• Touchez pas au grisbi

    "Plus les impôts augmentent, plus le fait d’épargner devient difficile et réclame des efforts… et plus les gens tiennent à ce qu’ils ont réussi à sauver des griffes d’un État devenu rapace et voleur.

    Lorsque l’on évoque la possibilité de me prendre 10 % de mes économies… oui je le dis : c’est du vol en bande organisée, cette bande fut-elle constituée de banquiers en faillite, d’État en déroute ou d’institutions internationales aucunement démocratiques. Avez-vous voté pour le FMI ?

    Lorsque l’on change les règles fiscales en cours de route pour que l’État encaisse plus… alors oui, disons-le, c’est de la rapacité fiscale.

    Et lorsque l’État n’hésite pas à mettre en place des législations rétroactives ou allant à l’encontre du contrat que nous avions à l’origine signé… alors oui, disons-le… c’est de la répression fiscale.

    Lorsque l’État traite exactement sur le même pied la fraude fiscale et le terrorisme avec des gardes à vue de la même durée dans les deux cas et les mêmes méthodes intrusives comme les écoutes téléphoniques, la surveillance des mails etc., nous sommes, disons-le, dans la persécution fiscale. Je ne ferai jamais l’apologie de la fraude ou de la dissimulation fiscale. Je paie mes impôts et je râle… Je ne justifierai jamais les montages exotiques et le « blanchiment de fraude fiscale » mais, et c’est important, un fraudeur à l’impôt n’est pas un terroriste. Un fraudeur à l’impôt ne pose pas de bombe dans le métro que prennent ma femme et mes enfants. Ce qui est envisageable pour que notre société se prémunisse d’un attentat ne peut pas l’être pour la fraude fiscale quand bien même cette dernière doit évidemment être sanctionnée… soyons sérieux. (...)

    Alors face à cette évolution hallucinante d’un État en déroute et prêt à tout pour vous voler votre argent, notre argent, légalement gagné, légalement épargné et légalement taxé tout au long de ce processus, je vous invitais à « débancariser ». Cela fait un an que je vous incite à fuir le système d’épargne classique, évidemment en respectant la législation en vigueur.

    Alors quelles sont les solutions pour se protéger de l’État voyou, de l’État rapace, de l’État voleur ?

    Posez-vous une question essentielle. Elle va vous surprendre mais elle est indispensable. De combien d’argent avez-vous vraiment besoin devant vous ? (...) bref, avoir devant soi 50 000 à 60 000 euros est très largement suffisant. Donc pour ceux qui ont plus que cette somme, soyons honnêtes, l’épargne financière et bancaire ne sert à rien ou presque. Ce n’est pas une épargne de précaution mais une épargne patrimoniale et d’investissement. En général, l’épargnant veut que son argent lui rapporte et c’est là l’erreur actuelle à ne pas commettre.

    Si demain l’État vous vole 10 % de votre épargne, cela vous fera une belle jambe… Si la Bourse s’effondre, vous perdrez une grosse partie, si les États font faillite, votre contrat d’assurance vie fonds euros ne vaudra plus tripette.

    Il faut fuir les institutions financières pour aller se ruer vers les actifs tangibles seuls capables de s’apprécier et de conserver de la valeur.

    Pour ceux qui n’auraient pas encore compris comment fonctionne leur beau et sublime contrat d’assurance vie soi-disant garanti, le mécanisme est le suivant :

    Un fonds euros est composé à environ 80 % d’obligations d’État, c’est-à-dire de titres de dette émis par ces pays. Ces pays versent chaque année des intérêts à ses créanciers avec de l’argent qu’il n’a pas et qu’il emprunte à d’autres créanciers et souvent aux mêmes si vous avez épargné à nouveau durant l’année !

    Le rendement, c’est-à-dire le taux d’intérêt que vous percevez, est en réalité payé par les États qui ont dû vous emprunter un peu plus pour le faire et vous est reversé par votre intermédiaire financier qui, au passage, prend sa commission. L’État ensuite vous taxe votre rendement… En clair, si l’on pousse la logique jusqu’au bout, vous vous payez vous-même votre propre rendement moins les taxes et les frais… absurde ! Une fois que vous avez compris cette réalité vous fuirez ! Si vous êtes complètement fada, vous pouvez continuer.

    Ne me parlez donc pas de rendement ou d’intérêts ou encore de placements garantis qui rapportent ! Cela n’existe plus depuis bien longtemps et les épargnants vivent dans une grande illusion, raison pour laquelle ils se feront massacrer dans quelques temps. Si vous voulez gagner… vous perdrez ! Si vous acceptez de perdre… vous en sauverez au moins une partie !"

    Source (texte dans son intégralité) : http://www.lecontrarien.com/2013/10/29

     Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.

     

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