• Les 500 millions de la Bégum 

    illustrationde Léon Benett pour Les 500 millions de la BégumC'est un roman d'anticipation et d'espionnage de Jules Verne paru en 1879 et illustré par Léon Benett (47 illustrations). 

    auteur de Les 500 millions de la Begum
    Portrait de Jules Verne par Félix Nadar.

    Jules Verne, s'il faut le présenter, est né le 8 février 1828 à Nantes et mort le 24 mars 1905 à Amiens, est un écrivain français dont l'œuvre est, pour la plus grande partie, constituée de romans d'aventures et de science-fiction (ou d'anticipation). En 1863 paraît chez l'éditeur Pierre-Jules Hetzel (1814-1886) son premier roman Cinq semaines en ballon, qui connaît un très grand succès y compris à l'étranger. Lié à l'éditeur par un contrat de vingt ans, Jules Verne travaillera en fait pendant quarante ans à ses Voyages extraordinaires, qui compteront 62 romans et 18 nouvelles et paraîtront pour une partie d'entre eux dans le Magasin d'éducation et de récréation destiné à la jeunesse. Richement documentés, les romans de Jules Verne se situent aussi bien dans le présent technologique de la deuxième moitié du XIXe siècle que dans un monde imaginaire.

    Léon Benett, né Hippolyte Léon Benet le 2 mars 1839 à Orange (Vaucluse) et mort le 7 décembre 1916 à Toulon, est un peintre et illustrateur français.illustrateur Leon Benett

    Hippolyte Léon Benet changea son nom en « Benett », sans doute pour différencier sa carrière dans l'administration de son travail de dessinateur.

     

    Mettant à profit son expérience d'employé gouvernemental (il était conservateur des Hypothèques), qui l'amena à visiter l'Algérie, la Cochinchine, la Martinique et la Nouvelle-Calédonie, Léon Benett excellait à représenter les pays exotiques. Les carnets de croquis ramenés de ses voyages alimentèrent son œuvre d'illustrateur. Léon Benett est surtout connu pour avoir illustré de nombreux romans de Jules Verne, chez l'éditeur Hetzel : entre 1873 et 1910, il illustre vingt-cinq des Voyages extraordinaires, ainsi que d'autres œuvres de Jules Verne. Il a aussi illustré Victor Hugo, Léon Tolstoï, Thomas Mayne Reid, André Laurie, Camille Flammarion, Élisée Reclus, James Fenimore Cooper, Erckmann-Chatrian.

    Résumé de : Les 500 millions de la Bégum

    Deux héritiers - un français et un allemand - d'une importante fortune s'opposent en construisant chacun une ville en fonction de ses goûts. Le français, le docteur François Sarrasin, construit en Amérique une ville idéale basée sur les plus récentes techniques d'urbanisme et d'hygiène : France-Ville. L'allemand, le professeur Schultze, lui, choisit de construire Stahlstadt — la cité de l'acier, une gigantesque usine à canon. Johann Schwartz, alias Marcel Bruckmann le meilleur ami du fils du docteur Sarrasin, part espionner la citée de l'acier en tant que simple ouvrier, puis ses talents le feront gravir l'échelle sociale de la ville jusqu'à devenir le confident du professeur Schultze.

    Extrait

    Ce jeu dura huit jours. Tout allait bien le matin, et le soir il s’élevait subitement une objection imprévue qui dérangeait tout. Ce n’était plus pour le bon docteur que chausse-trapes, hésitations, fluctuations. Mr. Sharp ne pouvait se décider à tirer l’hameçon, tant il craignait qu’au dernier moment le poisson ne se débattît et ne fît casser la corde. Mais tant de précaution était, en ce cas, superflu. Dès le premier jour, comme il l’avait dit, le docteur Sarrasin, qui voulait avant tout s’épargner les ennuis d’un procès, avait été prêt pour un arrangement. Lorsque enfin Mr. Sharp crut que le moment psychologique, selon l’expression célèbre, était arrivé, ou que, dans son langage moins noble, son client était « cuit à point », il démasqua tout à coup ses batteries et proposa une transaction immédiate. Un homme bienfaisant se présentait, le banquier Stilbing, qui offrait de partager le différend entre les parties, de leur compter à chacun deux cent cinquante millions et de ne prendre à titre de commission que l’excédent du demi-milliard, soit vingt-sept millions. Le docteur Sarrasin aurait volontiers embrassé Mr. Sharp, lorsqu’il vint lui soumettre cette offre, qui, en somme, lui paraissait encore superbe. Il était tout prêt à signer, il ne demandait qu’à signer, il aurait voté par-dessus le marché des statues d’or au banquier Stilbing, au solicitor Sharp, à toute la haute banque et à toute la chicane du Royaume-Uni. Les actes étaient rédigés, les témoins racolés, les machines à timbrer de Somerset House prêtes à fonctionner. Herr Schultze s’était rendu. Mis par ledit Sharp au pied du mur, il avait pu s’assurer en frémissant qu’avec un adversaire de moins bonne composition que le docteur Sarrasin, il en eût été certainement pour ses frais. Ce fut bientôt terminé. Contre leur mandat formel et leur acceptation d’un partage égal, les deux héritiers reçurent chacun un chèque à valoir de cent mille livres sterling, payable à vue, et des promesses de règlement définitif, aussitôt après l’accomplissement des formalités légales. Ainsi se conclut, pour la plus grande gloire de la supériorité anglo- saxonne, cette étonnante affaire. On assure que le soir même, en dînant à Cobden-Club avec son ami Stilbing, Mr. Sharp but un verre de champagne à la santé du docteur Sarrasin, un autre à la santé du professeur Schultze, et se laissa aller, en achevant la bouteille, à cette exclamation indiscrète :

     illustration de Leon Benett

    « Hurrah !… Rule Britannia !… Il n’y a encore que nous !… » La vérité est que le banquier Stilbing considérait son hôte comme un pauvre homme, qui avait lâché pour vingt-sept millions une affaire de cinquante, et, au fond, le professeur pensait de même, du moment, en effet, où lui, Herr Schultze, se sentait forcé d’accepter tout arrangement quelconque ! Et que n’aurait-on pu faire avec un homme comme le docteur Sarrasin, un Celte, léger, mobile, et, bien certainement, visionnaire ! Le professeur avait entendu parler du projet de son rival de fonder une ville française dans des conditions d’hygiène morale et physique propres à développer toutes les qualités de la race et à former de jeunes générations fortes et vaillantes. Cette entreprise lui paraissait absurde, et, à son sens, devait échouer, comme opposée à la loi de progrès qui décrétait l’effondrement de la race latine, son asservissement à la race saxonne, et, dans la suite, sa disparition totale de la surface du globe. Cependant, ces résultats pouvaient être tenus en échec si le programme du docteur avait un commencement de réalisation, à plus forte raison si l’on pouvait croire à son succès. Il appartenait donc à tout Saxon, dans l’intérêt de l’ordre général et pour obéir à une loi inéluctable, de mettre à néant, s’il le pouvait, une entreprise aussi folle. Et dans les circonstances qui se présentaient, il était clair que lui, Schultze, M. D. privat docent de chimie à l’Université d’Iéna, connu par ses nombreux travaux comparatifs sur les différentes races humaines — travaux où il était prouvé que la race germanique devait les absorber toutes —, il était clair enfin qu’il était particulièrement désigné par la grande force constamment créative et  destructive de la nature, pour anéantir ces pygmées qui se rebellaient contre elle. De toute éternité, il avait été arrêté que Thérèse Langévol épouserait Martin Schultze, et qu’un jour les deux nationalités, se trouvant en présence dans la personne du docteur français et du professeur allemand, celui-ci écraserait celui-là. Déjà il avait en main la moitié de la fortune du docteur. C’était l’instrument qu’il lui fallait.

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  • « Quoique très ami de l’ordre, je suis anarchiste. »

    « L’anarchie, c’est l’ordre moins le pouvoir. » Pierre-Joseph Proudhon 

     « L’anarchiste est celui qui a un tel besoin d’ordre qu’il n’en admet aucune parodie. » Antonin Artaud

    Anarchie

    (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

    "L'anarchie fait confiance à l'ordre naturel des choses tant qu'il est à considérer que l'ordre c'est le sublime, et donc une forme d'élévation. (...)
    L'ordre naturel est la transcendance par la perception des formes, c'est bien comme ceci que les civilisations se sont structurées, il faut bien avoir une géométrie des formes et de l'harmonie, c'est ce qu'on nomme mesure ou rationalité par l'intellect humain. (...)
    Savoir se tenir c'est une question de savoir se positionner face à l'universel ou les formes, donc de prendre la mesure de soi, le processus de modélisation de soi se fait par esthétisme des formes, on adhère à ce qu'on aime, pas à des lois donc."


  • "Prendre, le soir, un verre (il faut qu'il n'y ait que très peu d'espace entre paroi du verre et celle de l'œuf), dans lequel vous placerez un œuf entier, intact, de préférence cru, et de préférence aussi à coquille blanche, sans le briser. Naturellement, la coquille doit être tout à fait propre.
    Prendre ensuite un citron (l'on peut éventuellement prendre un œuf cuit dur), que vous pressez. En verser le jus sur l’œuf, jusqu’à complètement le recouvrir. Laissez la réaction se faire toute la nuit, avant de récupérer le jus de citron imprégné de la coquille d'œuf (formant un liquide un peu pâteux), qu'il convient ensuite de boire, de préférence tel quel (si besoin, tamisé au tamis métallique), le matin à jeun.
    Soit dit en passant, l'œuf, dont la coquille s'est quelque peu amincie, peut ensuite normalement être utilisé pour la cuisine. (...)

    Pour un jeune enfant, ne donner que la moitié, le tiers ou le quart; mais même prise en quantité excessive, cette préparation ne présente aucun danger.
    Une cure de 21 jours s’avère être un formidable reminéralisant. Pourquoi ? D’abord parce que le citron, même s’il est acide au goût, apporte des éléments basiques dans l’organisme.
    Son jus acide va réagir avec la paroi calcaire de l’œuf et extraire des éléments alcalins, qui, eux aussi, participeront à désacidifier le milieu intérieur.
    L'on sait que le jus de citron, pris en cure, améliore les douleurs articulaires, car il réduit le taux d’acidité dans l’organisme. En l’utilisant avec ce procédé, l'on associe, encore en plus, l’effet drainant et l’effet reminéralisant. (...)

    Pourquoi n'obtient on pas de résultats aussi marquants en faisant macérer de la coquille d'œuf dans du jus de citron que si c'est l'œuf entier qui est placé dans la même situation ? D'assez maigres résultats découlent de la première technique alors que ceux de la seconde sont parfois spectaculaires!
    En réalité, la forme particulière de l’œuf génère un phénomène énergétique dynamisant qui accentue la qualité nutritionnelle et reminéralisante du jus de citron. D'où l'importance de bien utiliser l'œuf entier, avec sa coquille intacte.
    En effet, le physicien américain Cleve Backerster, spécialiste des machines à détecter le mensonge, s'est livré à des expériences sur des œufs, au cours desquelles l'un de ses appareils a détecté des secousses analogues à celles des battements du cœur d'un embryon de poulet, avec des œufs non fécondés, alors que, stérile, l'œuf ne renferme aucun système circulatoire détectable.
    Il semble donc bien que ces appareils ultra-sensibles aient détecté ce que, dans les milieux de la vie naturelle, l'on reconnaît comme une manifestation de la partie vivante, phénomène farouchement nié par maints scientifiques, lesquels persistent à confondre les vitamines artificielles avec les naturelles."

    Source


  •  De nombreuses écoles de sagesse, inspirées par l'Orient, l'Égypte ou le druidisme, ont diffusé dans les siècles passés des enseignements destinés à reconnecter les êtres à leur essence et à leur révéler les mystères de l'univers. Aujourd'hui les rites, les rituels, les règles, les codes et les secrets ne sont plus adéquats à l'humanité actuelle. Les réponses que vous cherchez reposent en vous. Les seules pratiques spirituelles recommandées sont celles qui vous éveillent à votre vérité. En voici quelques-unes qui peuvent vous aider dans votre évolution, et que vous adopterez si elles vous conviennent.

     

    L'attention aux sentiments

    Dans votre quotidien, arrêtez-vous de temps en temps sur vos sentiments et émotions. Observez-les. Accueillez-les. Puis demandez-vous ce qu'ils cherchent à vous dire. Lorsque des sentiments négatifs (ou plus exactement de basse énergie) tels que tristesse, chagrin, colère, mélancolie vous habitent, remettez-les mentalement à la lumière (ou avec un geste symbolique). Vous imaginez que vous les tenez dans vos mains et que vous les redonnez au soleil, ou à un être de lumière, à une divinité tel que la Mère Terre, la Mère Divine, Dieu, l'archange Michaël, les anges, les esprits, etc, en fonction de votre culture, de vos croyances et de vos attirances. Un peu comme on remet un appareil en panne au spécialiste pour qu'il s'en occupe. Vous n'êtes pas obligés de vous occuper de tout. Vous pouvez confier vos difficultés à d'autres énergies.

     

    La pensée juste

    Dans votre quotidien, efforcez-vous de porter votre attention à vos pensées, et orientez-les vers l'authenticité, la sincérité, la vérité, la liberté, la paix, l'amour et l'abondance. Évitez la critique ou le jugement sur vous, sur les autres, sur les médias, sur ce qui vient de l'extérieur. Cela ne signifie pas que vous n'avez pas un avis sur la situation. Ce qui est important, c'est le sentiment qui est associé à l'avis. Est-ce de la colère, de l'amertume ou de la sérénité ? Si des pensées négatives (donc de basse énergie) reviennent avec persistance, remettez-les à une énergie de lumière de la même façon que les sentiments négatifs.

    Dans le cas de sentiments et de pensées négatives sur soi, il est recommandé de déverser amour, tendresse et compassion sur vous-même, comme vous le feriez à un enfant.

     

    Gratitude et joie

    Dans la journée, exercez-vous à repérer ce qui vous a plu et ce qui vous a causé de la joie, que ce soit une petite joie fugitive et souvent inaperçue de quelques secondes ou une grande joie. Quelles que soient vos difficultés du quotidien, vous découvrirez, si vous voulez bien y prêter attention, que la vie vous offre beaucoup de petits cadeaux, ainsi que beauté, générosité et témoignages d'amour. Ajoutez-y une pensée de reconnaissance. Remercier est une façon d'alimenter l'Essence en nous et de lui donner une place croissante. Exprimez le plus possible la joie, la sérénité et l'amour.

     

    Abandonnez-vous à la Vie

    S'abandonner à son être intérieur et suivre le courant de vie, c'est adopter une attitude de service envers la Source intérieure, quels que soient les chemins qu'elle emprunte et les circonstances qui les accompagnent. Cessez de lutter et mettez-vous à sa disposition. Notre Source intérieure est le poste avancé d'une source plus grande, une Source solaire. C'est donc aussi servir et se mettre à disposition de cette Source. Toutefois, il ne s'agit pas d'une attitude servile sans discernement, mais d'une harmonie joyeuse avec notre Essence. Il s'agit plus d'un état de réceptivité que d'une action.

     

    Élevez votre âme

    Nourrissez votre conscience en lisant des textes qui vous inspirent. Évitez les actualités télévisées. Contemplez et communiez avec la nature. Pratiquez un art sans souci du résultat, comme un enfant qui joue avec la matière, la couleur, le son, la voix, le corps.

     

    Respiration profonde

    La respiration est l'un des moyens les plus puissants pour entrer en contact avec notre être intérieur. Elle fait le lien entre notre conscient et notre inconscient, entre le corps et l'esprit. Installez-vous confortablement et respirez tranquillement en observant votre respiration. Imaginez l'air qui entre dans tout votre corps, et qui s'installe partout jusqu'au bout des membres. Arrêtez-vous entre l'inspiration et l'expiration, entre l'expiration et l'inspiration. Faites cet exercice assez longtemps pour constater son effet. D'abord 5 min, puis jusqu'à 30 min ou plus. Faites-le régulièrement. C'est une forme de méditation.

    Méditation

    Méditer n'est pas réfléchir. C'est se mettre en état de réceptivité vis-à-vis de son état intérieur. On détourne son attention de l'extérieur pour devenir observateur de son monde intérieur. Par ce fait, on peut ouvrir la communication intime avec sa propre essence. On n'émet pas de jugement sur cet état intérieur, qui peut se présenter comme un calme plat, ou avec sensations, sentiments, émotions, et pensées diverses plus ou moins tumultueuses. On accueille et on laisse passer. Avec le temps et la pratique, se produisent au cours de la méditation une distanciation vis-à-vis des pensées, des émotions et des sensations physiques, une détente du corps physique et un élargissement des corps subtils. Cela profite au système nerveux toujours sur-sollicité, au cerveau, aux glandes endocrines, qui peuvent ainsi se régulariser.

    Installez-vous confortablement. Commencez par un moment de respiration profonde afin d'occuper le mental jusqu'à ce qu'il soit calmé. La présence d'une bougie allumée est favorable, ainsi que le nettoyage vibratoire préalable de la pièce par de l'encens. Vous pouvez suivre votre respiration et peu à peu laisser le silence et le calme vous envahir afin d'écouter les battements de votre cœur. De 15 min à 1 heure, selon votre sensation.

     

    Visualisation

    La visualisation consiste à imaginer un scénario se déroulant en nous, dans le but d'aider le mental à coopérer à la méditation ou à la prière (voir article Le pouvoir de l'imaginaire). Par exemple, il est bon de préparer la méditation en visualisant les couleurs qui nourrissent et équilibrent les chakras, successivement de bas en haut (voir article Nature de la couleur). Certaines méditations-visualisations sont proposées dans ce site: J'invite la lumière en moi; La clé de communication avec les plans de lumière; Réactiver la merkabah.

     

    Chant et mantras

    Le chant est un excellent moyen d'entrer en communication avec le Soi, à condition qu'il ne fasse que très peu appel au mental. Cela est réalisé lorsque nous chantons sans mots, seulement avec des sons tels que des voyelles, ou avec un texte répétitif inspirant et élevant qui ne nécessite pas d'effort de mémoire. C'est par exemple le cas avec les mantras, textes courts sacrés issus de diverses traditions, comme le Kyrie Eleison chrétien ou le Om, ou encore Om Nama Shivaya indiens. Les vibrations du son pénètrent profondément dans le corps et dans les cellules (voir article Résonance corporelle des sons). Elles éveillent certains codes des cellules ou de l'ADN, codes qui s'activent seulement dans le processus d'éveil (voir articles Codes, mémoires et information et L'ADN et ses modes d'expression).

     

    Géométrie sacrée

    Certains types de figures et de pictogrammes, ainsi que les couleurs, agissent de la même façon que les sons en éveillant les codes cellulaires. Pour les recevoir, on se laisse imprégner par leur beauté en les contemplant. Par exemple dans l'article sur les diagrammes de champ, contemplez le diaporama inclus.

     

    Prière

    La prière n'est pas, comme on le croit communément, le simple fait de réciter mécaniquement un texte. Ce n'est pas non plus une demande faite à un Dieu tout puissant, comme un enfant demande à un parent de le protéger. C'est un dialogue avec votre Source intérieure et la Source élevée dont elle est le poste avancé, comme on dialogue avec un ami. Le dialogue peut se faire avec des mots, des mots appris ou spontanés, ou sans mots, par la pensée et l'intention. Une prière exprime une intention. Cela peut être l'intention d'apaiser vos ombres, de faire la paix, de réaliser la lumière en vous, d'être guidé de la meilleure façon, etc. C'est un travail de collaboration, de co-création. Il se fait dans la gratitude, ce qui signifie que la demande d'aide est associée à un abandon total de ce qui en résulte. Il n'y a pas d'attente d'un résultat, ni de colère si la prière n'est pas exaucée selon les souhaits de l'égo, car la Source a une vue plus globale et saisit le sens subtil de votre demande au-delà de la forme. La prière a pour but d'élever votre état vibratoire. La méditation en est un préalable dans la mesure où elle permet de se détacher de la personnalité. L'état de prière est un état de recueillement et de communication profonde avec la Source, issu du cœur.

    Source


  • Béguine, statue à Amsterdam.

    "Dès leur constitution, les béguines furent les premières « religieuses dans le monde ». N'ayant fait vœu d'appartenance à aucun ordre religieux, elles avaient une liberté d'action caritative que n'avaient pas les moniales cloîtrées. Elles s'installaient souvent à proximité d'une église paroissiale. Leurs logis étaient indépendants mais, rassemblés pour mieux se protéger, s'entraider et surtout pratiquer leurs dévotions et activités caritatives, ils formaient un béguinage. Cependant, il arrivait qu'elles puissent tout aussi bien vivre dans leur famille, voire avec un époux.

    Marguerite Porete


    À travers une règle de vie très souple, les béguines cherchent une nouvelle manière d'exprimer leur foi. « C'est une sorte de démocratie avant l'heure, relève Silvana Panciera. Il n'y a pas de mère supérieure, juste une « Grande Dame » élue pour quelques années. De même, chaque béguinage édicte ses propres règles, toujours modifiables ». Rien n'est imposé : ni l'habillement, ni l'habitat. La plupart des béguines vivent seules dans une maisonnette où elles prennent leur repas. Les plus pauvres rejoignent la maison communautaire, le couvent. Le travail, moyen d'émancipation économique, fait partie de leur existence. Elles s'occupent du blanchissage des draps, du lavage de la laine, travaillent à la ferme, fabriquent des bougies. Les plus instruites se tournent vers l'enseignement. Enfin, grâce aux infirmeries présentes dans les béguinages, elles acquièrent un savoir-faire médical. Beaucoup d'entre elles vivent aussi leur foi en s'adonnant à l'art.

    Marguerite Porete


    Bien que se réunissant souvent en petites communautés, parfois dans des béguinages, elles se proclamaient religieuses mendiantes et menaient une vie spirituelle très forte. Leur caractéristique était l’absence de règle : elles pouvaient choisir de faire un vœu, souvent de chasteté (avec l’accord de leur époux si elles étaient mariées), parfois de pauvreté, exceptionnellement d’obéissance (c’est le cas de Douceline de Digne).

    Portrait d'une jeune femme (une béguine) après 1528 - Holbein, Hans Il Giovane (the Younger)(German 1497-1543)


    À l’origine, beaucoup de béguines travaillaient pour gagner leur vie et l’argent de leurs aumônes. Elles possédaient parfois leurs propres ateliers, notamment de tissage mais aussi de poterie et de copie de livres. L’emploi comme domestique, notamment dans les hôpitaux, en raison du dévouement aux pauvres et aux malades exigé, était aussi fréquent chez elles. La quasi-sainteté de leur mode de vie attirait aussi des femmes plus riches et cultivées, qui faisaient administrer leurs biens de manière à distribuer en aumônes leurs revenus. Parmi les béguines les plus instruites on compte Sybille de Gages, latiniste renommée, la poétesse Ida de Léau ou encore Mechthild de Magdebourg, auteur du premier ouvrage pieux en langue populaire.

    Marguerite Porete


    « Le mouvement des béguines séduit parce qu'il propose aux femmes d'exister en n'étant ni épouse, ni moniales, affranchie de toute domination masculine », explique Régine Pernoud dans son livre « La Vierge et les saints au Moyen Âge »."

    Note personnelle : Une béguine - consciemment ou pas - se met sous la coupe de son homme intérieur, celui qui la dépasse, le corps éthérique de la femme est mâle.

    Béguine au Moyen Age.

    Source : https://fr.wikipedia.org/ wiki/Béguine

    Le dessin de l'accorte Béguine est dû à Roland Cuvelier.

     "La vie en béguinage est un libre choix et repose sur la responsabilité de chacune. La personne humaine qu'exalte le christianisme ne s'y dissout pas. Sans nul doute, cet accent mis sur l'individu, sur la démarche et l'expérience personnelles, cette importance donnée à la solitude garante de liberté font passer les béguines pour subversives et leur mode de vie semble concurrencer voire narguer les formes traditionnelles de la vie religieuse. Hadewijch est une des premières à dégager le spirituel du religieux, la vie intérieure des croyances imposées, au risque d'évacuer bientôt le rôle du clergé et les prérogatives de l’Église. Toute religion s'appuie sur une assemblée humaine, elle est d'ordre collectif et encourage le nombre, tandis que l'aventure spirituelle est d'ordre privé, éminemment singulière et nécessairement solitaire.

    Coupée de sa dimension mystique, une religieuse tombe dans le formalisme et devient une institution terrestre, livrée aux passions et aux ambitions du siècle. (...) "

    Voir le texte dans son ensemble, enfin tout du moins ce que j'en ai noté suite à ma lecture : La véritable charité ne dérobe pas à autrui sa liberté.