• La vie quotidienne des anciens Esséniens

    "Si vous étudiez la vie de tous nos grands maîtres spirituels de l’histoire de l’humanité, vous réaliserez que le chemin vers la perfection passe par la solitude et l’effort individuel, plutôt que par une structure organisée, qui est la mort d’une idée. Si vous lisez attentivement les écrits de Joseph, Philon, Pline etc..., vous découvrirez qu’à la fraternité essénienne de la Mer Morte, du Lac Maréotis, et à d’autres endroits, chacun avait sa propre petite maison, entourée d’un petit jardin pour satisfaire ses besoins. En plus les frères consacraient du temps à entretenir une vaste bibliothèque où ils gardaient leurs rouleaux et où ils étudiaient chaque soir les traditions et les enseignements des grands maîtres. Mais chacun des frères esséniens avait une simple petite ‘fermette’ individuelle et indépendante, réalisant que la seule liberté consiste dans le minimum de besoin ; et que l’ensemble dépend de la position des atomes le composant.

    (...) chaque essénien vivait dans une petite ‘maison ‘, ‘longue de la longueur de deux hommes (logitudo corporis) et large d’un homme et demi’, correspondant à quatre mètres de long, trois mètres de large et seulement deux mètres de haut. Elle avait un toit plat en très légère pente, duquel la pluie coulait dans une citerne de cinq mètres de long, un mètre de large et deux mètres de haut, construite sur le sol en extension du bout sud de la maison. Elle était destinée à collecter toute l’eau de pluie, pendant la saison pluvieuse et la grosse rosée de la nuit. La porte était au centre du mur nord , avec une fenêtre à droite et une autre à gauche. Il y avait un lit en bois d’un mètre de large et de deux mètre de long derrière la fenêtre droite et une table en bois de même dimension derrière la fenêtre gauche. Au fond de la pièce, à l’intérieur et parallèle au mur nord, il y avait une zone d’entreposage de trois mètres de long et d'un mètre de large, dont un tiers était occupé par la germination et les graines germées, un tiers par les graines, noix et fruits secs, et le dernier tiers par les outils.

    Le long et à l’extérieur des murs est et ouest tout entiers (chacun de quatre mètre de long) et sur ceux-ci étaient placés des containers en faïence plats (que les esséniens fabriquaient eux-mêmes) remplis de 10 à 15 centimètres d’humus, dans lequel grandissaient des petites (jusqu’à 10 cm de haut) et tendres plantes vertes biogéniques (virescenda) que les esséniens utilisaient journellement dans leurs repas et en liaison avec différentes sortes de Communions Esséniennes. Ils utilisaient, ensemble, avec ces minuscules plantes vertes, les embryons blancs germés (planta alba) qui étaient quelque-chose comme des germes, et des jus, des fruits, des légumes, des graines et des noix.

    La vie quotidienne des anciens Esséniens

    La maison était entourée par un petit jardin carré, de 16 m de large et 16 m de long, qui était le véritable ‘atelier’ des esséniens. La surface entière était occupée par des arbres fruitiers (pomus), chacun planté à une distance de seulement 2.50 m de chacun des autres. Au total environ quatre douzaines d’arbres, leurs branches vertes s’entrelaçant pratiquement, formaient une voûte verte vivante (viridarium), un toit de protection vert, pour les petites plantes à graines et les légumes plantés tout autour sous les arbres fruitiers, protection contre le soleil intense du désert. Avec cette voûte vivante comme un bouclier, les plantes situées dessous étaient capables de croître vigoureusement en dépit de la terrible chaleur et sécheresse, puisque le toit vert fournissait de l’humidité aussi bien que de l’ombre, un paillage fertile et l’humus des feuilles mortes qui tombaient continuellement.

    Dans cette fermette miniature, il y avait tout ce dont le corps humain a besoin pour vivre une vie simple, naturelle, contemplative, libre, cela obtenu par quelques heures seulement de travail chaque jour. Cela signifiait que chaque essénien était complètement indépendant et auto-suffisant.

    Chacun consacrait volontairement environ une heure de travail par jour à des travaux coopératifs avec leurs voisins, pour entretenir leur bibliothèque centrale et commune des Maîtres, et pour jouer de leurs instruments de musique, lesquels, comme toutes choses ils créaient eux-mêmes. (...)

    Selon les plus authentiques informations de Pline, les anciennes fraternités esséniennes, traduites de façon erronée par communauté ou par communes, n’étaient pas des communautés mais des coopératives libres de bons voisins créatifs, complètement indépendants, unis seulement par des valeurs spirituelles et l’enseignement de la Voie Essénienne. Le groupe idéal est composé d’individus indépendants, penseurs libres, juste comme les anciens esséniens, qui nous montrent dans leur façon de vivre, par delà les siècles, un système de guidance concrète, éprouvée, que nous pouvons facilement adapter à notre vingtième siècle."

    Source

    ***********************

    Il semblerait que ceci soit faux, un canular, que L'évangile de la paix soit une pure invention de Edmond Svekély, celui ayant écrit la lettre dont j'ai noté un passage ci-dessus. (source : Le canular de l'évangile de la paix et la question des apocryphes modernes)

    Alors sur le fond, que ceci soit vrai ou faux, à la limite, chacun en fait ce qu'il veut. Je note qu'il y a un énorme doute - je ne peux dire certitude, je suis parfois un peu comme saint Thomas, je dois vérifier par moi-même et comme c'est une chose qui n'est pas dans mes moyens... -, tout en trouvant très intéressant ce que je peux y lire, matière à réflexion : L'évangile de la paix (tome un, je suppose)

    « Jane Eyre - mini série 2006Qui étaient les Templiers ? »