• L'enfant de la terre

    - Eh bien, fils, réfléchis-y, poursuivit Père. Je veux que ce soit toi qui décides. Avec Paddock, tu auras une existence facile, d'une certaine manière. Tu n'auras pas à travailler dehors par tous les temps. Par les nuits froides de l'hiver, tu resteras bien au chaud dans ton lit, sans avoir à t'inquiéter du jeune bétail, qui risque de prendre froid. Qu'il pleuve ou qu'il fasse soleil, qu'il vente ou qu'il neige, tu seras à l'abri. Tu seras enfermé entre quatre murs. Tu auras sans doute toujours plus qu'assez pour manger, pour te vêtir et tu mettras même de l'argent à la banque.

    - James ! interrompit Mère.

    - C'est la vérité et nous ne devons pas la lui cacher, insista-t-il. Mais il y a aussi un revers, Almanzo. A la ville, tu dépendras des autres, fils. Tout ce que tu auras, tu le devras aux autres.

      « Un fermier ne dépend que de lui-même, de sa terre et du temps. Quand on est fermier, on fait pousser ce que l'on mange, on fait pousser ou l'on élève ce que l'on porte et l'on se chauffe avec son bois. On travaille dur, mais on travaille comme on l'entend. Personne ne vient vous ordonner de faire ci ou ça. Tu seras libre et indépendant, fils, si tu demeures un enfant de la terre.»

    Passage du livre de Laura Ingalls Wilder "La petite maison dans la prairie" tome 4 "Un enfant de la terre"

    Note personnelle : A condition de ne pas chercher à nourrir la "planète entière". Juste à s'occuper des siens, voir un peu plus, mais toujours sans se précipiter dans la folie productiviste dans laquelle nous sommes tombés.

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