• Par amour de l'équilibre

    Je peux m'enorgueillir d'avoir eu dans ma vie un an de sincérité. Tout le monde ne peut pas en dire autant.
    En outre, j'aime les causes perdues. A la "laïque", j'ai toujours écrit "Roi" avec un R majuscule, non par complaisance pour le régime monarchique, dont je n'avais cure, mais à cause de Louis XVI. Eût-il été un tyran sanguinaire que j'eusse tenu à lui dire ma sympathie : n'était-ce pas le seul roi de France mort guillotiné ?
    Sous Calvin, je suis papiste. Sous Richelieu, je suis parpaillot. - Ce n'est pas par esprit de contradiction, c'est par amour de l'équilibre.
    Ces traits de caractère expliquent une vie si complètement remplie d'échecs parfaits qu'on ne peut s'empêcher d'y voir une réussite totale, car une telle continuité dans l'insuccès finit par monter une musique délicieuse, surtout lorsque le temps en atténue les brutalités et qu'il n'en reste que le souvenir de l'effort qu'on fit pour s'en accommoder. 
    Et puis, le plaisir d'égrener les bons moments n'a d'égal que celui d'évoquer les mauvais car si les premiers vous réjouissent d'avoir été jeune, les seconds vous consolent de vieillir.

    Henri Vincenot, en préambule de son livre "Je fus un saint"

    « Emile Zola, le Laurent Obertone du XIXe siècle ?Conférence de Me Thibault de Montbrial sur la légitime défense »