• Le combat contre les religions est perdu d'avance

    Si je pousse encore plus loin mes réflexions précédentes (voir Si j'étais une planteSi nous étions tous des plantes et De l'effrayante réalité des choses de la Vie), si je pousse la métaphore, si je fais correspondre le monde des plantes à celui que nous nommons nos religions, je constate que le fonctionnement est le même. Si je prends quatre plantes avec un fort système racinaire, ou une grande faculté de développement : un fraisier, un pied de menthe, un millepertuis et un pied de renouée du japon, si je considère que le pied de menthe, le millepertuis et la renouée du japon correspondent aux trois religions du livre, et que le fraisier représente la laïcité (cette religion du non religieux qui s'ignore, idem pour l'athéisme, tout comme pour nos états et autres républiques, groupes politiques, etc... les fervents ne manquent pas ; l'humain met forcément du religieux partout dès qu'il se rassemble, qu'il en soit conscient ou pas, qu'il le vomisse, l’exècre, ou le nie, l'idéal de quelque chose donne le ton, c'est la religiosité).

    A partir du moment où il y a regroupement de personnes, il y a religion, ils communient, l'union fait la force, etc... Les prédicateurs de toutes sortes sont nombreux, les prêches, les psalmodies sont monnaie courante.

    Le "vivre ensemble" - un exemple parmi tant d'autres - si présent autour de nous n'est jamais qu'un euphémisme, puisqu'il est la religion (qui ne se dit pas ! dérive de l'image du Dieu dont on ne dit pas le nom) de l’État laïque.

    Autant la spiritualité est individuelle, elle ne se partage pas, il y a toujours des nuances, des différences entre la spiritualité des uns et des autres, autant elle devient automatiquement religion si deux personnes se regroupent pour en établir les contours, pour la définir et l'exposer aux yeux de tous sous une même bannière, car cette spiritualité perd l'essence même du porteur d'origine, étant lui-même unique en son genre, comme tout être humain à la base.

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    Religion, étymologie : du latin religio lui-même d’origine incertaine. Gaffiot le rattache à relego, relegěre (rassembler de nouveau, recueillir de nouveau), à la suite de Cicéron, avec le sens de religion, scrupule religieux, parfois aussi superstition. D’autres auteurs anciens rattachent religio à religo, religāre (lier, attacher).

    Spiritualité, étymologie : espiritualité. Emprunté au latin spiritalitas ou spiritualitas « spiritualité, immatérialité  ».

    Prédication, étymologie : Emprunté au bas latin ecclésiastique praedicatio (« action d'annoncer l'Évangile »), en latin classique (« publication, proclamation »). Du latin prædicere (en français : « dire devant »). Le double sens du préfixe latin præ– fait que la même racine prædicere a aussi donné en français au verbe « prédire », signifiant « dire avant (ou à l'avance) ».

    Communion, étymologie : Du latin communio :

    (Nom) De communis (« commun ») avec le suffixe -io.

    (Verbe) De munio (« munir, fortifier ») avec le préfixe con-.

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    J'en reviens donc à mes pieds de menthe, millepertuis et renouée du japon que je nomme religions du livre (le judaïsme, le christianisme et l'islam) si je les transpose, et à mon pied de fraisier devenu laïcité. Je me retrouve alors avec un quatuor de religions cherchant à prendre le dessus les unes sur les autres, et ce au fur et à mesure du temps qui passe, des siècles qui s'écoulent, au gré du vent et des conditions météorologiques. Mais alors, à quel moment l'une prend-elle le pas sur une autre, dans un pays donné ? A chaque fois que l'une d'entre elles perd de sa vitalité, dès que l'une fait mine de végéter pour x et x raisons. D'où l'absurdité de chercher à évincer les religions (et autres sectes, car c'est exactement le même principe) car elles réapparaissent d'office sous une autre forme - la nature ayant horreur du vide -, plus rusées (pour la survit !) encore que les premières (dogme), car elles prétendent ne pas en être et piègent d'autant les plus influençables (mais pourquoi pas ! si cela leur convient), tous cherchant l'élévation promise, qu'elle soit divine ou sociale .

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