• "Si tu apprends les leçons de la vie, tu t'en sortiras fort bien. Sinon la vie continuera tout simplement de te bousculer de toutes parts. En général, les gens optent pour deux solutions : certains se laissent bousculer par la vie ; d'autres se fâchent et en bousculent d'autres, que ce soit leur patron, leur mari, leur femme ou leur travail. Ils ne se rendent pas compte que c'est la vie qui les pousse et les bouscule."
    Je n'avais aucune idée de quoi il parlait.
    "La vie nous pousse tous à droite et à gauche. Certains abandonnent, d'autres se battent. Quelques-uns retiennent la leçon et progressent. Ils acceptent de bonne grâce que la vie les pousse de-ci de-là. L'attitude de ce petit nombre de gens signifie qu'ils ont la volonté et le besoin d'apprendre quelque chose. Ils apprennent et continuent d'avancer. La plupart des autres renoncent, mais quelques-uns comme toi se battent."
    Père riche se leva et alla fermer une vieille fenêtre de bois grinçante qui avait un urgent besoin d'être réparée. "Si tu apprends cette leçon, tu deviendras un jeune homme sage, riche et heureux. Si tu ne l'apprends pas, tu passeras toute ta vie à blâmer ton travail, ton maigre salaire ou ton patron pour tes problèmes d'argent."
    Père riche me regarda soudain pour vérifier si j'écoutais toujours. Ses yeux rencontrèrent les miens. Nous nous fixâmes tous deux et un fort courant de communication s'établit entre nous par le moyen de nos regards. Finalement, je détournai les yeux après avoir saisi son dernier message. Je savais qu'il avait raison. Je l'avais blâmé et pourtant je souhaitais vraiment apprendre. J'étais tiraillé.
    Père riche continua : "D'autre part, si tu es le genre de personne qui n'a pas de cœur au ventre, tu abandonneras chaque fois que la vie te bousculera. Si c'est ton cas, tu passeras toute ta vie à ne rien risquer, à te conduire honorablement, à te ménager en prévision d'un événement qui n'arrivera jamais. Puis, tu mourras comme un vieil homme ennuyeux. Il y aura un tas d'amis qui t'auront vraiment apprécié, car tu étais un travailleur tellement gentil et laborieux. 
    Mais la vérité est la suivante : tu auras laissé la vie te réduire à la soumission. Au fond de toi tu étais terrifié à l'idée de prendre des risques. Tu voulais vraiment gagner, mais la peur de perdre était plus forte que l'excitation que procure la victoire. Au plus profond de ton être, toi et seulement toi sauras que tu n'as pas donné ton maximum pour essayer d'y parvenir. En fin de compte, tu auras choisi d'éviter les risques."
    Nos yeux se croisèrent de nouveau.
    "Vous m'avez poussé à droite et à gauche, n'est-ce pas ? demandai-je.
    - Certaines personnes pourraient peut-être affirmer cela, dit en souriant père riche. Pour ma part, je te dirai simplement que je t'ai donné un aperçu, un échantillon de la vie.
    - Quel avant-goût de la vie ?" demandai-je encore fâché, mais ma curiosité était maintenant éveillée et j'étais encore prêt à apprendre. 
    - Mike et toi êtes les premiers êtres à me demander de leur enseigner comment gagner de l'argent. J'ai plus de 150 employés et aucun d'eux ne m'a demandé un jour ce que je connais de l'argent. Ils me demandent un emploi et un salaire, mais jamais de leur enseigner ce que je sais à propos de l'argent. Par conséquent, la plupart d'entre eux passeront les meilleures années de leurs vies à travailler pour de l'argent, sans vraiment trop comprendre pourquoi ils travaillent."
    J'étais assis là à l'écouter attentivement.
    "Donc, quand Mike m'a dit que tu voulais apprendre comment faire de l'argent, j'ai décidé de concevoir un cours inspiré de la vie réelle. J'aurais pu parler et parler, mais tu n'aurais rien compris. J'ai donc décidé de laisser la vie te bousculer quelque peu pour que tu finisses par m'entendre. C'est pourquoi je ne t'ai payé que 10 cents de l'heure;
    - Quelle est donc la leçon que j'ai apprise en travaillant pour 10 cents de l'heure ? Que vous êtes mesquin et que vous exploitez vos travailleurs ?"
    Père riche se cala dans son fauteuil et rit de bon cœur. "Il serait préférable que tu changes ton point de vue. Arrête de me blâmer en pensant que c'est moi le problème. Si tu crois que je suis le problème, il va falloir que tu me fasses changer. Si tu prends conscience que c'est toi le problème, alors tu peux te changer toi-même, apprendre certaines choses et devenir plus sage. La plupart des gens veulent que le reste du monde change, mais pas eux-mêmes. Laisse-moi te dire qu'il est plus facile de te changer toi-même que de transformer n'importe qui d'autre.
    - Je ne comprends pas, dis-je.
    - Ne me blâme pas pour tes problèmes, dit père riche avec de l'impatience dans la voix.
    - Mais vous ne me payez que 10 cents.
    - Et qu'apprends-tu donc ? demanda père riche, l'air suffisant.
    - Que vous êtes pingre, avare et mesquin, dis-je avec un sourire espiègle.
    - Je vois, tu penses que je suis le problème, dit père riche.
    - Vous l'êtes sans l'ombre d'un doute.
    - Eh bien, conserve cette attitude et tu n'apprendras rien. Si tu continues de penser que je suis le problème, quels choix te restera-t-il ?
    - Eh bien, si vous ne me payez pas davantage, si vous ne témoignez pas plus de respect à mon égard et si vous ne m'enseignez pas, je vais abandonner.
    - Bien dit, fit père riche. Et c'est exactement ce que la plupart des gens font. Ils abandonnent et se mettent à la recherche d'un autre emploi, de meilleures perspectives d'avenir et d'un salaire plus élevé, en pensant réellement qu'un nouvel emploi et un meilleur salaire résoudront le problème. Dans la plupart des cas, cela ne résout rien.
    - Qu'est-ce qui va donc résoudre le problème ? Est-ce le fait d'accepter tout simplement ce misérable 10 cents de l'heure en souriant ?"
    Père riche esquissa un sourire;
    "C'est ce que les autres font. Ils ne font qu'attendre une augmentation en pensant que davantage d'argent résoudra le problème. La plupart se contentent de ce chèque alors que d'autres se trouvent un second emploi et travaillent plus dur encore, mais toujours pour un maigre salaire."
    J'étais assis là à fixer le plancher et je commençais à comprendre la leçon que père riche m'expliquait. J'avais le sentiment que cela représentait un aperçu, un échantillon de la vie. Finalement, je levai les yeux et je dis : "Mais qu'est-ce qui va donc résoudre le problème ?
    - Ceci", dit-il en s'adossant et en me donnant une petite tape sur la tête. "Cette matière entre tes oreilles."
    C'est à ce moment précis que père riche partagea avec moi le principe fondamental qui le distinguait de ses employés et de mon père pauvre, et qui l'amena par la suite à devenir l'un des hommes les plus riches d’Hawaï, tandis que mon père très instruit, mais pauvre, se débattit toute sa vie sur le plan financier. 
    Père riche répéta à plusieurs reprises ce principe fondamental que j'appelle "la première leçon" : Les pauvres et la classe moyenne travaillent pour l'argent. Les riches font en sorte que l'argent travaille pour eux.

     

    Passage du livre de Robert T. Kiyosaki "Père riche, pauvre".


  • L. La psychanalyse me gêne tellement. Qu'y a-t-il de faux en elle ?

    A Budapest, on pratiquait la psychanalyse freudienne.

    Je sens ce quelque chose de faux, mais je ne peux pas dire pourquoi.

    - Elle démonte, mais ne peut pas remonter.

    C'est cela qui te trouble. Démonter est facile.

    L. Ceux qui le comprennent mieux que moi m'assurent que la psychanalyse reconstruit.

    - Oui, ils reconstruisent, mais comme les enfants le font sans raison avec leur jeu de cubes.

    Ils jouent avec la tâche la plus sacrée.

    Ils sont plus coupables que tous les autres, car ils trompent ceux qui leur font confiance.

    Ils déchirent le vivant,

    celui qui est en train de prendre forme

    et ils le pétrissent, ils l'écrasent.

    C'est partout ainsi.

    Ils collent ensemble les débris tombés, déchiquetés, morts.

    L'ordure sera balayée.

    Nous n'allons pas coller, ni l'heure à l'heure,

    ni le sourire au sourire,

    ni la main au pied,

    ni l'homme à l'homme.

    Ils ont assez collé !

    Le nouveau Vin n'est pas versé dans des cruches

    recollées, car il les fait éclater.

    Cette colle se nomme : devoir, considération...

    et combien d'autres noms encore !

    Inutile de repeindre l'endroit recollé !

    Le Vin Nouveau n'y sera pas versé.

    Déjà, à l'approche du Vin Nouveau,

    tout ce qui est collé éclate en morceaux.

    Et ce n'est pas maintenant que tout cela s'est brisé,

    mais c'est maintenant

    que vient le Vin Nouveau.

    Je sens que le Vin Nouveau représente une intense vibration de vie, qui fait voler en éclats nos vieilles valeurs dépassées.

    (...)

    L. Pourquoi la foi sommeille-t-elle au fond de la plupart des hommes ?

    - Tout un réseau de routes bétonnées

    parcours la terre en tous sens.

    Elles sont vastes, larges et lisses,

    et la folie les chevauche.

    Il y a beaucoup de voies, beaucoup.

    Ne sois pas étonnée,

    si l'homme a oublié la petite, l'étroite, la seule !

    La folie aspire toutes les forces. Qu'est-ce que la folie ?

    LA FORCE SACRÉE QUI LANGUIT EN PRISON.

    Mais il vous est donné de montrer la Voie.

     

    Passages du livre "Dialogues avec l'ange" de Gitta Mallasz


  • QUI SE DÉPÊCHE -

    S'APPROCHE DE LA MORT PAR-DEVANT.

    QUI TARDE -

    S'APPROCHE DE LA MORT PAR-DERRIÈRE.

    ENTRE LES DEUX : L’ÉTERNITÉ.

    QUI AGIT A TEMPS IGNORE LA MORT.

    Hanna voit une image illustrant ce qui vient d'être dit : la vie même sous forme d'une ligne verticale qui vibre, fine comme le fil le plus fin d'une épée aiguisée. En agissant au moment juste, nous sommes cette ligne - dans l'ici et maintenant -, et vivants. Si nous nous précipitons, nous sommes dans l'avenir : la mort par-devant. Si nous tardons, nous sommes dans le passé : la mort par-derrière. En agissant au moment juste, nous sommes en contact avec l'éternité.

    (...)

    On ne peut pas détruire le péché.

    En vérité, il n'y a pas de péché.

    Le nom du péché : "Ce qui n'est plus bon."

    C'est cela le nom de tous les péchés.

    "Ce qui n'a pas encore été bon" met fin au péché.

    Où est la mesure ? Où est le jugement ? Chez LUI seul.

    IL ENVOIE LE PÉCHÉ POUR QUE VOS YEUX S'OUVRENT.

    (...)

    L. Pourquoi sommes-nous actifs quand nous devrions être passifs, et inversement ?

    - Quand te sens-tu ainsi ? Toujours ?

    L. Non.

    - LUI seul agit.

    Si tu sens que c'est toi qui agis, tu es passive. Inactive.

    SI TU AGIS VRAIMENT, TU NE LE SENS PAS.

    TU SENS SEULEMENT QUE TU ES PLEINE DE JOIE.

    Le mal n'est activé qu'en apparence... en apparence.

    En réalité, il est inactivité.

     

    Passages du livre "Dialogues avec l'ange" de Gitta Mallasz.


  • « Quoique très ami de l’ordre, je suis anarchiste. »

    « L’anarchie, c’est l’ordre moins le pouvoir. » Pierre-Joseph Proudhon 

     « L’anarchiste est celui qui a un tel besoin d’ordre qu’il n’en admet aucune parodie. » Antonin Artaud

    Anarchie

    (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

    "L'anarchie fait confiance à l'ordre naturel des choses tant qu'il est à considérer que l'ordre c'est le sublime, et donc une forme d'élévation. (...)
    L'ordre naturel est la transcendance par la perception des formes, c'est bien comme ceci que les civilisations se sont structurées, il faut bien avoir une géométrie des formes et de l'harmonie, c'est ce qu'on nomme mesure ou rationalité par l'intellect humain. (...)
    Savoir se tenir c'est une question de savoir se positionner face à l'universel ou les formes, donc de prendre la mesure de soi, le processus de modélisation de soi se fait par esthétisme des formes, on adhère à ce qu'on aime, pas à des lois donc."


  • L'Homme dans son état primitif, tout comme le singe, ne devait guère en appeler aux sources pour apaiser sa soif. Comme celle du singe, sa bouche est mal placée pour cela, et son nez le gêne. Essaye de boire à même la rivière, et tu m'en donneras des nouvelles... Rien n'est plus incommode, même avec ta main.

    Comme le singe, l'Homme, par la conformation de sa mâchoire, le privilège de ses mains  et son aptitude à grimper aux arbres, est fructivore et ovivore. Sa boisson naturelle devait être l'eau contenue dans les œufs, et surtout dans les fruits et les plantes dont il faisait ses festins. Cette eau je l'ai baptisée eau végétale, par opposition à l'eau minérale. (...)

    Ici, nous sommes incorporés à la Nature et tout nous protège. Nous sommes une feuille de l'arbre, un grain de l'épi, un solide maillon de la chaîne sans fin électro-biologique.

    Nous sommes tout nus, mais couverts de poils comme nos frères et nos sœurs. Comme eux, c'est à pleins courants de conduction que nous accomplissons notre MISSION SACRÉE.

    Quelle douceur de capter, de nos poils drus, ces courants. Quelle volupté de les remettre à la terre par le contact de la plante de nos pieds nus à l'humus vibrant de vie ! Tu vois bien que tu n'as pas froid, même lorsque le vent souffle ou que nous traversons à la nage ces rivières glacées. Quel appétit nous avons ! Et quelle facilité de digérer la chair chaude de ces bêtes que tu égorges comme pour t'amuser. Ces œufs, et ces herbes, ces fruits et ces racines que je cueille à l'instant de notre appétit ne nous sont pas indigestes.

    Notre confort est parfait. Cette tanière abandonnée nous convient. La pluie est bienfaisante, elle nous lave, et périodiquement nous débarrasse de l'excédent de ces poux  et de toute cette vermine parasite que la Nature nous prodigue pour nous protéger de maux que nous ne soupçonnons même pas, puisqu'ils ne nous atteignent jamais !

    Comme les animaux, les arbres et tout ce qui nous entoure, nous accomplissons pleinement, sans réserve, notre MISSION SACRÉE et, comme eux aussi, nous ne connaissons que la santé et le bonheur de vivre.

    Mais nous avons un long voyage à faire, aussi, ne nous attardons pas, et faisons veux-tu, un bond de quelques centaines de milliers d'années.

    Tu es étonné de ressentir la chaleur et le froid ? Mais as-tu constaté qu'au cours de ces siècles nous avons, petit à petit, abandonné notre tanière pour habiter ces cavernes naturelles ou creusées de nos mains, ou encore ces nids perchés sur les arbres. Nous nous isolons du cosmos et du sol et cela est déjà une entrave à l'accomplissement de notre MISSION SACRÉE. Tu t'étonnais d'avoir en partie perdu ton poil. Si la fonction crée l'organe, la non-fonction l'atrophie, et à refuser chaque jour davantage l'accomplissement de notre MISSION SACRÉE, nos poils tombent. Que chuchotes-tu ? Ah oui, bien sûr, ainsi retranchés dans nos cavernes ou sur nos arbres nous courrons moins de risque qu'autrefois d'être la proie des animaux carnassiers, et c'est ainsi que tout confort se paye.

    Veux-tu que nous descendions encore dans le passé ? Cela est facile, donne-moi la main, afin de ne pas nous séparer et nous perdre dans ce labyrinthe des temps.

    Nous y voilà. Tu es émerveillé du confort de notre village lacustre, de ces matelas de mousse et de fougère, de ces toits de branchages et de genêts, que nous calfeutrons de l'argile du lac...

    Ces peaux de bêtes, que nous endossons lorsque tombe la fraicheur du soir, nous sont fort seyantes, me dis-tu. Tu as même perfectionné la tienne en l'arrimant mieux à tes épaules par des bandes de peau d'ours, retenues par des morceaux de silex et des bouts d'os. Quel luxe ? On appellera ça un jour un bouton.

    Mais t'es-tu aperçu aussi qu'à nous isoler davantage, nous avons perdu encore beaucoup de nos poils ? Tu souffres d'une dent ? Ne t'inquiète pas, je te l'arracherai. Nos maux se multiplient. Ne vaudrait-il pas mieux remonter le temps ! Non, c'est impossible. D'ailleurs notre instinct nous préserve, et il semble que la Nature veuille freiner notre course à l'erreur.As-tu remarqué que nos vêtements de peaux portent une fourrure qui ressemble à s'y méprendre à celle que notre propre épiderme a perdu. Elle nous aide à accomplir notre MISSION SACRÉE. Et comme nous vaquons à nos occupations toute la journée, pieds nus à même la terre, notre, MISSION SACRÉE est tout de même accomplie, moins bien, c'est sûr, mais suffisamment peut-être...

    Mais ne serions-nous pas sur une mauvaise pente où notre intelligence nous pousse ? Pourquoi ? (me dis-tu) - Je constate qu'il y a des millions d'années, alors que nous vivions comme le loup et l'ours, nous nous portions aussi bien qu'eux, tandis qu'aujourd'hui...

    - Lorsque nous serons gaulois, tu ressentiras des maux que tu ne soupçonnes pas encore. - Gaulois ? - Bien sûr. Prends ma main, ne perds pas ton manteau de fourrure, et allons-y.

    - Oh ! Voilà des demeures princières ! Des huttes régulières, des planchers, des meubles ! Des tissus, des chaussures, des casques ! Mais regarde-toi bien, tu as perdu presque tout ton poil. Ton corps irréceptif et séparé de l'atmosphère par tes vêtements, et tes pieds isolés de la terre par des chaussures, tu n'accomplis plus qu'au ralenti ta MISSION SACRÉE. En même temps que notre confort s'est accru, nos souffrances sont allées croissant. Nous subissons des maladies, nous avons conscience de de la chaleur et du froid, nous connaissons la fatigue. Mais ceci est bien anodin à côté de ce qui nous attend. Une ère nouvelle va commencer, et avec elle bien des malheurs, parce que chaque jour nous refusons davantage d'accomplir notre MISSION SACRÉE.

    - Suis-moi encore. Nous sommes au cœur du Moyen-Age et l'hiver nous devons nous emmitoufler dans nos vêtements de bure, nous chausser chaudement de bottes, de sabots ou de poulaines et porter des bonnets. Nos maisons se perfectionnent : les rez-de-chaussée d'antan au sol de terre battue, bons conducteurs de courants électriques, s'isolent par leurs pavages et par les étages dont on les surmonte ; les toitures se perfectionnent ; les fenêtres se parent de tentures ou de toiles huilées ; demain nous les vitrerons. Ainsi nous nous isolons de plus en plus, et, privés de leurs fonctions, nos organes s'atrophient. Déjà, nous n'avons presque plus de poils, j'aperçois même des personnes chauves !

    Cependant, hors de nos demeures nous foulons encore le plus souvent directement la terre, et nos vêtements sont de cuir, de laine, de chanvre, de lin, de genêt : autant de matières qui, au temps de leur vie, ont accompli leur MISSION SACRÉE et sauront l'accomplir pour nous, cahin-caha.

    Notre état de dégénérescence restera à peu près stationnaire pour une longue période, parce que durant ce temps nous n'accomplirons ni mieux, ni plus mal, notre MISSION SACRÉE. Cela durera jusqu'à la fin du XIXe siècle.

    Et maintenant, veux-tu, revenons d'un bond au jour où je t'écris cette lettre. Donne-moi la main et ne crains rien... Nous voici parvenus dans notre demeure d'aujourd'hui, et je vais te raconter tout ce qui est arrivé depuis. Et si ce n'est pas très drôle, tant pis pour nous.

    Depuis le XIXe siècle, l'Homme ne cesse de mettre son intelligence au service de l'erreur, donc de son malheur.

    Chaque jour, il souffrira davantage. Chaque jour il perfectionnera son isolation de la terre et du ciel, négligeant ainsi sa MISSION SACRÉE, et la Nature ne le lui pardonnera pas. La Nature est la plus généreuse des mères, mais elle ne peut accepter que l'on refuse ses dons.

    Voilà créé un bien mauvais terrain, et tout naturellement, je pense à la phrase de Claude Bernard si souvent répétée à juste raison : Le microbe n'est rien, c'est le terrain qui est tout. On pourrait croire (beaucoup de gens conscients des dangers de l'alimentation actuelle le croient) que le terrain est réparable en quelques années de la vie d'un homme. Hélas, cela ne peut être. Tu pouvais croire cela possible parce que tu ne voyais comme raisons au misères de l'Homme que son alimentation anormale. Tout en admettant cette raison, il faut en voir une autre plus importante, hélas : le défectueux accomplissement par l'Homme de sa MISSION SACRÉE.

    Que pouvons-nous faire pour améliorer notre sort, donc pour accomplir comme la Nature le veut, notre MISSION SACRÉE ? Revenir au mode de vie des hommes sauvages et des animaux sauvages ? Cela est évidemment impossible mais en acceptant certaines disciplines, grâce à la connaissance de la MISSION SACRÉE, nous aurions moins besoin des secours de la pharmacopée moderne. Ces disciplines, facilement acceptables dans le milieu complexe de notre civilisation à laquelle nous ne pouvons dire non, je te les définirai dans une lettre que je t'écrirai à quelques pages d'ici. Mais revenons à nos vicieuses pratiques... (note personnelle : pour lire la suite - de la page 57 -, ainsi que tout le reste, voir le lien ci-dessous du livre en pdf)

    Passages du livre de Matteo Tavera "La Mission Sacrée" (en pdf gratuit ici)


  • Tout être vivant, et en particulier l'homme, a besoin, au cours de sa vie, d'une quantité définie de radiations biologiques. S'il ne la reçoit pas, sa vie diminue parallèlement en intensité et en durée.

    A notre connaissance, l'homme absorbe des ondes biologiques par trois processus différents.

    Le premier est l'assimilation des ondes biologiques introduites dans l'organisme avec l'eau de boisson.

    Mais la nature de l'eau de boisson est actuellement profondément différente de ce qu'elle était autrefois. (...) Bref, bilan habituel de l'assimilation d'ondes biologiques provenant de l'eau de boisson de l'homme : zéro.

    Le second processus est l'absorption de l'eau contenue dans les aliments consommés crus, sans avoir été portée à la température de 63 degrés, dite de pasteurisation.

    Les aliments crus contiennent une eau vivante, capable d'entretenir la vie. Leur consommation habituelle est donc excellente pour la santé. (...)

    L'homme moderne consomme surtout des produits stérilisés : les conserves, les aliments pasteurisés et cuits, s'ils sont dépourvus de germes pathogènes, sont également dépourvus d'ondes vitales. Ce sont des produits morts : lait, beurre pasteurisés, boissons pasteurisées, etc... (...)

    Troisième processus : Enfin, ces ondes, nous les absorbons par un organe que je classe en tête de tous les autres, par son importance pour le maintien de la vie : la peau.

    La peau est un organe merveilleux et étonnant, aux multiples propriétés, siège du toucher, qui nous prévient et nous défend contre les agressions extérieures, matérielles ou physiques. La peau, qui nous protège du froid et de la chaleur, et met en action des mécanismes de défense compliqués, est par-dessus tout un filtre, qui ne laisse passer, du cocktail de radiations dans lequel nous baignons, que celles qui nous sont bénéfiques, et principalement les radiations vitales.

    Le sang, qui circule sous la peau dans une infinité de capillaires, s'imprègne d'ondes biologiques et les véhicule dans tout l'organisme.

    Lorsqu'un grand brûlé a perdu trop de peau, il meurt d'asphyxie de radiations vitales parce que la suppression d'une grande partie du filtre naturel qui les absorbe, en prive certains organes. (...)

    Malheureusement, il faut bien reconnaître que l'homme moderne fait bien tout ce qu'il peut pour empêcher sa peau d'être baignée par les rayonnements bienfaisants qui proviennent du cosmos. C'est ainsi que se répand en particulier de plus en plus l'habitude de porter des vêtements en fibres synthétiques qui se chargent d'électricité statique, et jouent pour l'ensemble des radiations ambiantes, le rôle de la cage de Faraday. Les vêtements naturels légers, en fibres naturelles d'origine végétale (coton et lin) ou animale (laine et soie) présenteraient moins d'inconvénients de cet ordre. (...)

    On sait que l'homme est le seul animal (à l'exception de quelques espèces domestiques) qui ne vive pas pendant une durée égale à sept fois sa période de croissance, ce qui le conduirait au-delà de 120 à 130 ans. Il meurt prématurément et d'ailleurs de plus en plus prématurément, après avoir souffert de toutes sortes de maladies physiologiques et dégénératives. On sait aussi qu'il se prive en permanence de la plus grande partie des ondes biologiques qu'absorbent les animaux, du fait de son alimentation stérilisée, de ses boissons stérilisées,de ses vêtements, et de ses habitations en cages de Faraday...

    Passages du livre de Marcel Violet et Michel Rémy "Le secret des patriarches" (1962)


  • Prenons, par exemple, un individu de 40 ans. Comme la majorité de ses congénères masculins, il a sans doute pris l'habitude de consommer trois repas par jour. Ce qui fait en moyenne 1000 repas par an, ou plus de 40000 repas au cours de sa vie. C'est très important de s'en souvenir.

    Nous supposons aussi que, comme la plupart des gens, presque toute la nourriture qu'il a consommé est cuite, en conserve ou transformée d'une quelconque manière, et qu'il a rarement mangé une quantité suffisante de nourriture crue ou un repas entier composé de légumes et de fruits crus uniquement. Ce qui fait que plus de 40000 repas, composés presque entièrement de nourriture morte (ou d'éléments chimiques inertes) sont passés dans son organisme.

    Il est impossible de régénérer des cellules vivantes dans un corps humain avec de la matière inerte (ou morte). Nous savons que ces 40000 repas ont servi à maintenir la vie, mais quasiment aucun nutriment sous forme vivante n'a été consommé pour régénérer les cellules et les tissus de son corps ou fournir les éléments chimiques qui les composent.

    En fait, il est effrayant de s'apercevoir que le seuil de tolérance d'une telle condition est généralement atteint à l'âge de 40 ou 50 ans. L'âge auquel la maturité et l'expérience sont là, une période où nous devrions savoir ce que la vie nous réserve, du moins dans les grandes lignes, mais aussi l'âge auquel la plupart des hommes et des femmes se retrouvent avec des corps négligés qui se dégradent rapidement et qui ne sont plus des véhicules efficaces avec lesquels mettre ces connaissances en pratique, menant rapidement à la sénilité et à l'abandon.

    Nous savons que le corps demande des fibres. L'erreur est dans l'interprétation de la fonction que remplissent les fibres. Pour avoir de la valeur, les fibres de notre alimentation doivent être composées de cellulose crue, ou de fibres issues des fruits et des légumes crus consommés mûrs et autant que possible à leur état naturel.

    Quand ils sont consommés de cette manière, après être bien mâchés, le processus de la digestion extrait le plus possible d'éléments chimiques contenus dans les fibres. Les fibres restantes passent par les intestins et deviennent, pour parler de manière imagée, hautement aimantées par l'action péristaltique des muscles. Alors, elles attirent les cellules et les tissus usagés de toutes les parties du corps dans les intestins pour les éliminer, ainsi que les déchets issus de la digestion normale, par le côlon, agissant à la fois comme un balai intestinal et comme un aspirateur.

    Quand la nourriture est cuite ou transformée de n'importe quelle manière, les fibres ou la cellulose sont converties en substance inerte dans laquelle tous les principes de vie ont été détruits. Ainsi, elles ne peuvent plus assurer leur fonction de balai ou d'aspirateur mais agissent plutôt comme une serpillière (gluante de préférence) poussant la matière sans aucun effet nettoyant. A cause de leur manque de magnétisme, qui ne peut pas être activé sur de la matière morte, elles n'ont aucune capacité à attirer les cellules et les tissus usagés ou n'importe quelle autre matière morte qui peuvent s'accumuler de toutes les parties du corps, dans les intestins.

    Étudiez ces deux situations. D'une part , une abondance de fibres crues passant dans le tube digestif et les organes émonctoires, agissant comme des balais et des aspirateurs après chaque repas, trois fois par jour, laissant non seulement des intestins propres à chaque fois mais aussi éliminant de l'organisme d'autres matières mortes accumulées. D'autre part, visualisez les fibres issues de la nourriture cuite ou dévitalisée (presque toujours en quantité excessive), passant par les intestins et les organes émonctoires trois fois par jour, 40000 fois ou plus en 40 ans, et laissant à chaque fois une couche, 40000 couches, aussi minces soient-elles, laissent forcément des traces.

    L'Homme est le seul membre du règne animal qui, malgré son intelligence soi-disant supérieure, satisfait son appétit aux dépends de son corps, et entretient cette tendance délibérément, sans faire appel à son bon sens, ni à son jugement, écoutant la douce voix de la tromperie lui dire que la nourriture n'a rien à voir avec l'état physique du corps.

    Avec un tel manque de connaissance, il n'est pas surprenant que, juste quand on atteint l'âge où notre connaissance et notre expérience deviennent intéressantes pour nous, qu'elles peuvent être utilisées à notre avantage et que nous sommes vraiment avides de commencer à VIVRE, nous nous retrouvons handicapés avec un corps qui est bon à mettre à la poubelle, sinon à la tombe. (...)

    Le lait de vache est bien plus épais que le lait maternel et il contient 300% de caséine en plus que le lait maternel. Il est conçu pour doubler le poids du veau en 6 à 8 semaines, alors que le corps d'un enfant a besoin de 6 à 7 mois pour doubler son poids. Le lait de vache construit la structure du corps du veau pour atteindre un poids de 450 à 900 kilos à la maturité. Nous n'avons pas réussi à trouver un homme ou une femme dont l'ambition est d'atteindre un poids de 110 à 135 kilos. (...)

    Dans le règne animal, aucun individu ne continue à consommer du lait une fois sevré. Il n'y a que l'Homme pour ignorer que la consommation de lait est responsable de nombreuses maladies. 

    La Nature a placé dans le lait les ingrédients nécessaires à chaque espèce, qui sont les plus adaptés à la croissance des petits.

    Le fait que le lait, utilisé comme nourriture après la maturité, maintient la vie, est indiscutable. Il est également incontestable qu'en de rares occasions nous pouvons voir une chèvre nourrir un veau, une chienne nourrir des chatons et une jument nourrir des chiots. Nous avons même vu une gorille nourrir un enfant. Mais ce sont des situations d'urgence et non des pratiques habituelles.

    Passages du livre de Norman Walker "Le guide de l'alimentation végétarienne et des salades"

    *********************************

    Note personnelle : il faut que je retrouve le livre qui traite aussi de cela au niveau de la viande, c'est à dire de manger crue la viande, comme le faisait l'humain il y a des lustres de cela - avec cette croyance qui au final n'en n'était pas une (?), mais une réalité que l'humain dit civilisé a complètement zappé - pour prendre la force de l'animal qu'il tuait et mangeait ensuite, comme le cœur encore chaud extrait des entrailles de la bête chez les indiens d'Amérique par exemple.

    A notre époque le steak tartare serait un bon exemple de viande crue, si l'animal vivait dignement en broutant l'herbe des prés et qu'il était abattu juste avant d'être consommé, ce me semble.

    Au niveau du poisson il y a les sushis.

    Oeufs crus (un exemple d'une boisson que j'aime : un jus de citron, un œuf battu, un cuillère à soupe de miel).

    ********************************

    Ajout du 11/08/2015 : il me semble que c'est dans le livre la Mission Sacrée avec deux passages que j'ai mis en ligne, en plus de l'accès au pdf gratuit du livre en question.


  • (...) nous avons dans le Ciel Antérieur et dans le Ciel Postérieur une droite et une gauche. Cependant, nous pouvons constater qu'elles sont inversées. Nous touchons à un élément important de déchiffrage qui est celui des latéralités. Cette inversion nous permet de comprendre pourquoi la psycho-morphologie et la psychologie moderne placent au niveau du corps humain le rapport à la mère dans le côté gauche du corps, et le rapport au père dans le côté droit, alors que la médecine traditionnelle chinoise et la philosophie taoïste font l'inverse. Cela s'explique par le fait que l'Occident s'est toujours beaucoup plus "préoccupé" du non-manifesté, de l'esprit et de l'âme, c'est à dire des éléments qui viennent du Ciel Antérieur, alors que l'Orient base la sienne principalement sur le Ciel Postérieur, du moins pour les latéralisations physiques. C'est pour cette raison qu'elles sont inversées, comme cela se passe entre l'image et la réalité que perçoit l’œil et celle inversée qui transmise et "reconstruite" dans le cerveau. Le côté droit du corps est donc, pour les Orientaux, en rapport avec le Yin et, par conséquent, la symbolique maternelle, et le côté gauche est en rapport avec le Yang et la symbolique paternelle. Cette précision est extrêmement importante car les latéralisations physiques des symptômes et des traumatismes vont être pour nous des éléments particulièrement parlants et révélateurs de ce qui se passe au fond de nous. Or, étant donné que ces manifestations appartiennent au manifesté, au Ciel Postérieur, elles sont codifiées par la latéralisation proposée par les Orientaux (droite = symbolique maternelle). En revanche, tout ce qui se passe dans la psychologie, l'imaginaire, le rêve ou qui a été conçu en forme avant la naissance (psycho-morphologie) appartient au Ciel Antérieur et corresponde de ce fait à la latéralisation principalement utilisée par les Occidentaux.

    (...)

    On raconte en effet cette anecdote amusante (...), de la façon par laquelle les Taoïstes ont déterminé quels étaient les organes et viscères de nature Yin ou Yang. Ainsi que nous l'avons vu précédemment dans la "catégorisation" Yin/Yang, ce qui est lourd, plein, correspond au Yin et ce qui est léger, vide, au Yang. Les Taoïstes, pragmatiques et logiques, prirent un récipient d'eau et plongèrent alternativement chacun des organes et viscères d'un animal ou d'un cadavre dans ce récipient. Ce qui flottait (donc plus léger que l'eau) ne pouvait qu'être de nature Yang, ce fut le cas de tous les viscères, et ce qui coulait (donc plus lourd que l'eau) ne pouvait qu'être de nature Yin, ce fut la cas de tous les organes. 

    Passages du livre de Michel Odoul "Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi".


  • Dénoué, porté lâche et flottant, le cheveu est un signe de liberté ou de disponibilité de la femme dans de nombreuses cultures. En revanche, on l'attache, on le noue, voir on le cache dès que celle-ci est mariée ou n'est plus libre parce qu'elle se consacre à une tâche ou une vocation qui lui demande sa disponibilité (vœux religieux, ordres monastiques ou communautaires, coutumes sociales ou locales, etc...). Certaines femmes juives très pieuses allaient et vont encore, parfois, plus loin puisque, en signe de piété religieuse, elles se rasent le crâne et portent une perruque. (...)

    Dans le monde religieux, la tonsure ou le crâne rasé symbolisent la soumission au divin et le renoncement aux désirs sensuels ou matériels. Il s'agit là réellement d'un sacrifice, d'une pénitence, d'un abandon de soi-même pour se consacrer à la vie religieuse ou méditative.

    En revanche contrairement à ce que certains pensent ou écrivent, il ne s'agit pas d'une ouverture aux influences célestes. (...)

    Pendant très longtemps la chevelure a été l'emblème des guerriers et des rois. Gaulois, Vikings, Mongols y voyaient un signe de virilité, de force et de liberté. Galoper les cheveux au vent représente encore dans certains peuples l'insigne le plus grand de l'état d'homme libre. Ce n'est que dans nos sociétés modernes à la pensée dualiste qu'une longue chevelure chez un homme a été considéré péjorativement comme un signe de féminité, d'absence de virilité. Les Romains qui envahirent la Gaule furent toujours très envieux des chevelures gauloises, à tel point que la Gaule fut appelée «Gallia Comata », c'est à dire « Gaule chevelue ». Il fut toute une époque où seuls les rois étaient autorisés à porter les cheveux longs. Ceux-ci étaient alors le symbole même de leur royauté et de leur noblesse. Lorsque l'on voulait les déchoir, on leur rasait le crâne et on les enfermait dans un couvent.  On leur enlevait ainsi toute leur puissance et on coupait le fil qui les reliait au ciel, leur ôtant de cette manière le lien au divin. Ce fut, par exemple, le cas de certains rois fainéants et, entre autres celui de Childéric III, dernier roi mérovingien, enfermé par Pépin le Bref. (...)

    Les XVIIe et XVIIIe siècles voient les hommes porter les cheveux longs comme cela se faisait au Moyen Age, mais sous les règnes de Louis XIV et Louis XV, la mode nouvelle de la perruque s'installe. Cette mode est principalement initiée par la calvitie naissante de Louis XIV qui ne peut accepter de voir son crâne royal se dégarnir. (...)

    Jamais les femmes n'ont autant été touchées par la chute, voir la perte totale des cheveux, depuis qu'elles "se sont libérées". Car cette conquête s'est accompagnée de celle des stress et des tensions des hommes et, par conséquent, d'un certain nombre de leurs pathologies et déséquilibres.  (note : rapport aux années 1970)

    (...) Élément associé à l'énergie de l'Eau, le cheveu est porteur de tout le sens de cette dernière. Il est le fil qui contient les mémoires profondes de celui qui le porte. Partant de ses racines, il monte vers le ciel comme une colonne vertébrale subtile. Cette colonne ne pousse pas sur n'importe quelle partie de notre corps puisque c'est sur la tête. Elle est l'émanation de ce qui est le plus élevé dans l'homme et la codification taoïste différencie très nettement les cheveux (Principe de l'Eau) des poils Principe du Métal) ou des ongles (Principe du Bois). Nous les classons ensemble en Occident sous le terme générique de "phanères" parce qu'ils sont tous fait de kératine et émanent de notre peau. L'Orient a très nettement fait la distinction entre eux car le cheveu a un rôle d'antenne et de mémoire, de lien avec le céleste, qui lui donne une noblesse de fonction que les poils ou les ongles n'ont pas.

    Cette ressemblance avec notre colonne vertébrale n'est d'ailleurs pas que symbolique. Il est en effet assez troublant d'observer la structure et les articulations de celle-ci et de les comparer à celles d'un cheveu vu au microscope.

     

    Passages du livre de Michel Odoul et Rémy Portrait "Cheveu, parle-moi de moi".

    ***********************

    Note personnelle : le tout en lien avec les chakras, le yin et le yang, et les cinq principes énergétiques.





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique