• Femme complète

    Liberatore Tanino

    Voilà ce qui à mes yeux est une femme complète. Elle est femme, femelle, ayant au plus profond d'elle son homme, son mâle, celui qui bande en la voyant - d'où l'importance de se plaire à soi-même - et ne repousse pas cette animalité qui les unie. Celui qui la guide après l'avoir vaincu au cours d'un rude combat.

    Or si ce chemin intérieur n'est pas fait, il y a peu de chance que cela puisse se faire à l'extérieur ? car sur un autre plan, dans la relation homme/femme, il y a ceci :

    "Weininger, enfin, a proposé une véritable formule pour le fondement premier de l'attraction sexuelle. Partant précisément de l'idée que lorsqu'on prend comme critères l'homme absolu et la femme absolue, il y a en général de l'homme dans la femme et de la femme dans l'homme, il estime que l'attraction maximale s'éveille entre homme et une femme ainsi faits que si l'on additionne les parts de masculinité et de féminité présentes chez l'un et l'autre, on obtient comme total l'homme absolu et la femme absolue. Par exemple, un homme aux trois quarts masculin (yang) et féminin pour un quart (yin), trouvera son complément sexuel naturel, par lequel il se sentira irrésistiblement attiré et au contact duquel un magnétisme intense se développera, dans une femme masculine pour un quart (yang) et féminine aux trois quarts (yin) : précisément parce qu'on retrouverait, avec la somme des parties, l'homme absolu entier et la femme absolue entière." (extrait de Métaphysique du sexe)

    Sauf que, pourquoi une femme se sentant complète ressentirait-elle le besoin d'aller chercher son complément à l'extérieur ? puisque se suffisant à elle-même. Là est pour l'instant mon questionnement.

    « Loin de la pieuse image que le politiquement correct donne Inculture(s) - L’École - Franck Lepage »