• La marquise de Pompadour est un livre de Michel Zévaco, un roman populaire parut en 1912. 

    tableau de la marquise de Pompadour

    Madame de Pompadour par François Boucher (1756)

    "Non seulement Michel Zévaco égale Dumas par sa fantaisie, mais il le dépasse par l’emballement de son imagination." La Petite république socialiste, 23 juin 1903.

      auteur de La marquise de Pompadour

    Michel Zévaco, né à Ajaccio le 1er février 1860 et mort à Eaubonne (Seine-et-Oise) le 8 août 1918, est un écrivain français auteur de romans populaires, notamment de la série de cape et d'épée Les Pardaillan, mais aussi un journaliste anarchiste.  En raison de la virulence de ses propos, en pleine période d’attentats anarchistes, Michel Zévaco est condamné à plusieurs séjours à la prison Sainte-Pélagie. Par exemple, en 1890, il est arrêté en avril pour « provocation au meurtre » en raison d'un éditorial visant le ministre de l'Intérieur Ernest Constans, et condamné à quatre mois de prison. Libéré fin août, il est à nouveau arrêté, toujours pour « provocation au meurtre », à la suite d'un éditorial de L’Égalité où il incitait les soldats à faire justice eux-mêmes auprès de leurs officiers. Il est également condamné le 6 octobre 1892 par la cour d'assise de la Seine pour avoir déclaré dans une réunion publique à Paris : « Les bourgeois nous tuent par la faim ; volons, tuons, dynamitons, tous les moyens sont bons pour nous débarrasser de cette pourriture ». En 1900, Michel Zévaco abandonne le journalisme politique pour se consacrer à l'écriture de romans-feuilletons. Il débute dans cette nouvelle carrière avec le roman feuilleton Borgia !, publié dans le journal de Jean Jaurès La Petite République socialiste. Après le succès de ce premier feuilleton, Michel Zévaco crée pour le même journal le personnage de Pardaillan. En 1905, Michel Zévaco passe au journal Le Matin, dont il devient le feuilletoniste attitré avec Gaston Leroux. Entre 1905 et 1918, Le Matin publie neuf feuilletons dont Le Capitan et la série des Pardaillan. Ces feuilletons sont en parallèle édités par Fayard dans sa collection Le livre populaire.

    Approche du roman historique chez Michel Zévaco

    Chez Michel Zévaco, l'Histoire est repoussée à l'arrière-plan, elle est un décor de la fiction. Le romancier, c'est celui qui s'éloigne du modèle historique, et qui le fait selon ses propres règles, celles de l'auteur populaire. "Un état d'âme dans un roman, c'est un personnage ; notre devoir de romancier nous obligeait à peindre en quelques traits rapide cet état d'âme" (La Marquise de Pompadour) : dès lors que le personnage historique est réduit à une passion, il devient personnage, c'est à dire type. Il y a double simplification : de la figure historique au personnage de roman, et du personnage de roman au type : l'Histoire est alors associée (réduite) à des passions élémentaires : haine, abnégation, sens de l'honneur. Ces passions sont moins des passions humaines que leur formulation extrême qu'en propose le mélodrame populaire. Dès lors, le mélodrame code la réalité (et donc l'Histoire) selon ses règles propres, celle des instincts humains et de leur expression dans un univers de fiction adapté : coulisses, alcôves, ruelles obscures, portes dérobées... l'espace renvoie moins à un référent historique qu'à l'expression de ces passions. A cet effort de réduction du monde à l'expression des mouvements du cœur, répond un second processus de simplification, limitant les actions (et donc, en un sens, tout le système causal) à un nombre restreint de protagonistes, réels ou imaginaires. Peu d'intermédiaires entre les personnages : les rois, reines et brigands se rencontrent directement, on ourdit seul les crimes, verse seul le poison : non seulement les actions importantes paraissent n'être décidées que par un très petit nombre d'individus (tendance du roman de cape et d'épée qui expliquerait la propension du genre à des lectures conspirationnistes), mais ceux-ci le font sans déléguer leur geste. C'est ce qui donne au récit cet aspect théâtral : non seulement parce qu'il emprunte au mélodrame, non seulement parce que les actions et les paroles tiennent une place privilégiée, non seulement parce que les passions sont exprimées ouvertement et leur conflit est le moteur de l'intrigue, mais aussi parce que l'espace et les personnages sont limités à un nombre restreint. Ces propriétés expliquent en partie la fréquence des coups de théâtre et rebondissements chez l'auteur. (roman d'aventure)

    Résumé de La marquise de Pompadour

    Tome I : Un jour de 1744, Jeanne Poisson, belle jeune femme, rencontre au hasard d'un bois, le roi Louis XV qui chasse et obtient de lui la grâce d'un cerf. Son cœur est alors conquis par le Bien Aimé, ce roi à qui on reproche déjà les fastes de la cour de Versailles et son insouciance vis à vis du peuple. Ce même jour, Jeanne Poisson apprend qu'elle est la fille d'Armand de Tournehem et que sa mère est morte de désespoir. A la suite d'un ignoble chantage visant son père, elle est obligée d'épouser un homme qu'elle n'aime pas, le peu ragoûtant Henri d'Etioles. Mais le roi a à son tour succombé au charme de Jeanne et leur idylle éclate au grand jour, lors d'un bal à l'hôtel de ville de Paris. Les complots se succèdent, les intrigues s'échafaudent et de sinistres personnages comme le comte du Berry ou le mystérieux M. Jacques manigancent dans l'ombre.

    Tome II : Jeanne Poisson, devenue madame d'Etioles se retrouve prisonnière du mystérieux M. Jacques et du comte du Barry. Juliette Bécu, fausse comtesse du Barry mais vraie prostituée, devient grâce à un subterfuge, la maîtresse en titre du roi. Sa présentation à la cour est imminente. Louis XV est par ailleurs convaincu que Jeanne Poisson a un amant : le chevalier d'Assas. Il le fait tour à tour embastiller puis gracier, et de nouveau emprisonner. Autour du roi s'agite une étrange association, une conspiration, à laquelle participent son propre valet Lebel mais aussi des membres de sa garde, et même le futur cardinal de Bernis. Il est vrai que le chevalier d'Assas est amoureux de Jeanne. Il va tout faire pour la libérer, triomphant de duels, déjouant les intrigues.

    Extrait

    Alors, aussi, par un rapide et violent retour sur elle-même, Jeanne songea que le lendemain, dans quelques heures, elle serait entraînée à l’église et qu’elle appartiendrait à jamais au malfaisant gnome qu’elle haïssait, dont le seul aspect lui causait une insurmontable horreur !… Et celui qui pouvait la sauver était là, sous ses yeux… impuissant !… Oh ! il fallait à tout prix réveiller cette torpeur !… D’Assas fermait les yeux : la réaction naturelle se produisait ; le sommeil s’emparait de lui, invincible, inévitable… non pas ce sommeil qui suit les veilles prolongées et contre lequel on peut encore lutter, mais une sorte d’écrasement de la pensée meurtrie… – Chevalier, murmura Jeanne, écoutez-moi… par pitié… D’Assas avait vaguement entendu sans doute. Cet appel à sa pitié galvanisa une seconde son esprit. Il entr’ouvrit les yeux. Tragique seconde où se décida la destinée de celle qui devait s’appeler la Marquise de Pompadour ! Si le chevalier d’Assas avait pu écouter ! S’il avait pu se lever ! Nul doute qu’il n’eût dans la nuit même provoqué Le Normant d’Étioles ! Nul doute qu’il ne l’eût tué ou obligé à renoncer au mariage ! Et alors qui sait ce qui fût arrivé ! Qui sait si Jeanne, touchée par cet amour si jeune, si pur, si fougueux, n’eût pas uni sa vie à celle du chevalier d’Assas !… Alors, il n’y eût pas eu de marquise de Pompadour ! Alors bien des choses eussent été changées dans le règne de Louis XV !… Ce n’était donc pas seulement le drame de deux cœurs qui se jouait là, dans ce petit salon trop pimpant, aménagé par le faux goût d’Héloïse Poisson ! C’était une page de l’histoire de la France – et de l’humanité – que le Destin tournait là !… Haletante, la gorge serrée par l’angoisse, Jeanne se pencha, saisit les deux mains du chevalier d’Assas. – Vous avez reçu ma lettre, n’est-ce pas ?… Et vous êtes accouru ?… Oh ! merci !… vous m’entendez, n’est-ce pas ?… Par grâce ! Par pitié ! Faites-moi un signe qui me dise que vous me comprenez !… Un violent effort crispa le charmant visage du chevalier. Ses paupières se soulevèrent lourdement. Puis tout, en lui, s’affaissa de nouveau. – Oh ! râla Jeanne, vous ne m’entendez donc pas !… Chevalier !… Ma lettre ! Rappelez-vous ce que vous dit ma lettre !… Je suis perdue si vous ne me secourez !… Je vais vous dire… on veut me marier… je hais cet homme… ce mariage me tue… Oh ! il ne m’entend pas !… Chevalier !… si je n’épouse pas cet homme, mon père va à la Bastille… à l’échafaud peut-être !… entendez-vous ! mon père !… Et je ne veux pas l’épouser, moi ! Il me fait horreur !… Si je l’épouse, je meurs ! Et il faut que je l’épouse ! Ma mort ou celle de mon père ! Il faut que je choisisse !… Oh ! vous me laisserez donc mourir !… Dire que j’ai placé en vous toute ma confiance ! Je vous attendais comme un Dieu !… Chevalier ! Chevalier !…

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    la marquise de Pompadour




  • Une fois n'est pas coutume - et j'avoue m'être précipité dessus tellement j'étais surprise -, voici un roman d'amour écrit par  Jules Verne ! et paru en 1882, il est illustré par Léon Benett (45 illustrations), Le Rayon vert. Alors bien sûr, dans ce roman il y a une large place au phénomène révélé par des scientifiques de l'époque, le fameux rayon vert, rayon qui offre ici une occasion magnifique de dériver sur les sentiments et agissements des humains en plus des découvertes historiques et géographiques des lieux de l'histoire.

    le rayon vert de Jules Verne

     

    Extrait

    Cette année-là, en ce mois d’août, les étrangers, touristes ou baigneurs, ne manquaient pas à la petite ville d’Oban. Sur les registres de l’un des meilleurs hôtels, depuis quelques semaines déjà, on pouvait lire, entre autres noms, plus ou moins illustres, le nom d’Aristobulus Ursiclos, de Dumfries (Basse-Écosse). C’était un « personnage » de vingt-huit ans, qui n’avait jamais été jeune et probablement ne serait jamais vieux. Il était évidemment né à l’âge qu’il devait paraître avoir toute sa vie. De tournure, ni bien ni mal ; de figure, très insignifiant, avec des cheveux trop blonds pour un homme ; sous ses lunettes, l’œil sans regard du myope ; un nez court, qui ne semblait pas être le nez de son visage. Des cent trente mille cheveux que doit porter toute tête humaine, d’après les dernières statistiques, il ne lui en restait plus guère que soixante mille. Un collier de barbe encadrait ses joues et son menton, — ce qui lui donnait une face quelque peu simiesque. S’il avait été un singe, c’eût été un beau singe, — peut-être celui qui manque à l’échelle des Darwinistes pour raccorder l’animalité à l’humanité. Aristobulus Ursiclos était riche d’argent et encore plus riche d’idées. Trop instruit pour un jeune savant, qui ne sait qu’ennuyer les autres de son instruction universelle, gradué des Universités d’Oxford et d’Edimbourg, il avait plus de science physique, chimique, astronomique et mathématique que de littérature. Au fond, très prétentieux, il ne s’en fallait de presque rien qu’il ne fût un sot. Sa principale manie, ou sa monomanie, comme on voudra, c’était de donner, à tort et à travers, l’explication de tout ce qui rentrait dans des choses naturelles ; enfin une sorte de pédant, de relation désagréable. On ne riait pas de lui, parce qu’il n’était pas risible, mais peut-être s’en riait-on, parce qu’il était ridicule. Personne n’eût été moins digne que ce faux jeune homme de s’approprier la devise des francs-maçons anglais : Audi, vide, tace. Il n’écoutait pas, il ne voyait rien, il ne se taisait jamais. En un mot, pour emprunter une comparaison qui est de circonstance dans le pays de Walter Scott, Aristobulus Ursiclos, avec son industrialisme tout positif, rappelait infiniment plus le bailli Nicol Jarvie que son poétique cousin Rob-Roy Mac-Gregor.

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    Que dire au sujet de ce fameux Rayon vert ? "Le rayon vert est mentionné dans au moins deux autres romans de Jules Verne : Les Indes noires et Le Phare du bout du monde. Entorse aux habitudes de l'auteur français, l'héroïne ne prône pas la science, mais s'y oppose : elle déteste le scientifique Aristobulus Ursiclos et tout ce qu'il représente, et ne jure que par les légendes de son pays : « On les voit (les lutins) apparaître dans toutes les hautes terres d'Écosse, se glissant le long des glens abandonnée, s'élevant au fond des ravins, voltigeant à la surface des lacs, s'ébattant dans les eaux paisibles de nos Hébrides, se jouant au milieu des tempêtes que leur jette l'hiver boréal. », dit-elle au chapitre 15. Cette opposition à la science est également présente dans le personnage d'Olivier Sinclair, artiste rêveur, qui contraste totalement avec Aristobulus Ursiclos." "L'existence de ce phénomène de rayon vert (lueur de couleur émeraude lorsque le soleil disparaît juste sur la mer) est attestée par plusieurs témoignages, mais ne se produit que dans des conditions de température et d'hygrométrie déterminées, ce qui en rend fort rare l'observation en pratique. On ignore où Jules Verne a puisé son inspiration, car il y avait très peu de documentation sur le phénomène en 1882. La parution du roman a révélé l'existence du rayon vert au grand public et contribué à accélérer les recherches scientifiques sur le sujet."

     

    Résumé de Le rayon vert

    Afin d'échapper à un mariage avec l'ennuyeux scientifique Aristobulus Ursiclos, Helena Campbell déclare à ses oncles Sib et Sam qu'elle ne se mariera qu'après avoir vu le Rayon vert qui, selon les légendes écossaises dont la jeune fille est friande, permettrait à ceux qui l'ont observé de voir clair en leur cœur ainsi qu'en celui des autres. S'ensuit alors un voyage où les héros cherchent à voir ce rayon avec beaucoup de patience dans les parages de l'Écosse, pourtant peu favorables à son observation à cause des brumes. Après de nombreuses vaines tentatives suite à divers incidents perpétrés par des nuages, des nuées d'oiseaux ou la voile d'un bateau, au loin, qui vient leur cacher le soleil, le phénomène se présente, mais les deux personnages principaux sont alors trop occupés à découvrir l'amour dans les yeux l'un de l'autre pour faire attention à l'horizon.

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  • Les Indes noires, est un roman de Jules Verne paru en 1877 et illustré par Jules Férat (45 illustrations).

    dessin les indes noires de Jules Verne

    Pour ce qui est de la présentation rapide de Jules Verne, se reporter à l'article précédent Les cinq cents millions de la Bégum.

    Jules Férat, né le 28 novembre 1829 à Ham et mort à une date inconnue, est un peintre, dessinateur, graveur et illustrateur français. Entre 1850 et la fin des années 1880, Jules Férat illustre des albums consacrés aux grandes usines françaises et aux progrès scientifiques, notamment pour Louis Figuier. Il est aussi sollicité pour des ouvrages romanesques signés Eugène Sue, Mayne-Reid, Edgar Allan Poe, Émile Zola, Jules Sandeau, Louis Boussenard et Victor Hugo. À partir de 1866, il travaille pour la « Bibliothèque des Merveilles » lancée par Hachette. Pierre-Jules Hetzel le repère et lui demande d'illustrer Une Ville flottante de Jules Verne. C'est le début d'une collaboration qui comprend en tout neuf textes des Voyages extraordinaires. Travailleur infatigable, contributeur régulier à L'Illustration et à L'Univers illustré, son œuvre compte plusieurs milliers de dessins.

    Résumé de Les Indes noires

    À la requête de Simon Ford, ancien contremaître des houillères d'Aberfoyle, en Écosse, dont les gisements sont censés être épuisés depuis une dizaine d'années, l'ingénieur James Starr en reprend l'exploitation. L'intuition des deux hommes s'avère fondée, puisqu'un nouveau filon est découvert, permettant une reprise fructueuse de l'exploitation et entraînant la création d'une véritable « ville » minière sous la surface de la terre. Toutefois, divers phénomènes inexpliqués finissent par se produire et se multiplier, jusqu'à la découverte, dans une galerie de mine, de Nell, jeune fille qui semble n'avoir jamais vu la lumière du jour et n'avoir aucune notion de la division du temps en jours et heures…

    Extraits

    On sait ce que sont les croyances superstitieuses dans les hautes et basses terres de l’Écosse. En certains clans, les tenanciers du laird, réunis pour la veillée, aiment à redire les contes empruntés au répertoire de la mythologie hyperboréenne. L’instruction, quoique largement et libéralement répandue dans le pays, n’a pas pu réduire encore à l’état de fictions ces légendes, qui semblent inhérentes au sol même de la vieille Calédonie. C’est encore le pays des esprits et des revenants, des lutins et des fées. Là apparaissent toujours le génie malfaisant qui ne s’éloigne que moyennant finances, le « Seer » des Highlanders, qui, par un don de seconde vue, prédit les morts prochaines, le « May Moullach », qui se montre sous la forme d’une jeune fille aux bras velus et prévient les familles des malheurs dont elles sont menacées, la fée « Branshie », qui annonce les événements funestes, les « Brawnies », auxquels est confiée la garde du mobilier domestique, l’ « Urisk », qui fréquente plus particulièrement les gorges sauvages du lac Katrine, — et tant d’autres. Il va de soi que la population des houillères écossaises devait fournir son contingent de légendes et de fables à ce répertoire mythologique. Si les montagnes des Hautes-Terres sont peuplées d’êtres chimériques, bons ou mauvais, à plus forte raison les sombres houillères devaient-elles être hantées jusque dans leurs dernières profondeurs. Qui fait trembler le gisement pendant les nuits d’orage, qui met sur la trace du filon encore inexploité, qui allume le grisou et préside aux explosions terribles, sinon quelque génie de la mine ?

    ***

    « — Aurais-tu quelque regret d'avoir abandonné le sombre abîme dans lequel tu as vécu pendant les premières années de ta vie, et dont nous t'avons retirée presque morte ? — Non, Harry, répondit Nell. Je pensais seulement que les ténèbres sont belles aussi. Si tu savais tout ce qu'y voient des yeux habitués à leur profondeur ! Il y a des ombres qui passent et qu'on aimerait à suivre dans leur vol ! Parfois ce sont des cercles qui s'entrecroisent devant le regard et dont on ne voudrait plus sortir ! Il existe, au fond de la houillère, des trous noirs, pleins de vagues lumières. Et puis, on entend des bruits qui vous parlent ! Vois-tu, Harry, il faut avoir vécu là pour comprendre ce que je ressens, ce que je ne puis t'exprimer ! »

    Ebook Les Indes noires (cliquez sur l'image pour y accéder).[/caption] Les Indes noires a aussi fait l'objet d'une adaptation en BD en 2013. Scénario et dialogues : Marc Jakubowski. Dessins : Éric Rückstühl. (voir ci-dessous) :

    Ce livre a également été adapté pour la télévision, dans un téléfilm aussi intitulé les Indes noires, diffusé le 25 décembre 1964 à la télévision française, et réalisé par Marcel Bluwal.

    On peut le revoir dans un coffret de deux DVD spécial Jules Verne (voir ci-dessous).