• Principe masculin - principe féminin

    « Il convient de tenir encore compte d’une chose : le principe masculin et le principe féminin collaborent pour que l’humanité se reproduise. Si le principe féminin était prédominant, ce sont les caractères de la race, caractères d’uniformité, qui se reproduiraient continuellement : l’enfant ressemblerait toujours aux parents, grands-parents. Tout ce qui produit la ressemblance dérive du principe féminin. Tout ce qui crée une différence se rattache au principe masculin. Si le principe féminin l’emportait, vous ne pourriez distinguer les hommes les uns des autres; si seul le principe masculin agissait, vous ne pourriez jamais reconnaître un type de race dans un même groupe d’hommes. Ce qui relève du peuple repose donc sur l’élément féminin ; et par conséquent sur lui aussi ces [anciennes] forces magiques [autrefois] attachées aux liens du sang. (…) L’élément de conformité qui tend à rapprocher les hommes les uns des autres est transmis par le principe féminin, tandis que le principe masculin transmet ce qui fait de l’homme un moi individuel sur la terre. (…) Là où le corps éthérique et le corps astral se pénètrent règne l’élément maternel, et là où le Moi habite le corps physique s’exprime le principe du “père“. C’est-à-dire : dans tout ce que nous avons en commun avec les autres hommes de notre race, la vie de nos pensées, notre philosophie, notre sagesse, vit l’élément féminin ; dans tout ce qui naît de l’union du moi et du corps physique, dans la forme par laquelle nous exprimons notre personnalité, notre moi, agit l’élément masculin. Les anciens sages qui savaient cela avaient donc dû avant tout exiger des hommes qu’ils se fissent une idée claire des rapports unissant leurs corps éthérique et astral avec le corps physique et le moi; c'était prendre conscience en soi des éléments paternel et maternel. Car en dehors de la mère physique, on porte en soi un principe maternel, de même qu’on possède l’élément du père en dehors du père qui vit sur le plan physique. » (Rudolf Steiner, GA 112)

     
    « Sagesse païenne et Christianisme originelL'Homme et la Femme »