• L'origine du "13" et sa métaphysique

    "Le point de départ du symbolisme est le Douze. Le douze est une sorte de signe qui se retrouve partout où se constitua le centre d'une grande tradition historique de type "solaire" en fonction d'analogie précises.
    En effet le zodiaque se compose de douze signes qui définissent un circuit solaire. Un cycle complet de l'astre solaire comprend douze phases, qui sont marquées par les constellations zodiacales. Ainsi le plus antique code celui des Lois de Manu se divise-t-il en douze parties, les grands dieux et les amphictyonies helléniques étaient au nombre de douze (il en va de même pour les Arvales et les Saliens... etc). Le christianisme reflète lui aussi le même ordre d'idée : douze apôtres... mais en plus le treizième. Dans la réunion des douze, le treizième est celui qui incarnant le principe solaire, est donc le centre et le chef suprême de tous, les autres par rapport à lui ne correspondent qu'à des fonctions dérivées du cycle solaire...
    Avec cela nous possédons ce qu'il faut pour comprendre le chiffre treize comme nombre positif et bénéfique "solaire". Comment il est devenu plus spécifiquement celui du bonheur et parfois du malheur va ressortir de ce qui suit...
    Une tradition peut subir un obscurcissement, une déchéance de sorte que tout en laissant survivre les formes, s'en est retirée la signification suprême qui devait les pénétrer et les animer.
    Une des formes symboliques les plus expressives de ce stade est la réunion des douze , mais il manque le treizième... alors il faut se référer à la formulation médiévale des idées et nous trouvons la figuration de la table ronde autour de laquelle siègent les douze chevaliers,mais dont la treizième place est vide et porte le nom significatif de "siège périlleux". Nul ne peut s'y asseoir sans devoir y affronter une épreuve terrible. Il est réservé à un chevalier élu, prédestiné, meilleur que tous les autres. La qualification particulière de ce chevalier lui donne le droit d'occuper cette place, c'est-à-dire d'incarner la fonction solaire suprême et de commander les douze autres. N'importe quel autre chevalier qui voudrait l'occuper sans en être digne y trouverait son malheur. Voici donc comment peut s'éclaircir la double signification du bonheur et du malheur du chiffre treize... la prédominance du malheur sur le treize est évidente puisque la plupart de ceux qui osent occuper la treizième place , ne sont pas à la hauteur de l'épreuve."

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