• "Pour en finir avec la psychiatrie, avec les approches psychologiques qui ignorent la prépondérance du physique sur notre fonctionnement cognitif, pour en finir définitivement avec cette farce de l'émotionnel !" 


  • "Intervention filmée samedi 12 décembre à Carcassonne, lors du pôle France de sélection et d'entrainement de Jiu Jitsu Brésilien. Quels sont les paramètres à considérer et à respecter dans l'entrainement des sportifs de haut niveau, paramètres trop souvent ignorés qui limitent fortement leurs performances et peuvent compromettre toute leur carrière...
    Invitation à l'initiative de Jean Jacques Bukovinski et Julien Gaillard(vice champion du monde )"


  • "On n'a pas le choix d'être bienveillant, parce que c'est une nécessité vitale."


  • Les pères du système taoïste, parut en 1913, est un livre de Léon Wieger. Ce volume contient ce qui reste de trois penseurs chinois, Lao-tseu, Lie-tseu, Tchoang-tseu, qui vécurent du sixième au quatrième siècle avant l’ère chrétienne.

    les pères du système taoïste avec Lao-tseu

    Lao-Tseu en dieu taoïste, en image de couverture pour Les pères du système Taoïste.

    Léon Wieger, est né le 9 juillet 1856 à Strasbourg et mort à Xian dans le Hebei (Chine) le 25 mars 1933, était un médecin et prêtre jésuite français qui fut missionnaire et sinologue. Il a passé la plus grande partie de sa vie adulte en Chine. Alsacien, fils de professeur de médecine à l'université de Strasbourg et lui-même médecin de formation, Wieger pratique deux ans la médecine avant d'entrer au noviciat de la Compagnie de Jésus le 21 janvier 1881 à Tronchiennes (Belgique). Ordonné prêtre le 31 juillet 1887, Léon Wieger part la même année pour la mission de Tche-li Sud-Est. Il s'y occupe d'abord d'hygiène et exerce la médecine. À partir de 1893, son supérieur religieux l'oriente vers l'étude du chinois et des tâches plus intellectuelles. Ses recherches le conduisent à faire d'importantes contributions dans le domaine du folklore chinois, sur le bouddhisme et le taoïsme. Les livres du canon taoïste ont longtemps été comptés selon sa présentation. Il reçut à trois reprises pour ses travaux le prix Stanislas Julien décerné par l'Académie des inscriptions et belles-lettres. L'œuvre ethnographique, linguistique et de traduction de Wieger est considérable et il peut être compté parmi les pères de la sinologie moderne dans la mesure où ses travaux procèdent d'une connaissance profonde de la langue et de la culture chinoises, même si ses contributions peuvent être marquées par une pratique de la traduction ne répondant plus toujours aux critères actuels et par des préoccupations dues à sa qualité d'homme d'Église catholique. Lisa Bresner (1971-2007), disait de lui : « Du vivant du Père Léon Wieger, son œuvre a été largement connue et saluée. Mais depuis les années cinquante, alors que son travail sur la Chine antique demeure un outil essentiel pour les sinologues, un silence s'est fait tant autour de sa vie qu'autour de ses ouvrages. J'espère que ces bribes biographiques, en attendant un hommage plus conséquent, permettront de sortir un grand sinologue de l'oubli. »

    Extrait du Compte-rendu de lecture d'Henri Maspero

    Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, 1913, pages 27-29

    "Il n'est pas de traduction de Lao-tseu dont on n'ait dit qu'elle apportait quelque chose de nouveau. À dire le vrai, je crois bien que, pour être sincères, nous devrions tous avouer, Chinois ou Européens, que nous ne comprenons rien au Tao-tö-king ; et si l'on réfléchit combien l'ouvrage est bref, si l'on songe qu'il est probablement formé de fragments d'époque et d'origine diverses, et si on se rappelle qu'il ne s'y rencontre pas une seule définition des termes employés, on n'aura pas lieu de s'en étonner ; chaque traducteur ou commentateur y met ses propres idées, et c'est ainsi que nous trouvons des commentaires confucéens, bouddhistes et taoïstes de ce livre, et que certains traducteurs anciens y ont vu des idées chrétiennes, ou d'autres plus récents, darwiniennes. Chacun y verse ses propres conceptions pour tenir lieu de celles de Lao-tseu qui sont insaisissables, faute de connaître le sens précis des termes qu'il emploie. Ce que le père Wieger apporte de nouveau, et ce dont, à mon avis, il faut le louer sans réserves, c'est qu'au lieu de ses propres idées, ce sont celles d'une certaine école de commentateurs qu'il s'est efforcé de reproduire : le Tao-tö-king a été tenu de tout temps par les taoïstes pour un de leurs livres fondamentaux : c'est leur doctrine qu'il cherche à exposer, tant dans sa manière de rendre le texte, que dans ses résumés des commentaires. Ce n'est pas à dire que les nombreux traducteurs de Lao-tseu ne s'étaient déjà copieusement servi des commentaires ; mais l'originalité du père Wieger est de s'être servi de commentaires taoïstes, et de les avoir toujours suivis. L'idée de la « corruption » du taoïsme primitif (pour lequel on est allé jusqu'à inventer un nom spécial, le « laoïsme ») n'est pas le moins bizarre des résultats auxquels l'obscurité du Tao-tö-king a conduit nombre de sinologues européens ; il s'en est suivi qu'aux commentaires taoïstes on préféra parfois les commentaires confucéens, et que d'ailleurs chaque traducteur se crut en droit de négliger leurs indications pour serrer de plus près ce qu'il supposa être la pensée primitive. Avec le père Wieger, nous quittons ces spéculations hasardées ; les explications sont celles que l'école qui prétend se rattacher à Lao-tseu donne elle-même. Certains trouveront qu'à ce traitement le livre perd en profondeur de pensée ; la vérité historique y gagne certainement, car si nous n'atteignons pas encore la pensée du compilateur inconnu qui, à une date inconnue, a rassemblé les fragments du Tao-tö-king, du moins avons-nous celle de ses disciples à l'époque historique."  

    Extrait de Les pères du système Taoïste

    Maître K’i était assis sur un escabeau, les yeux levés au ciel, respirant faiblement. Son âme devait être absente. — Étonné, le disciple You qui le servait, se dit : Qu’est ceci ? Se peut-il que, sans être mort, un être vivant devienne ainsi, insensible comme un arbre desséché, inerte comme la cendre éteinte ? Ce n’est plus mon maître. — Si, dit K'i, revenant de son extase, c’est encore lui. J’avais seulement, pour un temps, perdu mon moi. Mais que peux-tu comprendre à cela, toi qui ne connais que les accords humains, pas même les terrestres, encore moins les célestes ? — Veuillez essayer de me faire comprendre par quelque comparaison, dit You — Soit, dit maître K’i. Le grand souffle indéterminé de la nature s’appelle vent. Par lui-même le vent n’a pas de son. Mais, quand il les émeut, tous les êtres deviennent pour lui comme un jeu d’anches. Les monts, les bois, les rochers, les arbres, toutes les aspérités, toutes les anfractuosités, résonnent comme autant de bouches, doucement quand le vent est doux, fortement quand le vent est fort. Ce sont des mugissements, des grondements, des sifflements, des commandements, des plaintes, des éclats, des cris, des pleurs. L’appel répond à l’appel. C’est un ensemble, une harmonie. Puis, quand le vent cesse, tous ces accents se taisent. N’as-tu pas observé cela, en un jour de tempête ? — Je comprends, dit You. Les accords humains sont ceux des instruments à musique faits par les hommes. Les accords terrestres sont ceux des voix de la nature. Mais les accords célestes, maître, qu’est-ce ? —   C’est, dit maître K’i, l’harmonie de tous les êtres, dans leur commune nature, dans leur commun devenir. Là, pas de contraste, parce que pas de distinction. Embrasser, voilà la grande science, la grande parole. Distinguer, c’est science et parler d’ordre inférieur. — Tout est un. Durant le sommeil, l’âme non distraite s’absorbe dans cette unité ; durant la veille, distraite, elle distingue des êtres divers. — Et quelle est l’occasion de ces distinctions ? Ce qui les occasionne, ce sont l’activité, les relations, les conflits de la vie. De là les théories, les erreurs. Du tir à l’arbalète fut dérivée la notion du bien et du mal. Des contrats fut tirée la notion du droit et du tort. On ajouta foi à ces notions imaginaires ; on a été jusqu’à les attribuer au Ciel. Impossible désormais d’en faire revenir les humains. Et cependant, oui, complaisance et ressentiment, peine et joie, projets et regrets ; passion et raison, indolence et fermeté, action et paresse, tous les contrastes, autant de sons sortis d’un même instrument, autant de champignons nés d’une même humidité, modalités fugaces de l’être universel. Dans le cours du temps, tout cela se présente.

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    Pour accéder à l'ebook Les pères du système taoïste, cliquez sur l'image ci-dessous :

    Les pères du système Taoïste de Léon Wieger


  • Voir également le blog du Général Jean-Bernard Pinatel.