• Hermaphrodite

    Voir également ce superbe article sur l'hermaphrodite - où j'ai trouvé cette vidéo, d'ailleurs : http://spfc441.blogspot.fr/2012/06/hermaphrodite.html

    "Est-ce à dire qu'il n'y ait aucun lien entre le mythe et ce que l'actuelle biologie entend habituellement par hermaphrodite ? Ce serait, là encore, ne rien connaître aux arrière-plans qui sous-tendent la nature entière et l'homme en particulier. La science spirituelle enseigne, en effet, que l'homme fut bien, à l'origine, un être hermaphrodite et la Genèse biblique n'enseigne pas elle-même autre chose : « Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il le créa mâle-femelle. » (Gen. I, 27) pour reprendre la traduction exacte. A bien y réfléchir ce n'est là rien d'autre que ce que rapporte Platon de l'Androgyne originel dont nous sommes tous issus : 

    « Il faut commencer par dire quelle est la nature de l'homme et les modifications qu'elle a subi. Jadis la nature humaine était bien différente de ce qu'elle est aujourd'hui. D'abord il y avait trois sortes d'hommes : les deux sexes qui subsistent encore, [189e] et un troisième composé de ces deux-là ; il a été détruit, la seule chose qui en reste c'est le nom. Cet animal formait une espèce particulière et s'appelait androgyne, parce qu'il réunissait le sexe masculin et le sexe féminin. » Platon, Le Banquet, 189d-189e.
    « Si nous prenons conscience que l'être humain, tel qu'il se tient devant nous, est issu d'un être bisexué, nous nous dirons : au cours de l'évolution l'homme est devenu un être unisexué. Il s'est développé en partant de la bisexualité pour parvenir à l'unisexualité : il a perdu la moitié de sa force productive, et cette moitié s'est éveillée de l'autre côté en tant que force de notre âme, force de notre esprit. » (R. Steiner, Enigmes du monde & Anthroposophie, E.A.R. 2012)

    La science spirituelle enseigne, en effet, que ce n'est qu'à partir du milieu de l'époque lémurienne (1), autrement dit à partir de la séparation de la lune hors de la masse terrestre que se perdit la bisexualité humaine et la faculté d'autofécondation. Ce n'est qu'à partir de cet événement géologique majeur dont l'Océan Pacifique conserve encore la cicatrice que se distinguèrent progressivement l'homme et la femme car c'est à compter seulement de cette époque qu' hommes et femmes durent se rechercher mutuellement pour engendrer, ce qui n'était pas le cas auparavant. Faut-il pour autant rattacher à cela le mythe d'Hermaphrodite ? Il importerait en ce cas de bien comprendre ce que ce dernier décrit lorsque la nymphe Salmacis se fusionne à lui au sein des ondes où elle habite et ce qu'elle représente. "
    "Salmacis est une nymphe des eaux douces, une naïade, pour les Anciens une entité spirituelle de l'eau en tant que corrélatif spécifique du monde éthérique, elle a son origine dans l'élément éthérique, alors qu'Hermaphrodite a la sienne, est-il dit, sur le Mont Ida de Troade, "sur la Montagne" donc, en tant que corrélatif spécifique du monde astral. Il faut connaître la signification de ces termes qui n'ont rien de fantaisiste mais relèvent, au contraire, du langage ésotérique le plus universel. Au même titre qu'il n'est pas anodin que le Christ réunisse ses apôtres "sur la Montagne" ou "sur le Lac", il est pareillement significatif qu'Hermaphrodite, être spirituel, soit élevé sur la Montagne et Salmacis au Lac. Ce qui est ici décrit, ce n'est pas une banale rencontre d'une fille et d'un garçon – ce qui serait bien prosaïque pour des rejetons d'aussi haut lignage – mais la fusion de l'Âme et du Corps, en l'occurrence du corps astral et du corps éthérique en un seul être : l'union de l'aigle et du serpent (Métamorphoses, IV, 362-364)..."
     
    "On rappellera que le corps éthérique de l'homme est femelle, alors que celui de la femme est mâle. Ainsi donc, c'est au sein du monde éthérique et dans ses "eaux" qu'il conviendrait de rechercher le mystère de ces personnes de nature bisexuée et non sur l'étal du boucher ou dans d'hypothétiques substances chimiques. 

    De même ce serait "sur la Montagne", autrement dit dans le plan astral(4), qu'il faudrait rechercher l'origine des identités conflictuelles habitant les transgenres et autres transexuels n'hésitant pas à se faire charcuter comme des viandes pour tenter d'adapter de force leurs organes à leur ressenti intérieur faute de pouvoir intervenir sainement sur le seul medium bioplasmique véritable qui pourrait agir sur le corps physique : leur propre corps éthérique. Que de massacres les virtuoses du bistouri n'auront-ils pas commis du simple fait de leur matérialisme aveugle ! Car c'est bien du monde spirituel que le corps tire son origine et non de la seule matière. C'est en amont, dans le spirituel, et non en aval, en bas, dans ce qui n'est jamais que le résultat et non la cause, qu'il faut rechercher l'énigme de l'hermaphrodisme et de l'androgynie : 

    Esprit => corps astral => corps éthérique => corps physique"
     
     "On ne peut que s'indigner, en effet, de cette fièvre opiniâtre des autorités médicales à vouloir obstinément transformer en homme ou en femme tout nouveau-né bisexué au prix de mutilations irréversibles et de séquelles mentales incurables amenant ultérieurement nombre d'entre eux au suicide ou à la dépression dès l'âge adulte, faute d'avoir pu seulement demeurer ce que la nature avait souhaité faire d'eux. Il y a décidément là une volonté bornée de réduire la personne humaine au standard normatif d'un corps médical à courte vue trop souvent sous influence de lobbies matérialistes plus soucieux d'idéologie réductrice que du bien-être de ceux dont ils ont la charge."

     

    « Spermatozoïdes - Ricet BarrierLes âmes des peuples »