• Une solidarité non choisie est... un impôt

    "J'ai remarqué que la vie se rythmait par tranche de 15 ans.

    • De 0 à 15 ans - Education : on est éduqué, sans pouvoir choisir, comme un petit animal que l'on dresse.
    • De 15 à 30 -  Instruction : on s'instruit, en choisissant ses études, ses centres d'intrêts, ses stages puis ses premier boulots.
    • De 30 à 45 ans - Construction : on construit sa famille (j'ai une femme et 5 enfants) et son travail (j'ai créé une 1ere société de conseil qui est montée à 100 personnes en 10 ans, puis une 2ème où nous sommes actuellement 20). Etre maître de son propre métier c'est déjà une liberté énorme.
    • Arrivé à 45 ans, on est à une demi vie. A l'instar d'une célèbre publicité pour du café on se dit : "what else ?" pour les 15 prochaines années.

    Certains changent de vie, de femme, de métier, de pays… Pour ma part je suis fier de ce que j'ai construit et j'ai décidé de consolider mes constructions. Ceux parmi vous qui font des études de physique le savent : on est stable que sur 3 appuis et non 2. Donc la famille et le boulot ça suffit pas. Il faut un 3eme pilier pour consolider la position.

    • 45 - 60 : Consolidation. J'aurai pu choisir un hobby, une quête, une cause, comme celle du libéralisme.

    J'ai choisi de me consolider, Moi l'unique, comme dit Max Stirner, en agissant à mon niveau, dans mon quotidien, pour mon bien. Car au final, quand les enfants sont partis, quand on est à la retraite (si on y arrive), que reste-t-il à part soi-même ?

    Une des actions visibles que je mène dans cette consolidation est de me libérer des monopoles illégaux que sont la sécurité sociale et la retraite par répartition.

    Je le répète, je n'ai pas la prétention de militer pour la fin de ces monopoles. Pour moi ils sont déjà fini donc je les quitte  !

    Nombre d'entre vous, conditionné par l'éducation civique, les corps intermédiaire et les médias, pensent que la Sécu est un organisme d'Etat ; il n'en est rien. (note personnelle : "Les administrations de sécurité sociale sont les organismes de droit privé, chargés d'une mission de service public." voir Wikipédia, voir également en bas de ce billet***)

    Depuis 2001 le monopole de la sécurité sociale a été abrogé. Depuis la signature des directives européennes 92/49/CEE entièrement transposées dans la loi depuis 2001 (lois nº 94-5 du 4 Janvier 1994, nº 94-678 du 8 août 1994 et 2001-624 du 17 Juillet 2001) les régimes de sécurité sociale maladie et retraite sont en concurrence avec les organismes d'assurance européens permettant de s'assurer librement.

    Même si ce fait est encore contesté par ces organismes sous prétexte d’être des régimes légaux non visés par ces directives, la cour de justice de l'Union Européenne a depuis clairement défini dans son arrêt PODESTA ce qu'est un régime légal et établit que les régimes de sécurité sociale et notamment le RSI ne le sont pas. Par conséquence tout le monde peut s'assurer librement pour les risques maladie et retraite partout en Europe et ainsi arrêter de cotiser au RSI.

    Par ailleurs vous êtes exonéré de CSG de CRDS et d'URSSAF (sauf AF), ne faisant pas partie du système social français. (...)

    Outre les risques que l'on m'oppose concernant ma couverture maladie, mais qui ne concerne que moi, le principal reproche qui m'est fait est celui d'un déni de solidarité.

    Là encore, l'Etat entretien la confusion entre assurance et solidarité autour de ses prestations dites sociales. En bon libéral je dirai qu'une solidarité qui n'est pas librement choisie mais imposée est simplement... un impôt.

    Soit on l'accepte et on paye l'impôt, soit on quitte le pays pour un autre où ce taux d'imposition (ou de solidarité) est plus faible.

    L'assurance maladie comme toute assurance doit être payé par des cotisations. Théoriquement en fonction de votre niveau de risque et de couverture. En effet, pourquoi irais-je payer une cotisation plus élevé pour les risques que prend mon voisin en faisant du ski, du VTT en forêt , en ne faisant pas attention à sa santé.

    Au contraire, si je fais attention à ma santé, si je fume pas, je mérite un bonus ! Donc si l'assurance est payé par des Cotisations, la Solidarité doit être payée par l'Impôt.

    A titre personnel, en restant en France, j'accepte implicitement que ceux qui ne peuvent pas payer (de bon droit) leur assurance à cause de leur revenu et/ou de leur niveau de risque non choisi en raison une affection dont ils ne sont pas responsables (handicap, longue maladie) , que ceux-là donc bénéficie d'une solidarité pour qu'ils puissent être décemment soigné.

    On pourrait donc imaginer que chacun choisisse son assurance, paye sa cotisation selon son risque et, que pour des raisons de solidarité propre au cadre social de notre pays, l'impôt serve à payer le complément de cotisation permettant de s'assurer.

    D'ailleurs, les économies que je fais sur mon assurance maladie privée augmentent d'autant mon revenu imposable : je suis donc encore plus solidaire qu'avant en ayant quitté la sécu !

    De même, la retraite reste obligatoire mais on a le choix de cotiser à l'assurance vie européenne de son choix avec certitude que ce qui a été cotisé sera récupéré,  avec intérêt, et, cerise sur le gâteau, de pouvoir sortir en rente mais aussi en capital, et de pouvoir transmettre ce capital à qui l'on souhaite. Ce qui n'est pas le cas de la retraite par répartition où on ne sait pas ce qu'on va toucher et que vos ayants droits ne peuvent récupérer, pas même votre conjoint dont le principe de réversion ne lui octroie que 54% !"

     Source (dans son intégralité) : Je quitte la sécu : Episode 17

    Voir aussi le site avec tous les autres épisodes : http://jequittelasecu.blogspot.fr/

     

     *** La réalité : l’organisation de la Sécurité sociale est par construction indépendante de l’Etat. Le Code de la Sécurité sociale est juxtaposé à la Constitution. Les Caisses, l’URSSAF sont de droit privé (comme des mutuelles qu’elles sont en réalité), avec mission de « service public ».

    Il n’y a pas en France d’assurance maladie étatique comme dans certains pays. Une assurance maladie étatique aurait au moins l’avantage de fournir une couverture minimale dont les coûts seraient maîtrisés, tout en laissant par ailleurs le mutualisme et l’assurance privée se développer librement et couvrir la grande majorité des personnes.

    Cependant, on peut parler d’étatisation rampante de l’assurance maladie durant ces dernières années. L’exécutif des Caisses est désigné par le gouvernement, les comptes de la Sécurité Sociale sont formatés par le ministère avant d’être présentés au Parlement (censé exercer un contrôle), et la fixation des taux de cotisation échappe aux partenaires sociaux. L’Etat fixe le prix des médicaments, la rémunération des médecins, leur numerus clausus, décide de l’agrément des cliniques privées...

    Il y a par ailleurs un grand nombre d’organismes de nature juridique différente mais dits « de sécurité sociale » : on compte plus de 1 000 organismes différents (les caisses à elles seules comptant plus de 100 000 employés), et même un « musée de l’assurance maladie » et un « Comité d’histoire de la Sécurité sociale », sans parler des « Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie », « Haute autorité de santé », etc. (source : La légende rose de la sécurité sociale)

    « Le FN = l'UMPS dans toutes ses outrancesConférence France Guillain (pratique du bain dérivatif) »