• Sagesse païenne et le Christianisme originel

    "Qu’est-ce que c’était que l’Initiation ? Les gens se font généralement une idée tout à fait farfelue de celle-ci, l’assimilant plus ou moins aux momeries des prétendues initiations franc-maçonniques qui n’en sont pourtant que des parodies grossières ; mais l’Initiation païenne ce n’était pas cela. Elle ressortissait avant tout à une connaissance approfondie de l’Homme et de sa triple nature corps + âme + esprit.

    Le corps (sôma) étant en quelque sorte pour eux la tombe (sêma) de l’âme et l’obstacle initial à la perception des réalités spirituelles invisibles, il fut élaboré, dès la plus haute antiquité, une "technique" très précise apte à détacher l’âme du corps sans pour autant que les processus vitaux internes en vinssent à s’interrompre (ou que le sujet ressortît fou de l’expérience, bien sûr, ce qui n’était pas le moindre danger). Dans cette intention, le futur initié était plongé trois jours et demi durant dans un sommeil analogue à la mort.


    Il serait oiseux d’entrer plus en détail, mais le fondement, le cœur de l’initiation antique ce fut cela et rien d’autre, et tout l’essentiel de la résurrection de Lazare par le Christ, par exemple, ce fut justement d’avoir réalisé au grand jour – et de par Sa propre puissance – ce qui ne s’accomplissait depuis des millénaires que dans l’ombre de l’abaton, à douze, et sous le sceau du secret le plus absolu : l’initiation d’un homme et sa résurrection trois jours et demi plus tard au vu de tous. De là s’ensuivit cette haine implacable des prêtres à l’égard de son auteur et la condamnation providentielle de Celui-ci.
    Lazare fut, en réalité, le premier des initiés chrétiens – dans la droite ligne de l’initiation païenne – ce ne fut pas un cadavre ordinaire ou quelque mort-vivant, mais un Initié**, un épopte, un homme « marqué du Signe de Jonas » comme on disait à cette époque, et dont la Révélation témoignerait à jamais de la nature réelle de Celui qui l’avait initié."

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  • Amour-passion sous le prisme de Mithra : l'ignis essentiae"qui est le feu de l'initiation ainsi que la flamme de la mort — ce composé se dissout (c'est la phase que les alchimistes appellent putréfaction, calcination, mortification, etc., phase qui précisément sépare de la « pierre » ) il en subsiste quelque chose pourtant, une identité de conscience (le « grain d'Or incorruptible », des alchimistes) et grâce à cet élément les puissances de sentiment se libèrent de leur monde phénoménique, particulier et psychologique selon lesquels les hommes l'expérimentent, et se révèlent dans leur authentique nature de forces cosmiques. Mais on se trouve devant elles aussi impuissant qu'un être physique devant les éléments déchaînés de la nature — océan, foudre, cataclysme. La nudité de l'initié est flagellée par ces forces aux résonances exaspérées qui s'emparent et précipitent dans les profondeurs l'être intérieur —.

    (notes d'un ami sur facebook, le même qui avait noté/partagé : "Petit traité d'alchimie sur l'amour et le couple"

     


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    Synthèse du culte de Mithra, sa métaphysique et ses symboles

    Mithra (Vatican)

    Les mystères de Mithra nous font pénétrer dans la grande tradition magique occidentale — monde d'affirmation, de lumière et de grandeur, d'une spiritualité qui est royauté, et d'une royauté qui est spiritualité, monde où tout ce qui est fuite du réel, ascèse, mortification dans l'humilité et dévotion, morne renonciation et contemplation abstraite n'a aucune place. C'est la voie de l'action, de la puissance solaire, de la domination spirituelle opposée à l'universalisme rêveur et paresseux de l'Orient comme au sentimentalisme et au moralisme chrétien. 
    Ce n'est qu'à un « homme » — est-il dit —qu'il est donné de procéder dans une telle voie: celle de la «force taurine» dont toute «femme» ne pourrait être; que consumée et brisée — la splendeur du hvarenô, de l'auréole mithriaque rayonnante et glorieuse, ne fleurit que dans une tension épouvantable, ne couronne que l'« Aigle » — l'animal « qui a su » fixer « le Soleil ».
    Le mythe conçoit Mithra, symbole de celui qui a choisi cette route, comme" la lumière céleste originelle manifestée par un « Dieu naissant de la pierre » ! (tbeos ék pétràs, to petrogénôs Mithra). C'est sur la berge d'un fleuve qu'il jaillit du sombre minéral, fendant l'air de son épée et brandissant une torche qui l'avaient déjà assisté dans le sein maternel. Naissance miraculeuse, connue seulement des « bergers » cachés sur les hauteurs des « montagnes ».
    Nous nous trouvons devant un système de symboles de ce que l'on peut appeler la phase d'initiation, au sens le plus strict. Cette « lumière » céleste, qui était la vie des hommes et que les hommes n'ont pas comprise, va briller à nouveau chez celui qui, s'arrachant au « Dieu de la Terre », résistant à la force des «eaux», a sa première naissance spirituelle. Activité trouble, angoissée, vertigineuse, aveugle, avidité forcenée qui pousse toujours plus avant dans le destin des renaissances, toujours diverses dans leur inconsistance identique et leur caducité, vie dont le propre principe lui est extérieur-, traînée de-ci de-là, s'épuisant en appétits et en dégoûts, tel est le principe qui régit la vie des humains, telle est la matière dont ils tirent leur être éphémère, leurs lumières, leurs certitudes.

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  • "Le point de départ du symbolisme est le Douze. Le douze est une sorte de signe qui se retrouve partout où se constitua le centre d'une grande tradition historique de type "solaire" en fonction d'analogie précises.
    En effet le zodiaque se compose de douze signes qui définissent un circuit solaire. Un cycle complet de l'astre solaire comprend douze phases, qui sont marquées par les constellations zodiacales. Ainsi le plus antique code celui des Lois de Manu se divise-t-il en douze parties, les grands dieux et les amphictyonies helléniques étaient au nombre de douze (il en va de même pour les Arvales et les Saliens... etc). Le christianisme reflète lui aussi le même ordre d'idée : douze apôtres... mais en plus le treizième. Dans la réunion des douze, le treizième est celui qui incarnant le principe solaire, est donc le centre et le chef suprême de tous, les autres par rapport à lui ne correspondent qu'à des fonctions dérivées du cycle solaire...
    Avec cela nous possédons ce qu'il faut pour comprendre le chiffre treize comme nombre positif et bénéfique "solaire". Comment il est devenu plus spécifiquement celui du bonheur et parfois du malheur va ressortir de ce qui suit...
    Une tradition peut subir un obscurcissement, une déchéance de sorte que tout en laissant survivre les formes, s'en est retirée la signification suprême qui devait les pénétrer et les animer.
    Une des formes symboliques les plus expressives de ce stade est la réunion des douze , mais il manque le treizième... alors il faut se référer à la formulation médiévale des idées et nous trouvons la figuration de la table ronde autour de laquelle siègent les douze chevaliers,mais dont la treizième place est vide et porte le nom significatif de "siège périlleux". Nul ne peut s'y asseoir sans devoir y affronter une épreuve terrible. Il est réservé à un chevalier élu, prédestiné, meilleur que tous les autres. La qualification particulière de ce chevalier lui donne le droit d'occuper cette place, c'est-à-dire d'incarner la fonction solaire suprême et de commander les douze autres. N'importe quel autre chevalier qui voudrait l'occuper sans en être digne y trouverait son malheur. Voici donc comment peut s'éclaircir la double signification du bonheur et du malheur du chiffre treize... la prédominance du malheur sur le treize est évidente puisque la plupart de ceux qui osent occuper la treizième place , ne sont pas à la hauteur de l'épreuve."


  • Léda et le cygne, les aventures de Léda et de Zeus, oui mais vu sous un certain angle, les volatiles en alchimie par exemple, et notre cygne prend soudain une dimension particulière. 

    "Les Philosophes ont pris assez ordinairement les oiseaux pour symbole des parties volatiles de la matière du grand œuvre, et ont donné divers noms d'oiseaux à leur mercure : tantôt c'est un aigle, tantôt un oison, un corbeau, un cygne, un paon, un phénix, un pélican; et tous ces noms conviennent à la matière de l'Art, suivant les différences de couleur ou d'état qu'elle éprouve dans le cours des opérations".

    Note : Au sujet du corbeau : "Dans la symbolique alchimique, cet oiseau représente la materia prima noircie qui conduit à la pierre philosophale, il est alors représenté avec une tête blanche (signe de la purification qu’on attend de la transformation alchimique.)" 

    Parcours : 

    Léda et le cygne

     Charles-Joseph NATOIRE (1700-1777)

    Dans la mythologie grecque, Léda est la fille d'Eurythémis et de Thestios, roi de Pleuron en Etolie qui fut mariée au roi de Sparte, Tyndare.

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  • Le principe féminin à l'oeuvre, ici avec Kali - sur la vidéo -, puis avec Isis.

     

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  • Hortus Deliciarum

    Ce conflit extérieur entre les hommes et les femmes n'est cependant qu'une image du conflit subjectif, plus significatif encore qui existe au fond de chaque individu bien que, peut-être, il n'en ait pas conscience. Car aucun individu n'est entièrement mâle ou entièrement femelle. Chacun d'eux est fait d'un composé de deux éléments qui sont bien souvent en conflit constant dans la psyché. Tant que cet aspect personnel n'aura pas été résolu, l'individu, homme ou femme, ne sera pas capable de trouver une solution aux difficultés extérieures qu'il a avec son entourage car il projettera inévitablement la partie la moins disciplinée de sa propre psyché sur son partenaire. (...)

    Si l'homme désire être complet, il doit faire résolument face à ses manques. Il ne résoudra son conflit intérieur que lorsqu'il se sera mis en accord avec les deux aspects de lui-même et se sera réconcilié avec ces forces dominantes de sa psyché, les principes masculin et féminin qui font partie de la nature même de chaque individu.

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