• Si j'étais une plante

    Dans le monde végétal, nous pouvons admirer nombre d'espèces de plantes, de fleurs, se développant à profusion à certains endroits et dépérissant à vue d’œil à d'autres. Par exemple, la menthe est particulièrement envahissante, elles va s'étaler sur toute la surface disponible si elle ne rencontre pas une autre espèce aussi gourmande qu'elle et qui la concurrencera, l'obligeant ainsi à réfréner ses ardeurs. Face à un pied de menthe, d'autres espèces peuvent disparaître complètement, ou s'effacer de la surface du sol pour éventuellement survivre ailleurs, plus loin, au gré du vent et des pollinisateurs.

    Nous pouvons trouver des lieux avec peu de végétation et tomber d'un seul coup, au détour d'un rocher, sur une fleur de toute beauté au beau milieu d'un amas rocheux. Elle explose alors de mille feux, mise en valeur par cette absence de concurrence végétale. Au centre d'une prairie elle passerait inaperçu, là, on ne voit plus qu'elle ! Elle devient le centre de toutes les attentions.

    Dans le monde des humains, nous pouvons tout autant admirer nombre de comportements d'hommes et de femmes, les uns s'installant en masse à certains endroits et les autres, dépérissant à vue d’œil si le lieu ne leur convient pas. Survivre, là est toujours le grand défi, arriver à survivre et à se développer harmonieusement. Ainsi, à l'instar de nos pieds de menthe, il y a nombre d'hommes et de femmes qui se révèlent très vite envahissant si nous ne savons pas mettre le holà en envahissant à notre tour le terrain à notre façon, en délimitant ainsi notre territoire. Et puis, si cette façon de faire, de vivre, ne nous convient décidément pas, si cela risque de nous faire dépérir plus que de nous permettre de grandir, alors il ne nous reste plus qu'à nous transporter ailleurs, au gré du vent et autres pollinisateurs de notre esprit, là où nous pourrons prendre toute notre dimension. Là où une place est possible pour nous, que ce soit au détour d'un rocher ou à la lisière d'une forêt.

    Il ne viendrait à l'idée de personne de dire que telle ou telle autre plante manque d'esprit de combativité, de compétitivité, ou qu'elle n'a décidément pas de force de caractère pour s'imposer, la plante va où elle peut vivre, sinon elle meurt.

    Si j'étais une plante

    Si j'étais une plante, une fleur, je serais sans doute un edelweiss.

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