• Question de préservation de l'espèce humaine

    Pour certains, l'autonomie, c'est d'abord d'accumuler du matériel pour être efficace ou encore, "au cas où". Sans un minimum de matériel, pas d'autonomie possible. Moi j'ai une approche de normand, à la fois oui et non. Comme je l'ai déjà expliqué dans les articles précédents de cette rubrique, cela se passe en premier lieu dans la tête, l'autonomie. Le matériel est secondaire. Or à notre époque, c'est le matériel qui l'emporte, à tel point que l'homme en est venu à cogiter de quoi pallier à "tous" ses prétendus manquements par le biais de la technologie.

    L'exosquelette militaire de Sarcos.

    De la technologie donc, et aussi des nanotechnologies. Depuis de nombreuses années je suis avec intérêt les "progrès",  les avancées de ces fameuses nanotechnologies. Lorsque je dis avec intérêt, c'est plutôt avec effroi, je dois bien l'avouer. Mais je regarde, j'observe la chose se développer.

    "Pour l’ETC Group, une ONG environnementale, qui l’a ironiquement surnommée de BANG (.pdf) (pour Bit, Atomes, Neurones, Gènes), elle ne pourra qu’accroître les inégalités et concentrer le pouvoir entre quelques mains.

    A contrario, comme le notait Rémi Sussan, “les aficionados des NBIC affirment que la démocratisation de ces technologies ouvre la porte à une ère d’abondance au cours de laquelle la pauvreté sera abolie“. (...)

    Il ne s’agit pas de choix de pays, mais plutôt de choix d’organismes (et parfois du choix d’auteurs qui ont habilement publié leurs idées via ces organismes). Mais la vraie question est : s’il n’y a pas de convergence des sciences, mais des choix de société face aux nouveaux possibles ouverts par les différentes technologies qui émergent, alors qui fait ces choix ? Doivent-ils être faits uniquement par des experts ?

    A la NSF, on trouve deux influences a priori de milieux très opposés : les militaires et les contre-cultures, parce que les intérêts de ces deux extrêmes “convergent” pour faire un homme transformé (le super soldat ou bien l’homme immortel), même s’ils sont très différents de ce que pense la grande majorité des citoyens."

    (Source : La convergence des sciences : un choix de société)

    Note : Ce qui "m'amuse ici, c'est encore cet appel à "une ère d'abondance au cours de laquelle la pauvreté sera abolie", donc toujours et encore cette notion - ce regard devrais-je plutôt dire - du "c'est bon pour vous !" (voir à ce propos Apprendre à dire NON, qui est valable pour nombre de propositions toutes toujours très bonnes pour soi, bien évidemment, mais au regard de qui ? là est la question, car c'est à chacun de voir cela avec lui-même, face à face avec lui-même, en son âme et conscience, et rien d'autre), soit cet éternel enfer pavé de bonnes intentions, ce gouffre s'ouvrant sous nos pieds si nous n'y prenons pas garde.  

    Ainsi, la liste ne peut que s'allonger et les recettes tomber :

    " John Storrs Hall, chercheur émérite membre de l’Institute for Molecular Manufacturing et auteur de “Nanofuture: What’s Next for Nanotechnology” (“L’avenir des nanotechnologies”), se demande, dans un article consacré au décollage imminent des intelligences artificielles (IA), comment en réguler le développement.

    Réponse : sûrement pas par les humains, qui ont montré leur capacité à se massacrer à grande échelle. A contrario, l’autorégulation, ou plutôt l’autosurveillance de type communautaire, que l’on rencontre, selon Storrs Hall, dans les sociétés tribales ou encore sur les marchés, contraint chaque acteur à respecter certaines règles pour éviter d’être rejetés par le groupe. Storrs Hall propose ainsi que les intelligences artificielles (IA) soient placées sous le contrôle “distribué” des autres IA, plutôt que sous la supervision d’êtres humains. Déroulant le fil de sa pensée, il conclut qu’il serait également logique de leur confier le soin d’organiser la redistribution des richesses au sein de l’espèce humaine, dès lors que les IA feront tout ou partie du travail jusque là effectué par les humains…"

    Source : Mini technologies, maxi changements

     « L’essence du Tao consiste à bien régir sa personne ; son résidu consiste à régir la principauté ; son ordure consiste à régir le monde entier. » Tchouang-tseu

    Au niveau des militaires, il y a ce lien très instructif : Les super soldats US du futur seront des transhumains génétiquement modifiés, capables d'exploits surhumains

    “Nous sommes passés d’une démarche de transparence à la peur de voir le public découvrir que des nanotechnologies sont employées dans certains produits. Désolé de le dire, mais nous sommes en train de répéter la débâcle de l’alimentation génétiquement modifiée.”

    Source : Nanotechnologies : s'informer, s'exprimer... et après ?

    "Bien évidemment, les potentiels sautent aux yeux, notamment les thérapies permettant demain d’aider les personnes handicapés. L’actualité récente, dans le cas de Claudia Mitchell, cette ex-marine américaine qui a retrouvé l’usage de son bras amputé grâce à une prothèse commandée par la pensée, nous en a offert un très bon exemple. Mais j’ai plutôt tendance à voir les risques, par déformation professionnelle. Et le risque principal n’est rien moins que la disparition de l’humain.

    On utilise souvent un argument évolutionniste pour justifier l’apparition du post-humain : l’idée étant que c’est pour s’adapter à la complexité de son monde que l’homme est appelé à s’adapter. Mais contrairement au schéma évolutionniste classique, nous ne sommes pas là face à une espèce qui s’éteint, dont l’avenir est sans horizon. Nous décidons peut-être de devenir autre chose qu’humains, de construire un avenir qui n’est plus humain.

    Pour autant, la distinction entre potentiel et risque est hasardeuse. Car même sous l’angle de la thérapie, le risque de construire d’autres handicaps existent. (...)

    La DARPA travaille a améliorer la vue du pilote de chasse, via des implants de rétine pour que sa vue parvienne à 120 % de ses possibilités. Si ces recherches aboutissent, demain, nous serons considérés comme handicapés si nous ne profitons pas de ces technologies. Je suis un peu myope, ce qui est un problème assez bénin, et je mets des lunettes pour ne pas avoir à plisser les yeux quand je regarde les gens. Mes étudiants d’ailleurs ne l’accepteraient plus. Ils me diraient, si je n’en portais pas, « mais pourquoi ne portez-vous pas de lunettes ? ». Tout cela pour dire que la norme a changé : on n’accepte plus qu’on ne cherche pas à combler ses handicaps." (note personnelle : l'art et la manière de voir des handicaps là où il n'y en a pas, donc de créer de toute pièce un besoin digne d'une société de consommation - cela rejoint d'ailleurs ce sur quoi je travaille, et ce que je savoure, c'est que sans connaître cette histoire de pilote de chasse et d'implants de rétine j'avais mentionné cette aberration d'une norme au niveau de la vue - livre alors édité en avril 2012 -, un passage ici)

    Source : Daniela Cerqui : Allons-nous devenir autre chose qu'humains ?

    Et puis, histoire de nous mettre un peu plus au parfum - et en confiance ? -, il y a les robots :

    Comme le dit Charles Sannat sur son blog (voir lien plus bas), voici un film de propagande pro-robot.

    Avec ici la "Renaissance" façon XXIe siècle (à mettre en exergue avec la Renaissance ayant suivit le Moyen Age ? 9a fait froid dans le dos).

    "(...) comme dans le livre Globalia (...), je me cherche une « non-zone », un endroit sans robot et je crois qu’il va falloir militer dès à présent pour des « réserves humaines » où l’homme pourrait rester homme sans toute cette folie technologique profondément psychotoxique."

    Source : Charles Sannat

    Oserai-je dire que moi aussi ? C'est la base même de cette recherche d'autonomie, la mienne. Préserver l'humain, préserver l'espèce humaine tout en lui permettant de développer ses compétences internes et son lien avec les énergies de la vie.

    Note : et c'est également la base même du livre sur lequel je travaille "La voie d'Alfrodull" dont le premier tome est justement "A la croisée des chemins", à savoir, ce choix que nous avons à faire maintenant, quelle option choisissons-nous de prendre, de vivre, vers quoi penchons-nous le plus, vers tout ce qui est Cyborg & Co et cette illusion que la perfection en découlera ? ou vers ce qui est l'Humain avec ces multiples imperfections, voir un savant dosage, un savant mélange entre les deux, à divers degrés.

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