le but de la guerre, y dit Daumal, c’est de « tuer les traitres complaisances du rêve et de l’illusion commode ». Le but de la guerre, c’est d’arracher les masques. « Celui qui a déclaré cette guerre en lui, il est en paix avec ses semblables, et, bien qu’il soit tout entier le champ de la plus violente bataille, au-dedans du dedans de lui-même règne une paix plus active que toutes les guerres. Et plus règne la paix au-dedans du dedans, dans le silence et la solitude centrale, plus fait rage la guerre contre le tumulte des mensonges et l’innombrable illusion. »

     La Guerre Sainte, que Daumal reprend à l’Islam, le Grand Djihad, la Guerre contre nos limitations, apparaît comme une pratique qui demande d’abandonner, un à un, nos « repères », nos « engagements », nos « convictions », nos « possessions », notre « volonté propre », nos « désirs », nos « plaisirs », nos « amours », nos « chagrins », notre « orgueil », « nous-mêmes »…"

    Texte intégral de la vidéo : http://remue.net/spip.php?article5780


  • Le cinéma de Lars von Trier est une expérience au cours de laquelle le spectateur passe par les pires tortures pour ressortir changé – encore faut-il qu’il tolère d’y passer et qu’il désire changer. Dans Antichrist, la forêt est le lieu de cette expérience, et le lieu de la rencontre avec l’élément diabolique, dans un espace où la réalité se fond avec le monde de l’âme. Pacôme Thiellement


  • "Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression."
    Article II de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.

    Ainsi que le passage sur Cicéron, avec la conservation des droits naturels, entre autre...

    Du décalage, pour ne pas dire de la méconnaissance, entre ce que sous entend arme à feu et couteau, aussi. Le porteur de couteau est plus dangereux que celui ayant une arme à feu (jusqu'à 7 m de distance).

    Autre passage "croustillant" : "Mais vous êtes assuré, pourquoi vous avez tiré ?" dit le juge à un homme ayant déjà servit de cible à un premier braqueur, et ayant donc fait le choix de se défendre avec une arme à feu au braquage suivant (dans son magasin, quatre braquages !).

    Faire cesser la menace également, ce qui sous entend tirer plusieurs fois jusqu'à ce que la menace cesse, et non compter le nombre de coups. (l'exemple du commerçant ayant tiré une fois sur son agresseur - d'une balle en plein coeur - est intéressante à ce titre, car l'agresseur a eu le temps, lui, de mitrailler le commerçant et la vendeuse qui était à ses côtés)





  • Surtout à partir de 17 minutes de vidéo.





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